Présentation de l'album par Été 67 http://www.ete67.be/bonus/
"Eté 67", notre premier album sortira le 3 Mars prochain et à l'heure où nous nous réunissons pour présenter notre travail, le disque vient juste de partir àl'usine et les mots nous manquent. Que dire?
En vrac, on pourrait dire que nous avons réalisé ce disque avec Philippe Rennotte plus connu sous le nom de Fools (Jéronimo, Showstar...). C'est lui qui a joué les rôles successifs d'ingé son, de mixeur, de co-producteur, de directeur artistique, d'arrangeur, de confident et, au fil des longues journées et des longues nuits d'enregistrement, d'ami.
On pourrait dire que le disque a aussi été nourri des belles idées d'arrangements de Philippe Doyen (Miam monster Miam...) qui a su apporter raffinement et sophistication.
On pourrait dire que la réalisation de cet album fut par bien des aspects épique, semée d'embuches et qu'il nous semble aujourd'hui que nous ne sommes plus tout à fait les mêmes après cette expérience.
On pourrait dire qu'au final l'album est composé de 13 chansons et dure 47min 22secs. Que c'est un album sans barrière, ni style fermé, ni thème unique. C'est en somme un album de variétés au sens propre du terme. Mais un album rock aussi dans son état d'esprit et sa composition.
On pourrait parler des chansons mais pas trop parce que l'on préfère qu'elles parlent d'elles-mêmes. Signalons simplement qu'elles furent écrites à des périodes très différentes de notre parcours : Marcher droit rédigée sur un cahier à l'Athénée pour se marrer et Je suis un égoïste terminée en studio pour les besoins d'un album. Un vrai.
On pourrait dire...Bonne écoute...
Eté 67, le 24 Janvier 2006.
Tracklisting :
1 les pilules
2 dis- moi encore
3 quartier de la gare
4 éva
5 marcher droit
6 tu n'es pas la
7 si vous voulez de moi
8 chinese restaurant
9 le petit diable
10 autodestruction massive
11 je suis un égoïste
12 i'm waiting for the man (back to mono #2)
13 les vacances à la plage
2 dis- moi encore
3 quartier de la gare
4 éva
5 marcher droit
6 tu n'es pas la
7 si vous voulez de moi
8 chinese restaurant
9 le petit diable
10 autodestruction massive
11 je suis un égoïste
12 i'm waiting for the man (back to mono #2)
13 les vacances à la plage
Nicolas Berwart: basse-clavier
Raphaël Breuer: guitare électrique-guitare électrique 12 cordes -chant
Xavier Dellicour: sax alto-sax tenor-sax baryton-clarinette-harmonica
Bryan Hayart: batterie
Renaud Magis: guitare électrique-guitare acoustique-tambourin-chant
Nicolas Michaux: chant-piano-hammond-claviers-guitare acoustique-ukulele
Raphaël Breuer: guitare électrique-guitare électrique 12 cordes -chant
Xavier Dellicour: sax alto-sax tenor-sax baryton-clarinette-harmonica
Bryan Hayart: batterie
Renaud Magis: guitare électrique-guitare acoustique-tambourin-chant
Nicolas Michaux: chant-piano-hammond-claviers-guitare acoustique-ukulele
Enregistré et masterisé par Philippe Rennotte alias Fools
Mixé par Philippe Rennotte et Eté 67
Au Studio Hautregards et au Canari Lab (Studio W/c)
Produit par Team for action, Philippe Rennotte et Eté 67.
Direction artistique: Philippe Rennotte et Eté 67.
Arrangements: Philippe Doyen (3)(4)(6)(11)(13)
Philippe Rennotte (1)(2)(6)(11)
Eté 67 (1)(13)
Philippe Rennotte (1)(2)(6)(11)
Eté 67 (1)(13)
Présentation de l'édition limitée (par Nicolas Michaux)
Que faire ?
