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                      Critiques concert

 

10 Sur internet : Voir ( Ca)

http://www.voir.ca/blogue/blogue.aspx?iIDBlogue=11

16 juin 2006 9h27
Par Francis Hébert
   
Ahmarani
Photo: Francis Hébert
Après le spectacle de Katerine, je me suis précipité voir Paul Ahmarani. J'en ai vu peu, mais assez pour comprendre que ce type de musique, ça se prend mieux sur disque...

 
Été 67
Photo: Francis Hébert
Belle performance du groupe belge Été 67 hier. Bonne pop mélodieuse, métissée de rock (reprise de I'm waiting for my man du Velvet Underground). Pour les découvrir une seule façon: vous rendre pour 18 h à L'Aire Ford Focus. Leur premier cd n'est pas encore arrivé chez nous...

(Jérémie Kisling passe à la même heure qu'Été 67, mais Kisling sera aussi en salle demain avec Sandrine Kiberlain. Pourquoi louper quelque chose quand on peut tout avoir?)

En vrac, plusieurs concerts intéressants ce soir: Navet Confit (20 h), Antoine Gratton (21 h), Jéronimo (22 h).Émilie Simon & Ariane Moffatt, pour lesquelles je cherche toujours des billets! Et à 22 h, direction Monument-National, pour le spectacle à guichet fermé de Thomas Hellman et Lhasa.

9 Sur internet: DWB Quebec

http://www.dwb.qc.ca/quoi_de_neuf.html

Les groupes de Wallonie-Bruxelles Jeronimo et Été 67 aux FrancoFolies de Montréal
Les amateurs de rock francophone seront ravis puisque que Jeronimo et Été 67, deux groupes de Wallonie-Bruxelles, chaufferont la scène musicale montréalaise lors de la 18e édition des FrancoFolies, du 8 au 18 juin. Suite à une tournée en France, avec arrêts à Paris et Marseille, Jeronimo sera de retour à Montréal pour se produire le 16 juin à 22h, à l’angle des rues Maisonneuve et Bleury, et au Spectrum (318, rue Sainte-Catherine Ouest) le 17 juin à 22h00. Quant à lui, Été 67 défendra les pièces de son premier album éponyme paru en 2006 à travers le plat pays et la France, avec arrêts à Montréal le 15 juin à 21h, à l’angle des rues Clark et Ste-Catherine et le 16 juin à 18h, à l’angle des rues Jeanne-Mance et Ste-Catherine.

8 Sur internet : Info culture (Ca)

http://www.infoculture.ca/?page=14&view=2&numero=7944

ÉTÉ 67 AUX FRANCOFOLIES DE MONTRÉAL
2006-06-17



Les amateurs de rock francophone seront ravis puisque que le groupe Été 67, de Wallonie-Bruxelles, chauffera la scène musicale montréalaise lors de la 18e édition des FrancoFolies, le 16 juin à 18h00

Nommé ainsi en clin d’œil à la formidable époque qui a vu naître les albums cultes que sont Sargent Peppers (The Beatles), The Doors (The Doors) et Are you experienced ? (Jimi Hendrix), le groupe Été 67 est originaire de Liège. Du premier mini album de quatre titres sorti en 2005 est extrait le single Le quartier de la gare, qui sera largement diffusé sur les radios belges, mais aussi en France, en Suisse et au Québec. Mélange hybride entre Noir Désir et The Beatles, Été 67 est avant tout un groupe de rock chantant en français et abordant des expériences personnelles avec l’espérance que l’auditeur se retrouve dans ces expériences et qu’il les transpose à sa propre vie.

Formé de Nicolas Berwart (basse), Raphaël Breuer (guitare, chant), Xavier Dellicour (sax, clarinette, claviers, harmonica) Bryan Hayart (batterie), Renaud Magis (guitare, choeurs) et Nicolas Michaux (chant, guitare, claviers), le groupe défendra les pièces de son premier album éponyme paru en 2006 à travers le plat pays et la France, avec arrêts à Montréal le 15 juin à 21h, à l’angle des rues Clark et Ste-Catherine et le 16 juin à 18h, à l’angle des rues Jeanne-Mance et Ste-Catherine.

