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19 Sur internet : Pop Rock
 
 
Eté 67 : "Eté 67"
J’avais envie de détruire quelque chose de mou
lundi 8 mai 2006, par Jérôme Delvaux

« J’avais envie de détruire quelque chose de beau ». C’est ce que dit le personnage joué par Edward Norton dans Fight Club après avoir furieusement réduit en chair à pâté un jeune blondinet peroxydé. Lorsque des pulsions violentes similaires s’emparent de moi, c’est quelque chose de laid que j’ai envie de détruire. Quelque chose de plat, insipide et mou. J’évacue le plus souvent ma frustration en tapant rageusement une chronique de l’album le plus daubesque qui me passe à portée de mains à ce moment-là. Qu’il s’agisse d’un gros vendeur étranger (au hasard, Good Charlotte), de la dernière folie en vogue sur les Skyblogs (Kinito, Vegastar) ou d’un petit groupe belge totalement inconnu (Milk), peu importe, il faut que ça saigne ! Et aujourd’hui, pas de doute, le premier album d’Eté 67 a tout ce qu’il faut pour me servir de défouloir.

Premier bémol cependant, les pochettes cartonnées ne sont pas faciles à détruire à coups de pieds. On peut sauter dessus, shotter dedans, le carton se déforme mais l’impact des coups est nettement moins spectaculaire qu’avec un boîtier en plastique. C’est moins bruyant, moins fun. La pochette se plie et se déchire mais n’explose pas littéralement comme le fit l’album des lourdingues Kinito sous le poids de mes célèbres Doc Martens. Que faire donc ? Y bouter le feu semble une bonne option. Ce serait toutefois manquer de respect au travail du photographe Grégory Derkenne (à qui on doit aussi les visuels de Soldout et Malibu Stacy). Une fois encore, c’est une jeune femme qui y est à l’honneur. C’est un tic chez Derkenne : il met des jolies demoiselles partout. Même quand il signe les photos du livret du dernier album d’I Am X, il parvient à faire ressembler Chris Corner à une gonzesse. Enfin bref, je m’égare. Disons que c’est uniquement par sympathie pour ce jeune photographe qui monte que je m’abstiens d’allumer mon premier barbecue de l’année avec cet album.
 
Pourquoi tant de haine, me demanderez-vous. J’en entends déjà certains s’écrier « c’est bien beau, mais il n’a aucun argument, ses critiques sont mesquines et gratuites, comme d’habitude ! ». Ma foi, on dira ça que j’argumente ou non. Et on ajoutera que je n’y connais rien à la musique, que j’ai un compte à régler avec le groupe, etc., etc. Mais soit, puisqu’on attend d’un critique qu’il justifie systématiquement et dans le détail le pourquoi de ses coups de cœur et - plus encore - de ses inimitiés même les plus instinctives, je vais m’efforcer d’argumenter. Procédons point par point.
 
  1. Je trouve que la musique d’Eté 67 est une soupe pop/variétoche mièvre et poussive, sans originalité ni coup de génie. Bref, ça m’emmerde.
  2. Venant d’un groupe qui reprend le Velvet Underground, je m’attendais franchement à quelque chose de moins léger et formaté FM. 
  3. L’importante médiatisation du groupe en Belgique francophone (reportage dans le JT de RTL-TVI, interviews dans tous les gros titres de la presse écrite, grosse présence en radio,...) et leurs excellents plans concerts (première partie de Louise Attaque à Forest National, première partie de Mickey 3D au Cirque Royal, programmation à la deuxième Nuit du Soir, présence déjà confirmée dans tous les festivals de Wallonie cet été,...) ne découle pas, selon moi, des qualités intrinsèques du groupe mais simplement de la remarquable capacité de Bang à promouvoir ses « produits ».
  4. La création du label 30 Février (qui héberge aussi les cauchemardesques Saule & Les Pleureurs) laisse supposer que l’apparition de nouveaux groupes du même registre est à craindre entre Esneux et Mont-Saint-Guibert dans les prochains mois (avec le matraquage médiatique requis).
 