C’est la question que nous nous sommes posée le soir du 14 octobre 2006 après avoir clôturé la tournée de notre premier album au Riff and Bips festival à Mons. Fools, notre ingé-son, ami et producteur venait de nous quitter dans un accident de voiture 5 jours auparavant. Nous nous sentions orphelins, épuisés, gras, alcooliques et profondément tristes. La seule chose que nous avons pu faire dans les semaines qui ont suivi a été de nous voir beaucoup au local de répétition et de jouer. Rester soudés et jouer pour jouer, sans arrière pensée. Nous nous sommes amusés à réinterpréter de vieilles compositions oubliées. Nous les avons retravaillées et réarrangées. Nous avons aussi rejoué quelques reprises ; des chansons de Bob Dylan, de Neil Young ou de Jacques Dutronc. Dans une espèce de fuite dans l’action, il nous a semblé que la meilleure chose à faire en attendant de repartir sur la route était d’enregistrer à nouveau. Enregistrer pour apprendre à travailler avec de nouvelles personnes et pour graver sur un disque des chansons qui nous tenaient à cœur. Ensuite les idées confuses se sont structurées et nous avons décidé de ressortir l’album dans une nouvelle édition en l’agrémentant de bonus. Le choix de ceux-ci s’est précisé rapidement :
1. « Tout ce que je veux » : une chanson volontairement méchante du début à la fin. Il s’agit d’un titre que j’ai composé il y a déjà plusieurs années mais pour lequel nous n’avions jamais trouvé d’arrangements adéquats. Je me suis fait la réflexion récemment que le titre de la chanson m’avait probablement été inspiré par une chanson de Bob Dylan: « All I really want to do ». La grande différence, c’est que la chanson de Dylan délivre un message profondément positif : « Tout ce que je veux vraiment / Chérie, c\'est être ami avec toi. », alors que la nôtre est foncièrement négative : « Tout ce que je veux, c’est que tu partes ».
2. « On nous cache tout, on nous dit rien » : dans le groupe nous nourrissons une profonde admiration pour Jacques Dutronc, en tant que chanteur et en tant qu’acteur également ; « L’important c’est d’aimer » et « Van Gogh » font d’ailleurs partie de mes films préférés. Personnellement, je connais les chansons Lanzmann-Dutronc depuis longtemps car mes parents me les faisaient écouter quand j’étais gosse. Celle-ci est sans aucun doute l’une des plus fortes et des plus actuelles. En effet les paroles lourdes de sens n’ont pas pris une ride.
3. « Dis moi encore #2 » : nous avons joué pour la première fois « dis moi encore » sous cette nouvelle forme lors d’une émission télévisée, parce que les moyens techniques réduits ne nous permettaient pas de jouer avec une vraie batterie. Finalement, cette nouvelle version nous a tous beaucoup plu. Pour l’enregistrement présent ici, nous l’avons retravaillée assez longuement en rajoutant notamment du mélodica, des flûtes traversières, de l’harmonica et des percussions afin de juxtaposer des ambiances très organiques à la base électronique initiale inventée avec l’aide de Pasquale. Au final je pense que l’avantage de cette version alternative est qu’elle correspond mieux au texte.
4. « Souvenirs » : une chanson très personnelle écrite par Raphaël qui parle de son enfance dans la cité d’habitations sociales à Tilff. Un premier travail avait été fourni sur ce titre à l’époque de l’enregistrement de l’album. Un super beat trouvé par Fools et Bryan et de belles harmonies apportées par Philippe Doyen avec notamment les deux passages de saxo de Xavier qui donnent une originalité certaine au morceau. Néanmoins, la chanson avait finalement été supprimée du tracklisting final car elle ne nous semblait pas encore assez aboutie et ce même si la majeure partie des instruments avait déjà été enregistrée. Nous l’avons retravaillée récemment avec Marcan qui a terminé l’enregistrement du morceau et brillamment mixé celui-ci. Au passage, une nouvelle intro fut trouvée. Pendant très longtemps, le titre provisoire fut « Ray gay », il nous a fallu deux ans et demi pour en trouver un autre. Entre nous, nous l’appelons d’ailleurs toujours comme cela.
5. « Voir un ami pleurer » : nous avons rencontré Frank Vander Linden le chanteur du groupe « De mens » pour la première fois à l’occasion du 0110. Ce jour-là, j’ai chanté cette chanson de Brel avec Franck et le « Patrick Riguelle Band » devant une foule immense réunie place des palais à Bruxelles pour la tolérance : un grand souvenir. L’idée était ici d’immortaliser cette rencontre linguistique et culturelle sur un disque. C’est chose faite. Il s’agit, à mon sens, d’une des plus belles chansons de Jacques Brel avec des paroles d’une maturité exceptionnelle. Plus qu’une chanson sur l’amitié, c’est une chanson sur la condition humaine. Merci Brel, merci Franck.