La présence au Québec de Jeronimo et de Été 67 est rendue possible grâce au soutien, notamment, du Commissariat général aux Relations internationales de la Communauté française de Belgique et de la Délégation Wallonie-Bruxelles au Québec.

Rappelons que la Délégation Wallonie-Bruxelles au Québec représente la Communauté française et la Région wallonne de Belgique auprès du gouvernement du Québec. Elle a pour mission de mieux faire connaître aux Québécois toute la diversité de la Wallonie et de Bruxelles et de dynamiser les partenariats qui se nouent entre les deux communautés.

Source :

Philippe Desjardins
Responsable des communications
Délégation Wallonie-Bruxelles au Québec
Tél. : (418) 692 4148
Courriel : desjardins.walbru@dwb.qc.ca

7 Sur internet :La nouvelle gazette

http://centre.lanouvellegazette.be/rubriques/editions/centre/page_6189_439357.shtml

centre  La Meuse  

Kiwanis on the rock au hall des Expos


Belgique,
Jean-Paul Cailleaux


La Louvière kiwarock le 03 juin - Cinq groupes belges, dont un Louviérois, sont à l'affiche.

Une première pour le Kiwanis La Louvière-La Louve. Ce samedi, le service-club vous invite à un grand concert rock au hall des expositions de La Louvière.

Pour aider et faire le bien, il faut avant tout des idées. Au Kiwanis, on n'en manque pas. Depuis 1976 il se trouve à La Louvière des gens qui ne ménagent pas leurs méninges et leurs efforts pour alimenter une trésorerie dont la finalité et résolument philanthropique.

Comme l'explique Nérino Cestaro, président du club, «  cette région qui est la nôtre n'est malheureusement pas favorisée et la crise actuelle ne fait qu'accentuer tous les problèmes. Les moyens mis en place par les institutions publiques ne suffisent pas et les finances de la sécurité sociale ne permettent plus de prévoir une amélioration. Dans ce contexte très difficile, le Kiwanis a plus que jamais une place à tenir, si petite soit-elle, dans la recherche du bonheur et du goût de vivre et/ou agir qui, parfois, abandonne certaines personnes frappées par la maladie ou la crise économique. Jacques Brel disait que 'Le talent, c'est avoir envie de faire quelque chose'; et bien, les Kiwaniens ont envie de faire quelque chose... »

Et d'année en année, ils mettent sur pied diverses manifestations; des petites, des grandes, qui leur permettent de réaliser ou d'aider à réaliser des projets au profit des autres et plus particulièrement des enfants.

Le premier Kiwarock

Cette année, le club louviérois innove. Vincent Morsiau, David Malengreaux et Vincent Vranck, les derniers jeunes intronisés ont proposé un nouveau défi; celui d'organiser un grand concert rock dans la cité des Loups. Une aide extérieure s'est concrétisée avec la participation de Caroline Courtois, passionnée de rock qui a mis à disposition de l'équipe ses connaissances.

Le projet a retenu l'attention du comité du service club qui a donné son accord pour concrétiser le projet désormais baptisé « Kiwarock ». Il nécéssitera un investissement de 15.000 EURO partiellement couvert par des sponsors.

Restait à trouver un « plateau » représentatif de la scène rock actuelle et abordable financièrement.

Des contacts ont été pris et ont pu se concrétiser avec divers groupes rocks 100 % belges.

Premier concerné bien évidemment, le groupe louviérois G4 qui peaufine encore son show « rock en stock » qu'il propose sur diverses scènes du pays. G4, c'est une bande de copains qui revisite le rock des « glorieuses », les grandes années des Pink Floyd, Santana, Deep Purple, ACDC... Leur répertoire et aussi vaste que diversifié et le rock français n'y est pas oublié.