Ceci étant dit, je poursuis. L’objectivité me force à admettre qu’Eté 67 en live n’est pas forcément déplaisant. J’ai le souvenir de les avoir vus précéder Montevideo en concert et ils s’étaient plutôt bien tiré d’affaire. Sur scène, les roots rock’n’roll des cinq Liégeois (comme leur nom l’indique, ils revendiquent des influences plutôt sixties) refont surface avec un certain bonheur. On n’a certes pas envie de pogoter, mais on sirote tranquillement sa chope sans envisager de la lancer à la tronche des musiciens.
Qu’ils ne s’avisent toutefois pas de passer devant nous si on s’empiffre de bières à une terrasse pendant que la radio diffuse pour la énième fois de la journée Le quartier de la gare ou Dis moi encore...
 
Jérôme Delvaux
 
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Eté 67 : "Eté 67"
6 juin 2006, par respect (nom masculin) Déférence que l’on a pour quelqu’un, pour quelque chose [retour au début des forums]

Soigner le malade qui dort en soi
 
"Qu’ils ne s’avisent toutefois pas de passer devant nous si on s’empiffre de bières à une terrasse pendant que la radio diffuse pour la énième fois de la journée Le quartier de la gare ou Dis moi encore..."
En plus de dénigrer débilement le travail de toute une équipe, vous osez même proférer des menaces. Faites attention, ceci pourrait se retourner contre vous...
Si vous vous empiffriez un peu moins de bières aux terrasses, vous auriez certainement la lucidité nécessaire pour évaluer la portée et l’ampleur de vos mots et de vos faits et gestes. Le jour où vous envisagerez de passer à l’acte, j’espère de tout mon cœur qu’une seule petite goutte de ce foutu breuvage n’atteindra pas par inadvertance quelqu’un dans mon genre qui se trouverait malencontreusement dans la trajectoire du contenu de votre verre tant chéri...Vous casseriez sous le poids de la facture...
« J’évacue le plus souvent ma frustration... »
Et bien voilà ! Vous avez mis le doigt dessus ! Comme de quoi vous n’êtes pas si débile que vous en avez l’air... Vous êtes tout simplement victime du syndrome de frustration. Vous avez certainement un jour essayé de jouer d’un instrument ou bien de faire des chansons ou quelconque truc artistique du genre sans jamais obtenir de résultat. Enfin si : le seul résultat étant une bonne grosse merde en vrac. Un peu du genre de cette « critique » qui en fait est loin d’en être une. Si vous écrivez votre musique comme vous écrivez vos crasses, cela ne fait pas l’ombre d’un doute, c’est tout simplement inécoutable...
Ce qu’il vous faut, c’est un bon thérapeute. En effet, en plus de nuire à d’autres, vous risquez de mettre votre propre personne en danger. Vous pourriez par exemple vous blesser en tentant de casser un CD ou bien mettre le feu à votre habitation suite à une tentative de crémation d’une pochette en carton. Vos voisins sont eux aussi des victimes potentielles de votre syndrome. Vous pourriez aussi vous faire défoncer la tronche suite à un lancé de bière ou quelque autre manque de respect vis-à-vis de personnes qui en méritent.
Voici donc ce que je vous propose comme début de thérapie :
respect (nom masculin) Déférence que l’on a pour quelqu’un, pour quelque chose
déférence (nom féminin) Respect.
Imprimez ceci en GRAND sur 20000 feuilles A4 et tapissez vos murs avec. Ne manquez pas d’en placarder la porte de vos chiottes, les chiottes elles-mêmes et remplacez le papier cul par ces définitions qui manifestement vous font défaut.
Enregistrez également ces paroles d’évangile sur votre lecteur mp3 et faites les tourner en boucle pendant la nuit. 365 nuits devraient normalement suffire mais dans votre cas, désespéré je dois bien vous l’avouer, je propose directement triple dose sous peine de voir la thérapie échouer.
Répétez 100 fois matin, midi et soir : « je dois soigner ma frustration et éprouver du respect à l’égard des gens, des artistes et de leur travail si même je n’aime pas ce qu’ils font. »
Tenez également votre verre de bière fermement dans la main et pensez que son contenu ne peut prendre qu’une seule et unique direction : celle de votre bouche déjà bien remplie par une langue de vipère.
Voilà, je vous souhaite un bon rétablissement tout en espérant ne jamais me trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Une seconde thérapie d’un tout autre ordre serait alors mise en œuvre, avec ou sans votre consentement...
Sauf votre respect...
 