Outre des bonus audio, l’édition limitée comprend aussi des bonus vidéo avec le clip de « Dis moi encore », un making of de ce clip et un nouveau clip sur une chanson peu connue de l’album : « Les vacances à la plage ». Ce dernier a été réalisé à partir d’images super 8 tournées par les grands parents de ma copine en 1960. Enfin, dernier bonus mais pas le moindre : un poster avec de beaux portraits des membres d’été 67.
Nous tenons à préciser que les bonus seront disponibles en téléchargement sur un site payant indépendamment de l’album afin de permettre aux personnes qui ont déjà l’album d’accéder aux bonus sans devoir racheter celui-ci. Il est très important à nos yeux que les gens puissent se procurer les bonus facilement sans devoir repayer le prix plein.
Que dire d’autre ?
Sinon que cette édition limitée fut en quelque sorte notre bouée de sauvetage après la disparition de Fools.
Nous avons appris à enregistrer et mixer avec de nouvelles personnes (Marc-Henri Wouters, Pasquale Caruana, Renaud Houben) et nous avons eu la chance de collaborer avec ces artisans aussi compétents qu’agréables. Nous les remercions.
Nous reprenons la route dès le 15 mars en France, en Communauté française de Belgique et en Flandre.
C’est reparti pour de nouvelles aventures.
On vous avait promis que les bonus de l'édition limitée belge seraient disponibles séparément, pour ceux qui n'avaient pas envie, ou pas les moyens, de se procurer la nouvelle édition de notre album. On vous l'avait promis, et on a tenu parole ... ! En plus on vous a concocté une très belle interface, alors allez-y, et jouez avec notre tourne disque sixties.
Que faire ?
C’est la question que nous nous sommes posée le soir du 14 octobre 2006 après avoir clôturé la tournée de notre premier album au Riff and Bips festival à Mons. Fools, notre ingé-son, ami et producteur venait de nous quitter dans un accident de voiture 5 jours auparavant. Nous nous sentions orphelins, épuisés, gras, alcooliques et profondément tristes. La seule chose que nous avons pu faire dans les semaines qui ont suivi a été de nous voir beaucoup au local de répétition et de jouer. Rester soudés et jouer pour jouer, sans arrière pensée. Nous nous sommes amusés à réinterpréter de vieilles compositions oubliées. Nous les avons retravaillées et réarrangées. Nous avons aussi rejoué quelques reprises ; des chansons de Bob Dylan, de Neil Young ou de Jacques Dutronc. Dans une espèce de fuite dans l’action, il nous a semblé que la meilleure chose à faire en attendant de repartir sur la route était d’enregistrer à nouveau. Enregistrer pour apprendre à travailler avec de nouvelles personnes et pour graver sur un disque des chansons qui nous tenaient à cœur. Ensuite les idées confuses se sont structurées et nous avons décidé de ressortir l’album dans une nouvelle édition en l’agrémentant de bonus. Le choix de ceux-ci s’est précisé rapidement :
1. « Tout ce que je veux » : une chanson volontairement méchante du début à la fin. Il s’agit d’un titre que j’ai composé il y a déjà plusieurs années mais pour lequel nous n’avions jamais trouvé d’arrangements adéquats. Je me suis fait la réflexion récemment que le titre de la chanson m’avait probablement été inspiré par une chanson de Bob Dylan: « All I really want to do ». La grande différence, c’est que la chanson de Dylan délivre un message profondément positif : « Tout ce que je veux vraiment / Chérie, c\'est être ami avec toi. », alors que la nôtre est foncièrement négative : « Tout ce que je veux, c’est que tu partes ».
2. « On nous cache tout, on nous dit rien » : dans le groupe nous nourrissons une profonde admiration pour Jacques Dutronc, en tant que chanteur et en tant qu’acteur également ; « L’important c’est d’aimer » et « Van Gogh » font d’ailleurs partie de mes films préférés. Personnellement, je connais les chansons Lanzmann-Dutronc depuis longtemps car mes parents me les faisaient écouter quand j’étais gosse. Celle-ci est sans aucun doute l’une des plus fortes et des plus actuelles. En effet les paroles lourdes de sens n’ont pas pris une ride.