Avant G4, le Kiwanis présentera Cédric Gervy, un artiste belge surprenant, voire déjanté, qui se taille une belle part de succès dans différents événements musicaux ou... humoristique de la partie francophone du pays.

Suivra « The Moon Invaders » une formation belge qui tourne depuis 99. Leur registre: du rock servi à la sauce ska ou reggae.

Montévideo, ÉTÉ 67

Au programme aussi « Montevideo », une formation bruxelloise qui décoiffe avec des tendances marquées punk. Montevideo repousse les frontières du rock pour créer son propre style avec des compositions musclées, efficaces et une rythmique hypnotique.

Pour conclure: « Été 67 », un groupe dont on dit qu'il est l'écho d'une époque qui a vu naître les plus grands groupes et leurs plus grands chef-d'oeuvre. Rien d'étonnant donc à ce qu'on y retrouve les influences des Beatles, des Stones, de Dylan ou Bowie mais aussi de Brassens ou Souchon.

Rock et... pas cher

Bref il y en aura pour tous les goûts et, ne boudons pas notre plaisir pour un prix particulièrement modique puisque vous pouvez d'ores et déjà acquérir votre sésame en prévente au prix de 10 EURO. Sur place, il ne vous en coûtera que 13 EURO.

Et si des grincheux objecteront que c'est dommage de faire un concert à cette date. Au Kiwanis, on rétorquera qu'il y a toujours une mauvaise raison pour ne rien faire. Et à ceux qui parleront des périodes de révision, Nérino Cestaro répond que les étudiants qui auront bien bloqué pendant la journée pourront aller se défouler en soirée. Un concert pareil à La Louvière, cela ne se rate pas, surtout à ce prix.


 

6 Sur internet: Belgorock

Troisième nuit au Cirque Royal: Eté 67 et Mickey 3D


Pour le troisième soir consécutif, le Cirque Royal a ouvert ses portes aux festivaliers des Nuits Botanique. Pendant que D.A.A.U présentait son nouvel album Rue Royale, nous étions devant Eté 67 et Mickey 3D…


Vingt heures passées de quelques minutes, le Cirque se rempli doucement. Cyrz, un français recueilli par Dionysos, ouvre le bal. Il propose une chanson française guitare-voix typique de la fameuse « nouvelle vague » faussement naïve telle qu’on en retrouve une pléiade. Le public s’emballe dès le premier morceau mais retombe au fur et à mesure. De notre côté, peu de commentaires car le caractère lancinant et peu original de l’ensemble nous a déplu.


A peine un quart d’heure plus tard, c’est au tour d’Eté 67 d’entrer en piste. Le groupe gagne en assurance à chaque concert ce qui leur permet de vraiment étaler leur joie de jouer ensemble. Regards et sourires sont dispersés tant entre eux que vers leurs fans, encore une fois bien présents ce soir. Néanmoins, l’impression d’être face à une machine de scène commence déjà à se faire sentir, le show est bien en place mais il y a peu ou pas d’improvisation, même vocalement entre les morceaux. Dommage car le groupe mérite encore de grimper d’un cran en faisant évoluer ses chansons désormais bien connues de tous.

Quant au ton revendicatif des textes de Nicolas, il est bien en accord avec la tête d’affiche de cette soirée. Sus aux faux semblants et réalisme sont de rigueur, que demander de plus pour séduire un public mi ado mi jeunes gens réuni ce soir pour ce beau concert

Mickey 3D, c’est un peu la preuve qu’on peut faire un rock qui sous une apparence basique s’avère réellement complet et parle aux gens ! Dans la veine de bien d’autres groupes francophones, la bande de St. Etienne s’attaque à l’absurdité du quotidien et de la politique française. C’est avec brio et un sourire narquois que le quatuor est venu braver les "Belges" en ce dimanche d’avril. Après un peu d’hésitation, le public se prend vraiment au jeu, tant en danses qu´en chants. Ce joli concert durera une heure vingt environ. Soulignons que le groupe nous a offert pas mal d´anciens morceaux connus de tous et ce pour notre plus grand bonheur ! Notons cette jolie transformation "rap" (sic.) de "Respire", électrisée et accélérée à souhait lors des refrains, ainsi que le quasi traditionnel deuxième rappel "J’ai demandé à la lune". Un concert efficace, provocateur et apprécié d’un groupe toujours fidèle à lui-même du haut de ses quatre albums tous aussi plaisants les uns que les autres.