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Eté 67 : "Eté 67"
16 mai 2006, par gregory derkenne [retour au début des forums]

Il y a une faute dans mon prénom, c’est Gregory, sans accent. Comme sur ma carte d’identité.

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Eté 67 : "Eté 67"
28 mai 2006, par Julie [retour au début des forums]

Tout cela me fait bien rire ... Je suis fan(e) du groupe depuis longtemps ... Et je ne comprends pas l’intêret d’un Webmerd qui a pour seul but de critiquer un album de manière subjectives ... c’est "mou" etc ... Les gouts et les couleurs ca ne se commande pas.
Puis tu parles d’un concert d’ETE 67 qui est arrivé en Septembre 2005 ... et ta critique date du 6 mai 2006 ... Pour un journaliste tu oses critiquer des lives vieux de plus de 8 mois ... Faudrait un peu se tenir au courant de ce qu’il se passe grand ! Journaliste ? LOL laisse moi rire ...
Puis bon bizarre que tu es le seul webzine à détester radicalement le groupe ... que t’on t’il fait ?? Sans doute as tu voulu jouer au grand papa punisseur. Logique lorsque quelque chose plait et marche, il faut dire le contraire pour faire la pub de son webzinne ... unique façon de ramener des gens.
J’ai envie de terminer par dire, lorsque l’on tient un webzine c’est que quelque part on n’a pas de talents à travailler ailleurs ou à faire autre chose que de se faire offrir des places gratuites à des concerts ... lol

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Eté 67 : "Eté 67"
29 mai 2006, par Bob Denard [retour au début des forums]
 
Y’a peu de gens qui vivent de leur webzine. Quand on utilise logiquement son cerveau, on se dit qu’un chroniqueur sur un webzine ne vit pas de sa plume, dont qu’il exerce des talents ailleurs histoire de pouvoir bouffer. Donc que s’il utilise sa plume le soir ou le week-end, c’est simplement parce qu’il en a envie.
 
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Eté 67 : "Eté 67"
29 mai 2006, par L.V. [retour au début des forums]

"je ne comprends pas l’intêret d’un Webmerd qui a pour seul but de critiquer un album de manière subjectives"
En même temps, une chronique "objective" (à ne pas confondre avec une fiche promo) d’Eté 67 dirait à peu près la même chose, ce serait juste moins plaisant à lire.  ;-)

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Eté 67 : "Eté 67"
10 mai 2006 [retour au début des forums]
 
Bon, d’accord ce n’est pas l’album de de l’année, mais si on le prend pour ce qu’il est, c’est à dire un album de variété penchant vers la pop, c’est loin d’être dégueu. Maintenant si vous vous attendez à un groupe style Noir désir ou Eiffel passez votre chemin, vous ne pouvez être que déçus. Ce n’est à mon avis pas du tout une daube, la seule erreur est de le présenter comme un groupe rock. C’est beaucoup trop consensuel pour être du rock, mais assez original pour ne pas être mauvais. Précisons que je ne critique pas l’avis de pop rock (même si plat et daubesque me parait un peu excessif), j’émets juste une opinion contraire.
(NB : vivement le prochain album de Eiffel)
 
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Eté 67 : "Eté 67"
10 mai 2006 [retour au début des forums]
 
EN parlant de Derkenne : la fille d’été, c’est même la soeur d’un des malibus... Comme quoi...

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Eté 67 : "Eté 67"
10 mai 2006, par mmmmmmmmmm [retour au début des forums]
 
Bravo, belle critique ! D’ailleurs toute les critiques sont bonne ici sur Pop Rock, pourquoi ne pas faire un livre d’or sur ce site ? ca marcherais je pense !