3. « Dis moi encore #2 » : nous avons joué pour la première fois « dis moi encore » sous cette nouvelle forme lors d’une émission télévisée, parce que les moyens techniques réduits ne nous permettaient pas de jouer avec une vraie batterie. Finalement, cette nouvelle version nous a tous beaucoup plu. Pour l’enregistrement présent ici, nous l’avons retravaillée assez longuement en rajoutant notamment du mélodica, des flûtes traversières, de l’harmonica et des percussions afin de juxtaposer des ambiances très organiques à la base électronique initiale inventée avec l’aide de Pasquale. Au final je pense que l’avantage de cette version alternative est qu’elle correspond mieux au texte.
4. « Souvenirs » : une chanson très personnelle écrite par Raphaël qui parle de son enfance dans la cité d’habitations sociales à Tilff. Un premier travail avait été fourni sur ce titre à l’époque de l’enregistrement de l’album. Un super beat trouvé par Fools et Bryan et de belles harmonies apportées par Philippe Doyen avec notamment les deux passages de saxo de Xavier qui donnent une originalité certaine au morceau. Néanmoins, la chanson avait finalement été supprimée du tracklisting final car elle ne nous semblait pas encore assez aboutie et ce même si la majeure partie des instruments avait déjà été enregistrée. Nous l’avons retravaillée récemment avec Marcan qui a terminé l’enregistrement du morceau et brillamment mixé celui-ci. Au passage, une nouvelle intro fut trouvée. Pendant très longtemps, le titre provisoire fut « Ray gay », il nous a fallu deux ans et demi pour en trouver un autre. Entre nous, nous l’appelons d’ailleurs toujours comme cela.
5. « Voir un ami pleurer » : nous avons rencontré Frank Vander Linden le chanteur du groupe « De mens » pour la première fois à l’occasion du 0110. Ce jour-là, j’ai chanté cette chanson de Brel avec Franck et le « Patrick Riguelle Band » devant une foule immense réunie place des palais à Bruxelles pour la tolérance : un grand souvenir. L’idée était ici d’immortaliser cette rencontre linguistique et culturelle sur un disque. C’est chose faite. Il s’agit, à mon sens, d’une des plus belles chansons de Jacques Brel avec des paroles d’une maturité exceptionnelle. Plus qu’une chanson sur l’amitié, c’est une chanson sur la condition humaine. Merci Brel, merci Franck.
Outre des bonus audio, l’édition limitée comprend aussi des bonus vidéo avec le clip de « Dis moi encore », un making of de ce clip et un nouveau clip sur une chanson peu connue de l’album : « Les vacances à la plage ». Ce dernier a été réalisé à partir d’images super 8 tournées par les grands parents de ma copine en 1960. Enfin, dernier bonus mais pas le moindre : un poster avec de beaux portraits des membres d’été 67.
Nous tenons à préciser que les bonus seront disponibles en téléchargement sur un site payant indépendamment de l’album afin de permettre aux personnes qui ont déjà l’album d’accéder aux bonus sans devoir racheter celui-ci. Il est très important à nos yeux que les gens puissent se procurer les bonus facilement sans devoir repayer le prix plein.
Que dire d’autre ?
Sinon que cette édition limitée fut en quelque sorte notre bouée de sauvetage après la disparition de Fools.
Nous avons appris à enregistrer et mixer avec de nouvelles personnes (Marc-Henri Wouters, Pasquale Caruana, Renaud Houben) et nous avons eu la chance de collaborer avec ces artisans aussi compétents qu’agréables. Nous les remercions.
Nous reprenons la route dès le 15 mars en France, en Communauté française de Belgique et en Flandre.
C’est reparti pour de nouvelles aventures.
On vous avait promis que les bonus de l'édition limitée belge seraient disponibles séparément, pour ceux qui n'avaient pas envie, ou pas les moyens, de se procurer la nouvelle édition de notre album. On vous l'avait promis, et on a tenu parole ... ! En plus on vous a concocté une très belle interface, alors allez-y, et jouez avec notre tourne disque sixties.