5 Sur internet: Liveskynetblog

http://live.skynetblogs.be/?number=1&unit=days&date=20060520

20-05-2006
Cyrz - Eté 67 - Mickey 3D - Alain Souchon
 
Je vous donne à nouveau à lire quelques lignes envoyées par un ami. Un ami qui bourlingue pas mal de concert en concert depuis de nombreuses années. Il revient (une dernière fois?) sur les Nuits Botanique, puis enchaîne avec Alain Souchon :

Cyrz
Eté 67
Mickey 3D
Les Nuits Botanique
Le dimanche 30 avril 2006
Tout d'abord, le concert Cyrz, Eté 67 et Mickey 3D. Le premier est un bonhomme sympa a écouter dans son salon mais en concert c'est chiant à mourir. Heureusement la suite était nettement meilleure avec été 67, groupe sympa dans l'air du temps avec une bonne pêche, et surtout Mickey 3D dont je suis fan et qui ne m'a vraiment pas déçu. Très bon contact avec le public qu'il se permettait de chambrer même s'il n'a pas compris qu'en Belgique on savait jouer au foot bien avant qu'il gagne une coupe du monde...
 
 

 

4 Sur internet : Liveskynetblog

http://live.skynetblogs.be/?number=1&unit=days&date=20060328

été 67 - Louise Attaque
Une petite exception par rapport à la chronologie habituelle... Voici en vrac (et puis dodo) quelques impressions sur le concert d'été 67 et de Louise Attaque ce soir à Forest National.
 

été 67 est apparemment attendu par une large partie du public. Le groupe s'est déjà fait un nom et les fans sont là. L'accueil est chaleureux. Et puis, en première partie de Louise Attaque, ça colle plutôt bien. Je vais peut-être être le seul à avoir eu cette pensée mais par moment la musique d'été 67 sonne un peu comme du Noir Désir, non!? Après le premier morceau, "dis-moi encore", le chanteur du groupe avoue son plaisir de rejouer enfin dans une salle plus petite et plus intimiste...A la fin de leur set ("les pilules", "quartier de la gare", ...), le public en demande encore et fait part de son mécontentement lorsque les techniciens se mettent à démonter leur matos.
 
La salle n'est remplie qu'au trois-quart. Les gradins du haut sont fermés. Beaucoup de jeunes, de très jeunes ados. Il y avait la Star Ac' 5 au même endroit quatre jours plus tôt. Ils ont dû rester... Plus sérieusement, Louise Attaque est en pleine forme! Un grand concert! D'entrée, Forest National est chaud bouillant comme la braise. Louise Attaque est manifestement content d'être là et offre une toute grande prestation. Ils ont du plaisir à jouer et à être sur scène. Ca se voit, ça se sent. Le moment de grâce pour moi : le morceau "Toute cette histoire"... Vraiment, j'ai pris mon pied!
Je n'ai pas pu m'empêcher de penser à dEUS (que j'adore!) - sur la même scène, il y a moins d'un mois - qui n'a réussi à secouer la salle qu'en toute fin de concert.

3 Sur internet : UCL Louvain

http://www.uclouvain.be/14497.html

Quarté gagnant à l'Aula Magna
L’Aula Magna aurait mérité un superlatif le 15 mars dernier en accueillant dans ses murs la 4e édition de la Nuit du Soir. Marie Warnant, Daniel Helin, Saule et Eté 67 ont fait vibrer la culture à Louvain-la-Neuve.