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Eté 67 : "Eté 67"
9 mai 2006, par .versus [retour au début des forums]
 
Cette critique est sublime. Une perle. Que dis-je, la perle est naturelle et non contrefaite... cette critique est donc un diamant. Façonné amoureusement par un orfèvre qui au travers de son travail veut se donner de la valeur à lui-même. Elle est à elle-seule la quintescence de l’art du critique-rock-qui-sait. Et qui au passage se dédouane de devoir justifier ses dagazages... très subtilement fait, en voilà un qui est prêt pour les Inrocks. Admirons tous ensemble l’art délicat du je-t-en-fous-plein-la-gueule-moi-qui-n-ai-jamais-sorti-un-truc-convenable-de-ma-guitare... Moi qui croyais que sur ce site on ne chroniquait un disque que si on en avait envie, je me demande franchement ce qui a poussé ce monsieur à chroniquer ce disque-là ? Ah ouais, Fight Club, Tyler Durden et tout ça... Et admirez également, chers enfants, la sortie en tous points remarquable dudit monsieur : il admet, grand prince, qu’en concert, il n’a pas eu envie de déverser sa bière à la face des monsieurs composant le groupe. Quelle objectivité, quelle grâce, quel talent... Merci à toi, chère caricature. Pour être franc je n’aime pas ce groupe non-plus, mais la moindre des choses est d’avoir un minimum de respect. Bonjour à tes « célèbres » Dr Martens.

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Eté 67 : "Eté 67"
9 mai 2006, par .versus [retour au début des forums]

une évidence supplémentaire : ce monsieur Delvaux n’a rien compris à Fight Club, il n’a retenu que les grosses beignes dans la geule... Ne leur dis pas bonjour de ma part, mais embrasse-les pour moi tes pompes
 
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Eté 67 : "Eté 67"
9 mai 2006 [retour au début des forums]
 
Ben voyons ! Elle était tellement prévisible, ta réaction face à cette musique qui plait pourtant à toute une population qui ne détient pas le monopole du bon gout plus que toi, mais pas moins non plus. OK, c’est pas ta tasse de thé du tout, mais fallait-il pour autant être si méchant vis à vis de jeunes qui ont une passion dans leur vie, ne nuisent à personne et tentent simplement leur chance ?

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Eté 67 : "Eté 67"
9 mai 2006, par Lorenzo [retour au début des forums]
 
Et pourquoi il ne pourrait pas être "méchant" ? Ca fait du bien, de temps en temps...
 
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Eté 67 : "Eté 67"
9 mai 2006, par Fabrice [retour au début des forums]

"fallait-il pour autant être si méchant vis à vis de jeunes qui ont une passion dans leur vie, ne nuisent à personne et tentent simplement leur chance ?"
Là n’est pas la question... Je pense que la critique est davantage dirigée contre ce type de son en général, sa "formatisation" que contre le groupe lui-même (la preuve en est que le Jéjé est plutôt clément envers eux en ce qui concerne leurs prestations live).
Mais si ces "jeunes", comme tu dis, "ne nuisent à personne", courber l’échine à leur âge pour "tenter leur chance", ça, c’est critiquable. Le résultat est mou, insipide, incolore. Tout le contraire de la manière dont une "passion" se doit d’être vécue...

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Eté 67 : "Eté 67"
9 mai 2006 [retour au début des forums]
 
"qui plait pourtant à toute une population" c’est aussi le cas de la star ac et tu na jamais rien dit de méchant sur la star ac ? ;-)
 
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Eté 67 : "Eté 67"
9 mai 2006 [retour au début des forums]

Je fais quand même la différence entre des clows qui intérprètent mal des tubes existants et un groupe qui compose, écrit et joue ses propres morceaux. Même s’il mérite la plupart des critiques émises ci-dessus, il mérite à mon sens plus de respect que la star ac qui n’en mérite pas. Alors, moi, argument à la con, toi, comparaison à la con.
Maintenant, je vois d’ici venir ta réponse qui abordera certainement le cas Kyo... Encore une fois, comparaison à la con. Kyo a quelque chose que n’a pas Eté 67 : la putasserie.
Et qu’on ne me dise pas que solliciter les médias pour se faire connaître, c’est de la putasserie. Celle de Kyo se situe au niveau de son "art" (paroles, faux rock, look,...).

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Eté 67 : "Eté 67"
10 mai 2006 [retour au début des forums]
 
"Même s’il mérite la plupart des critiques émises ci-dessus, il mérite à mon sens plus de respect que la star ac qui n’en mérite pas." C’est faux. La starc ac c’est des gens qui n’ont aucune culture, ils n’en peuvent rien de faire de la soupe. Eté67 ils ont une culture musicale et pourtant.. le résultat est la. Si c’est critiques sont méritées, pourquoi ne pas le dire ? c’est totalement idiot ce que tu dis. Dans ce cas va lire les critiques sur music in belgium, je crois que ca te sera plus adapté :-)
 
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Eté 67 : "Eté 67"
11 mai 2006 [retour au début des forums]
 
Putain, c’est si difficile que ca de faire la part des choses entre "critiques" et "respect" ?
 
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Eté 67 : "Eté 67"
9 mai 2006 [retour au début des forums]
 
La vraie question, c’est est-ce qu’Eté 67 accepterait d’aller jouer sur le plateau de la Star Ac s’ils perçaient en France ???
 
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Eté 67 : "Eté 67"
9 mai 2006 [retour au début des forums]
 
OK, si ça c’est la vraie question, rares sont les groupes belges sur lesquels on ne doit pas cracher
 
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Eté 67 : "Eté 67"
8 mai 2006 [retour au début des forums]
 
heeuu, ils ont qq chose à voir avec Bang ??

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Eté 67 : "Eté 67"
9 mai 2006, par frederic [retour au début des forums]
 
un peu mon neveu. C’est distribué par bang ! et ils sont sur un label créé par des personnes de chez bang !
 
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Eté 67 : "Eté 67"
 
8 mai 2006, par Fabrice [retour au début des forums]
 
MOU c’est effectivement l’adjectif qui convient. Bon, plus que 54 ans et on aura nos véritables 60’s...

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Eté 67 : "Eté 67"
8 mai 2006, par nico iko [retour au début des forums]
 
Si ça vendait pas 5000 albums ça me ferait presque rire
 
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Eté 67 : "Eté 67"
10 mai 2006 [retour au début des forums]
 
S’il y avait une corrélation entre la qualité musicale et le succès populaire, ça se saurait je pense. Je ne suis pas fan du tout mais ils jouent le jeu que le bizness leur suggère je suppose, qui ne le ferait pas ? Qu’ils soient médiatisés ne veut absolument pas dire que c’est bien, auriez vous oublié "10 qu’on aime" ?
 
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18 Sur internet : La libre
 
 
Eté 67, un groupe qui est de saison
Marlène Britta
Mis en ligne le 12/04/2006
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En tournée, après la sortie de son premier album, il fera la fête à Chênée vendredi.
La musique des années 60 et 70 est sa référence, sans pour autant vouloir l'imiter.
Nicolas Berwart (basse et clavier) nous livre ses impressions.