Réunissez sur scène quatre jeunes artistes ou groupes belges dotés de personnalités fortes et variées, laissez respirer leur talent, saupoudrez le tout de mélodies et de poésie, laissez mijoter une poignée d’heures dans une salle comble… Vous obtiendrez une très réussie Nuit du Soir, pour la première fois, dans sa version louvaniste. Délaissant la capitale pour sa quatrième édition, cet événement musical dédié aux artistes belges francophones est venu s’accaparer les applaudissements du public étudiant. Une délocalisation réussie dopée par l’impressionnant déploiement technique de la RTBF venue immortaliser l’événement.

De cette belle affiche réunissant l’insatiable Daniel Helin (et les Velvet Sisters), l’envoûtante Marie Warnant et les entraînants Été 67, c’est l’original et sentimental Saule accompagné de ses Pleureurs qui a entamé le show vers 20h. Pas même un demi morceau n’a été nécessaire au chanteur pour recueillir des élans d’applaudissements. Naturel et décontracté, Saule effectuera un beau travail de chauffe, jusqu’à « Boss » dernier de ses morceaux, durant lequel il fera se lever un public tout autant captivé qu’hélas très bien assis. Sur cette juste note et après une brève interruption, l’assemblée se laissera envoûter par Marie Warnant. Elle interprétera sa vision de «Bruxelles» et autres compositions, sous l’aile du leader du groupe Mud Flow dont la participation artistique à l’album de la chanteuse se perçoit aisément.

Maintenir l’attention des spectateurs après déjà deux heures de concert, c’est la tâche à laquelle les jeunes liégeois d’Été 67 ont dû s’atteler. Défi relevé sans difficulté avec, notamment, le désormais reconnu «Quartier de la gare». Les fans ont par ailleurs pu découvrir le tout récent premier album du groupe.

Enfin, si Daniel Helin et sa fidèle « Ottignies » n’en était pas à sa première expérience louvaniste, il n’en avait pas perdu sa fantaisie qu’il a explorée sans détour jusqu’à minuit bien passé.

Si aujourd’hui le monde musical rime parfois avec « nomination » et « élimination », cette poignée d’artistes montants a séduit ce soir-là. Une Nuit du Soir qui a sonné telle une promesse d’un bel avenir pour la musique francophone belge. (F.T.)


Les concerts qui ont animé la Nuit du Soir seront rediffusés sur la RTBF dans l’émission D6bels, le samedi à 18h25. Le 08/04 : Marie Warnant, le 22/04 : Été 67, le 29/04 : Saule and the Pleureurs, le 20/05 : Daniel Hélin.


30/03/2006 

2 Dans Le Soir du 16/03/2006

LA QUATRIÈME NUIT DU SOIR a fait le plein, hier à l’Aula Magna.


Saule s’est chargé d’ouvrir les hostilités. Pour la première fois organisée hors de Bruxelles, pour la première fois consacrée exclusivement à la chanson en français, la quatrième Nuit du Soir fut, hier à Louvain-la-Neuve, un joli succès.


Un public enthousiaste a aisément rempli la salle de mille places, répondant présent à une affiche présentant, dans l’ordre, Saule et les Pleureurs, Marie Warnant, Été 67 et Daniel Hélin & his Velvet Sisters.
D’aspect plutôt froid, avec son imposante façade de verre et son gigantesque hall vide, l’Aula Magna a besoin d’être remplie pour libérer son ambiance mais aussi d’un artiste à même de chauffer le public.


C’est ce qu’a fait, dès 20 heures, Baptiste (Saule) et ses Pleureurs. A peine assis, à peine plaqué les premiers accords de « Saule », le public tape dans ses mains et grogne de contentement. Il ne sera pas déçu par un mini-concert de 40 minutes où Baptiste a fait parler son expérience de comédien. Avec son mètre 98 et sa voix de ténor, le jeune chanteur bruxellois n’a même pas besoin d’insister pour faire lever toute la salle sur « Le boss » (pour qui tu bosses).

Plus la soirée avance, plus la température monte. Les caméras de la RTBF font partie du show, que ce soit en travelling ou en perche louma. Filmant de quoi faire quatre « 26 minutes », Philippe Longtain et Manu Champagne bénéficient d’une acoustique parfaite et d’un jeu de lumières sophistiqué qui seront autant de cartes de visite éloquentes pour les diffusions à venir. La salle de l’Aula Magna ressemble un peu à un auditoire. Ce qui n’est pas étonnant quand on se trouve au coeur d’une ville estudiantine. Mais les fauteuils ont l’air beaucoup trop confortables aux yeux des artistes qui aiment avoir un public qui bouge, qui danse, qui saute.

Chaque artiste s’est donc mis en devoir de décoincer un peu tout ça. Plus la soirée avance, plus le bar fait son office et plus la température monte. On l’a senti dès l’arrivée sur scène, à 21 heures, de Marie Warnant et de sa crinière de feu. Entourée de ce groupe avec lequel elle peut se permettre toutes les folies rock, Marie la Bruxelloise n’eut aucun mal à imposer ses mots doux, sa poésie urbaine, sa sensualité naturelle. Son groupe, mené par Vincent Liben, de Mud Flow, est tout ce qu’il lui faut pour secouer un public qui a tendance à se rasseoir trop facilement. Les étudiants ne sont plus ce qu’ils étaient ma bonne
dame. Mais Marie, déchaînée, fut la plus forte.

Elle prépara merveilleusement le terrain à Été 67, accueillis en héros par tous ces fans qui ne les lâchent pas d’une semelle. On s’en était déjà rendu compte à la précédente Nuit du Soir de septembre 2005 : les Liégeois ont ce charisme contagieux que portent de belles chansons aux rythmes implacables.

 Daniel Hélin et sa Velvet Sister Chloé du Trèfle n’ont rien manqué de cette soirée que le Louvaniste clôturait en maître des lieux. Hélin, c’est un phénomène de scène (qui a dit de cirque ? qui
a dit de foire ?), c’est un agitateur culturel, un électron libertaire qui, une fois de plus, a distillé son génial venin dans les veines d’une cité qui l’habite. Daniel fut le feu d’artifice aux vices pas cachés qu’on attendait, surprenant toujours, séduisant avec des armes tranchantes. À blanc ! 

THIERRY COLJON


Décibel diffusera ces concerts:


08 avril (Marie Warnant)
22 avril (Été 67)
29 avril (Saule et les Pleureurs) 
20 mai (Daniel Hélin) sur la Deux.

1 Sur internet : Belgorock

http://www.belgorock.be/

Nuit du Soir 2006
 Pour la première fois, la Nuit du Soir s´est déroulée en mars et hors du Bruxelles. Ce mercredi à l´Aula Magna de Louvain-la-Neuve, Saule et les Pleureurs, Marie Warnant, Eté 67 et Daniel Hélin étaient rassemblés devant un bon millier de personnes pour une soirée haute en couleur. Impressions... 


Saule et les Pleureurs est l’une des deux formations du nouveau label créé par Bang! et nommé « 30 février ». C’est d’ailleurs ce mois de mars que sont sorties les deux premières productions du label : « Eté 67 », album éponyme des Liégeois, et « Vous êtes ici », premier opus du Bruxellois. Pour cette première Nuit du Soir hors des murs du Cirque Royal, nuit par ailleurs entièrement francophile, il revenait aux Bruxellois de Saule d’ouvrir le bal… Ils ont relevé le défi de manière très réussie à l’instar des trois groupes qui les ont suivis.