Un peu plus d'un mois après la sortie de son premier album, le groupe Eté 67 (vainqueur des Franc'off en 2004) poursuit sa tournée et passera à Liège, plus précisément au Centre Culturel de Chênée, ce vendredi 14 avril pour une soirée un peu spéciale puisqu'entièrement organisée par le groupe.
Depuis sa sortie, l'album marche bien, même très bien (11 éme dans l'Ultratop Wallonie et meilleure vente d'albums belges en date du 8 avril). Nicolas Berwart (basse et clavier) nous a livré ses impressions sur cette heureuse ascension: «C'est stressant de se retrouver face à la critique même si nous ne sommes pas tout à fait inconnus puisque nous avions sorti un EP (4 titres) et fait pas mal de concerts... Nous avons en quelque sorte l'impression d'être attendus au tournant».
En moyenne 22 ans
Les membres du groupe ont en moyenne 22 ans (la plupart sont toujours aux études) mais ils jouent ensemble depuis huit ans. «Nous avons commencé très jeunes, autour de 13-14 ans. Nous nous retrouvions le week-end pour faire des reprises des années 60 et 70, sans vraiment avoir de bagage musical. Nous avons aussi fait tout de suite des petits concerts (dans les cafés, les fêtes), ce qui nous a permis d'avoir un retour direct du public».
A l'âge où leurs camarades de classe se trémoussaient en saccades sur des rythmes technos ou sur du rap, les membres d'Eté 67 découvraient la musique des années 60 et 70, une référence qu'ils revendiquent sans pour autant vouloir imiter leurs aînés: «Nous avons choisi le nom Eté 67 en référence à l'âge d'or du rock, à cette époque qui a vu naître des albums de légendes. Ce goût pour cette musique est ce qui rassemble les 6 membres du groupe. Quand on écoute l'album, on ne pense pas nécessairement à la musique de cette époque, même s'il y a des traces, via notamment la présence de certains instruments des années 60 et 70 (orgue Hammond, guitare Rickenbaker)». Contrairement à une grande partie des groupes rock qui chantent en anglais (parce que, paraît-il, l'anglais s'accorde mieux au rock et vice-versa...), Eté 67 a choisi le francais, un choix que N. Berwart commente: «Certains groupes sont crédibles lorsqu'ils chantent en anglais mais d'autres ne parviennent pas à se démarquer de leurs influences et manquent de cohérence. Nous ne voulions pas de ce travers. Les choses sont différentes en Flandre car leur culture est davantage tournée vers le monde anglo-saxon. Nous ne nous sentions pas capables de chanter en anglais. Même si nos textes ne sont pas péremptoires, si nous ne voulons poser aucun jugement, nous voulions que nos textes aient du sens. Nous pouvions tout à fait nous inscrire dans la tradition de la chanson française, tout en restant rock (comme les groupes Noir Désir, Téléphone)». Les textes sont écrits en grande partie par le chanteur (mais aussi claviériste, guitariste) Nicolas Michaux et parfois par Raphaël Breuer (guitare) mais le travail de composition se fait en groupe: «La recette est assez simple. Un des membres arrive avec un texte ou une grille d'accords puis nous travaillons ensemble. Les morceaux sont entièrement construits en répétitions. Le fait que l'on se connaisse bien favorise le processus créatif. Je tiens à souligner l'importance de Xavier Dellicour (saxophone, clarinette, harmonica) qui, avec ces instruments mélodiques, apporte une nouvelle dimension notamment aux ballades». Ballades mais aussi morceaux énergiques seront au programme du concert à Chênée.
Centre Culturel de Chênée, 14 avril, 20 h. Prix: 6/8 euros.
© La Libre Belgique 2006

 
17 Dans le télévif
 
Télévif
Prometteurs !
Été 67
Une pop rock en français très emballante !

C'est le groupe de rock Belge qui monte !Venu de d'Esneux - Tilff, en région liégeoise, Été 67 a sorti début mars son premier album éponyme (Bang!).
Samedi à 18h25 sur la deux ," D6bels"propose un live du groupe enregistré le 15 mars dernier à l' Aula magna de Louvain la neuve.
Été 67 se définit comme la réunion de six nostalgiques d'une époque qu'ils n'ont pas connue et qu'ils idéalisent consciement : le fameux été qui précéda mai 68. Formé voici cing ans sur les bancs d'un athénée, le groupe propose sur son premier album treize chansons écrites au cours de cette demi décennie. "C'est déjà le résultat de tout un parcours ", expliquent les membres d'été 67 .
"On l'a voulu fidèle à ce qu'on est sur la scène aujourd'hui, mais en reprenant aussi des chansons que nous chantions à nos débuts, il y a plus de cing ans. On a voulu
tout mélanger pour en faire un voyage dans la temps . On avait peu peur de ne proposer qu'un style de musique sur tout l'album .
On voulait de la variété au sens noble du terme".
J.V
 
 
16 Sur internet : Tatapoum
 
 
Absolutely Fabulous 

Ils sont liégeois..
La voix du chanteur ressemble à celle de Bertrand Cantat, les mélodies sont simples mais entraînantes, les textes parfois profonds ("Le Quartier de la Gare"), parfois cons ("Petite pillule")..
Ils peuvent sans doute mieux faire.
Un groupe à suivre (ils ont à peine 20 ans!!). (14/04/2006)
 
15 Sur internet : ElleinLiège
 
 
C'est déjà l'été...67

Ils sont beaux comme les membres d'un groupe de rock british...