D’un premier abord, un groupe presque entièrement assis face à un public rock dans une salle d’un bon millier de place, ça n’apparaît pas idéal pour chauffer l’ambiance. Mais évoquer cette remarque dans le cadre précis de Saule et les Pleureurs est sans doute mal les connaître… Surtout, mal le connaître. Car l’âme de Saule et Les Pleureurs reste immanquablement Baptiste, quoi qu’il en dise en interview. Son charisme et sa répartie sont à tout épreuve à l’instar de son humour, quant à lui largement applaudi. Mais il ne faut pas s’y tromper, Saule seul n’atteint pas les sommets, du moins musicalement. Car au-delà des mots qui font rire, du spectacle d’humour, il y a un groupe dont Baptiste fait lui-même partie intégrante et indissociable. Un groupe qui offre une musique chaude et entraînante, riche et inhabituelle sur nos scènes belges. Entre les styles et joliment porteuse, la musique de Saule a tout pour plaire à un public très varié. Et lorsque les canons de voix l’emportent sur les instruments, on sourit à repenser au « Livre de la Jungle » de Walt Disney et ses scènes de liesse simienne !

Le concert d’une quarantaine de minute fut largement applaudi et les ventes de disques ont littéralement explosé après le concert. Un beau succès pour ces anciens de la scène belge, mutés il y a peu de My Second Skin en Saule et les Pleureurs pour nous conter le quotidien avec finesse et humour. Un groupe dont on ne manquera pas d’entendre régulièrement parler cette année.


 Il est environ 21 heures lorsque Marie Warnant entre sur l’immense scène de l’Aula Magna où se tient cette nuit du soir. Avec « La Vie est belle », la bruxelloise entame joyeusement un joli set d’une quarantaine de minutes également. Devant elle, un bon millier de Louvanistes l’écoute attentivement et semble, pour beaucoup, la découvrir ce soir. Aux vues des premiers applaudissements richement nourris, Marie et ses acolytes n’ont aucun mal à prendre leur place dans cette affiche 100% francophile. Ceci malgré l’absence de rappel final poussé dans le dos par un retour trop prompt de l’éclairage en salle.

Un concert d’une petite dizaine de chansons où l’on découvre une artiste et son groupe largement plus à l’aise sur le plateau qu’il y a quelques mois. Une expérience scénique en équipe qui a visiblement soudé plus encore le groupe, ne lésinant à aucun moment à échanger des regards complices… quoi que ceux-ci furent un peu limités ce soir par l’extrême distance imposée par la captation live pour l’émission D6bel. Un ballet de caméras et de perches quelque peu déconcertant parfois mais qui ne nous aura pas empêché de prendre plaisir à cette revisite scénique de « de un à dix », le premier album de Marie Warnant.

La « Femme de Cristal 2006 » de la RTBF a fait évoluer ses morceaux pour une présence plus électrique en live que sur album ce qui apporte une pêche supplémentaire aux compositions de Vincent Liben, toujours bien présent à la guitare. Lorsque sur « Un jeudi comme aujourd’hui » Marie va se placer en fond de scène sur le clavier de Djamys, on prend soudainement conscience du froid provoqué par la distance qu’impose cette scène destinée à accueillir un orchestre philharmonique. Mais bien vite, le contact se rétablit, aidé par quelques chansons déjà bien ancrées dans nos oreilles que sont « Bruxelles » et l’incontournable reprise de Bashung « Ma petite entreprise ». On regrettera le son très cacophonique imposé par la salle à tous les groupes, un son peut-être explicable par l’absence de rappel de diffusion au niveau du plateau scénique, probablement imposé pour une gestion d’angle des caméras et perches. On saluera les belles évolutions apportées au spectacle de Marie Warnant, tant dans le chant que dans la présence cohérente du groupe !


 Difficile de dire qui étaient réellement les héros de la soirée… Daniel Hélin jouait à la maison, Marie Warnant face à la télévision qui l’a honorée avec justesse et Saule a surpris et séduit très largement le public présent. Mais quand est-il d’Eté 67 ? Les Liégeois ont drainé pas mal de fans acquis à leur cause, c’est un fait. Mais ils n’en ont probablement pas emmené suffisamment pour s’assurer un succès tel que celui que nous avons pu voir ce mercredi. C’est bel et bien leur charisme et leur présence scénique largement plus dynamique et mobile que les trois autres groupes de la soirée qui leur a permis de séduire aisément le public de cette Nuit du Soir. Le tout appuyé sur un set rodé et une assurance à faire rougir quelques groupes plus âgés.