Non, encore mieux car les membres du groupe Ete 67 sont Liégeois, mimi et qu'ils cartonnent depuis quelques temps déjà. Nous, on aime leur look mais aussi leur musique, c'est évident.
Ce 14 avril, Nicolas et ses potes étaient en concert à Chênée. On était (évidemment) aux premières loges.
Après, on s'est écouté en boucle leur premier album, sorti début mars et on n'a qu'une chose à leur dire: "Les Gars, c'est quand vous vous voulez: on est archi libres pour vous accompagner au resto chinois..."
 
 
14 Sur internet : Musiczine
 
 
Chanson française
Ete 67
Ete 67
30 février/Bang!
 Enzo Porta 03-04-2006
Depuis la parution de leur premier 4 titres, ces six jeunes Liégeois sont parvenus à se faire place plus qu’honorable dans le (petit) monde de la musique wallo-bruxelloise. Comment ? En accordant de bonnes prestations scéniques. Et puis grâce au succès d’un titre très porteur : « Le quartier de la gare » (inclus ici). Cet album suit donc le même chemin et on y soulignera plus ou moins les mêmes remarques soulevées il y a quelques mois. Du côté positif on pointera un grand talent pour les mélodies et arrangements pop (« Les pilules », « Si vous voulez de moi », « Chinese restaurant », « Les vacances à la plage »). Une salutaire ouverture musicale, comme les ouvertures jazzy de « Eva » ou « Tu n’es pas là ». Moins positif, l’abus de certaines recettes. « Marcher droit » et « Autodestruction massive » rappellent un peu trop « Le quartier de la gare ». Toujours dans les bémols, le chant trop maniéré et les textes un peu prétentieux plairont uniquement aux (éternels) adolescents pour qui Bertrand Cantat est la référence numéro un en termes d’écriture de textes. A oublier aussi cette reprise du Velvet Undergound… Prometteur donc, mais surtout destiné à un public adolescent, qui va sûrement plébisciter cette plaque.
 
 
13 Sur internet : Kidcity
 
 
C'est tout frais, ça vient de sortit: les derniers albums commentés ici, rien que pour toi, avec un spécial coup de foudre de ma part pour un groupe belge qui déchire : Eté 67.

d’Eté 67 : Eté 67
Attention, retiens bien ce nom : Eté 67. C’est belge. Ils ont vingt ans en moyenne et viennent du côté de Liège. Ils chantent surtout en français et c’est géant. Des paroles fines, percutantes sur des airs entraînants. Les 13 titres de ce CD dessinent un monde égoïste où, heureusement, il reste l’amour et la chanson pour tenir bon. Des guitares qui s’envolent, des claviers qui laissent derrière eux une poussière d’étoiles… Et cette voix, du chanteur Nicolas Michaux, d’une justesse inouïe, qui déjà se pose, comme celle des grands. On les avait tout de suite remarqués avec leur single Le quartier de la gare, une chanson extra de simplicité et d’efficacité. Depuis, c’est la tournée des concerts, des télés, et les articles pleuvent de tous côtés pour annoncer la perle rare qu’est ce groupe débordant de rage, d’espièglerie et de talent. Rare que Kid City ait un coup de foudre pareil !
 