Tout commence par « Dis-moi encore », chanson qui annonce largement la couleur du set qui va suivre. Là où Marie Warnant et ses deux guitaristes avaient déjà augmenté le volume des guitares et effets face à la prestation quasi acoustique de Saule, la troupe d’Eté 67 est encore montée d’un cran pour nous inviter à sautiller. Dès le deuxième morceau, Nicolas s’est mis à parcourir la scène de bout en bout en véritable front man venant chercher son public. Au niveau de la cohésion, le groupe n’a plus beaucoup de leçons à prendre, ils ont trouvé leur place et leur aisance, laissant à chacun l’opportunité de venir occuper l’avant-scène.

Enfin, lorsque Raphaël prend le micro pour « une suite d’accords », ce changement de voix permet de souffler un peu face au chant cohérent mais redondant de Nicolas. Pour le reste du groupe, bien qu’on retrouve dans Eté 67 encore quelques clichés d’influence, il faut reconnaître qu’ils ont largement trouvé leur son et leur caractère. Un concert très applaudi et des chansons qui restent en tête longtemps après.


 Place enfin à Daniel Hélin et ses Velvet Sisters venus défendre Mécréant au pays des catholiques, mais aussi et surtout au pays de Daniel lui-même. Cet ancien du quartier de la Baraque, « Les Bulles », s’est entouré de deux, trois sœurs musicales pour co-composer son troisième album. Deux pour Isabel Rocher, Louvaniste, batteuse et bassiste que l’on avait vu longtemps accompagner 13K, et Cloé Defossez, alias Cloé du Trèfle, pianiste et guitariste. Trois pour Muriel Hérion, contre bassiste invitée plus tardivement dans les Velvet Sisters et qui ne participe pas à l’ensemble de la tournée malgré son immense talent !

Ce fut un concert haut en couleur et en chaleur mené par un Hélin quelque peu désarçonné par la distance de ses acolytes et la présence de ces petites machines noires appelées caméras. Haut en couleur parce que l’homme est venu rapidement prendre quelques bains de foule dans la fosse à orchestre, n’hésitant pas à improviser et jouer avec ce qui l’entoure, caméraman y compris. Un concert humain car « vous n’êtes pas devant un dvd, ce sont des êtres humains qui vivent » dira-t-il lui-même, excusant par là une petite erreur de départ sur « Machette ». Un concert haut en chaleur car la musique offerte par le trio, de temps en temps jointe par quelques riffs de guitare de l’homme Hélin, est riche, variée et met de bonne humeur.

Un concert en dent de scie au niveau du son, toujours difficile ce soir dès que la distorsion ou, plus simplement, la puissance apparaît. On regrettera du coup un « Louise », unique ancien morceau jouer ce soir, quasi inaudible ainsi que l’étouffement des chœurs joyeux et drôles qui clôturent la très belle chanson « Les ours à peau d’homme ». On saluera largement un « Ottignies » toujours aussi délicieux, joué cette fois quasi à domicile, faisant sourire les quelques personnes âgées présentes dans les premiers rangs. On saluera aussi le coté bon enfant, entamé avec Saule en début de soirée et prolongé ici avec finesse et bonne humeur. Une très belle soirée avec quatre concerts réussis que vous pourrez partiellement revivre en télé dans les prochaines émissions de D6bels sur La Deux.

DE6BELS sur Marie Warnant: le 8 avril 2006
Eté 67: le 22 avril
Saule & The Pleurers: le 29 avril
Daniel Hélin le 20 mai

Diffusion: le samedi , vers 18h45 sur la deux
Rediffusions : le samedi vers 23h30, le dimanche vers 16h55, le jeudi vers 23h, le vendredi et le samedi à minuit


 

 

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