 
12 Sur Internet : Kinda muzik
 
 
Été 67 | Été 67Retro-modernisme uit Wallonië
CD, 30 Février/Bang!
tekst: Dieter Craeye 
Wie dacht dat de Waalse storm na het succes van Girls in Hawaii is gaan liggen, heeft het verkeerd. Pluis er de zoals steeds erg francofoon gerichte affiche van Les Nuits Botanique op na en verbaas u over de helse productiviteit die de zuiderburen aan de dag leggen. Oké, niet alle acts scheren even hoge toppen, maar bestaan veelal uit jong talent met een ruime progressiemarge. Het Brusselse label 30 Février – een gloednieuwe vertakking van het gerenommeerde Bang! – speelde daar handig op in en nam alvast twee groepen onder de vleugels, Saule (zie elders) en dit Été 67.
Van hoe decadent het er in de zomer van '67 aan toeging hebben we niet het minste benul. Wat we wel weten is dat de enkele klassiekers uit die periode dateren. Denk maar aan Sgt. Pepper’s Lonely Heart Club, Piper at the Gates of Dawn, het debuut van The Doors of dat van Velvet Underground & Nico. Een indrukwekkend lijstje waaruit er verschillende echo’s ('I'm Waiting for the Man' wordt zelfs gecoverd) doorsijpelen in het geluid dat Eté 67 op zijn eersteling produceert.
Intellectueel geneuzel is aan het sextet uit Luik niet echt besteed. Hun muziek klinkt opgewekt, zwierig en (bijwijlen) geraffineerd. In al hun enthousiasme laten ze onder meer sax, klarinet, harmonica of ukelele aanrukken en verliezen de song enigszins uit het oog, maar ze zijn jong en het zij hen vergeven. In ‘Le Quartier de la Gare’ hebben ze het juiste gevoel wel te pakken met een nummer dat probleemloos in de playlists van Studio Brussel, Donna, Radio 1 en (zelfs) Radio 2 kan.
Denk aan de strapatsen van Louise Attaque (voor wie ze afgelopen week nog het voorprogramma deden in Vorst Nationaal) en je komt al een heel eind, of aan chansonnier Georges Brassens (‘Eva’) bij de ingetogener passages. Tekstflarden schetsen het leven en de besognes die u en ik dagelijks trotseren. Het luchtige aspect houdt de verveling helaas niet altijd buiten de deur, maar als we de plusjes en de minnetjes bij elkaar optellen, helt de twijfel toch over in het voordeel van de groep. Bij deze ook nog een vermelding voor het fraai vormgegeven artwork en dito schijfje.
» 04 april 2006 » artikel doorsturen » artikel afdrukken
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Été 67 live zien:
» 30 april in Koninklijk Circus (Brussel) ter gelegenheid van Les Nuits Botanique
» 14 april in Chenee - Centre Culturel (Luik)
» 22 april in Ferme du Biereau (Louvain-la-Neuve)
Été 67 audio en video:
» Audio: Quartier de la Gare/Tu N'Es Pas Là
 
11 Dans Liège 04
 
Été 67 : Le somptueux début du groupe liégeois de demain
 
Non, à l’été 67, celui que le monde du rock a surnommé le «  Summer of love » ( l’été de l’amour, celui des fleurs dans les cheveux et de quelques albums –clés du rock comme le « Sgt Pepper » des Beatles ou le « Pet Sounds » des Beach Boys, par exemple), aucun des membres du groupe liégeois n’était encore né.
 
Ils ont tous aux alentours de 20 ans et viennent tous de Tilff soit d’ Angleur, pour être précis. Et c’est sur les bancs de l’Athénée d’Esneux qu’ils se sont rencontrés. Leur premier album sorti vendredi passé contient de drôles de chansons personnelles, oui, mais pas si drôle que ça au fond…
 
Il règne même ici une sorte de sombre pessimisme qu’été 67 s’empresse d’ailleurs d’assumer.
Même s’il y a , ça et là, une chanson d’amour (« Chines restaurant »)ou d’espoir (« Le petit diable »), c’est donc bien de la chanson réaliste que fait Été 67 .
 
Témoins les incroyables textes du « Quartier de la gare »( les Guillemins n’en sont toujours pas remis) ou des « Pilules », un texte risqué sur les pilules euphorisantes mais qu’on pourrait tout aussi bien « adapter aux somnifères »( dixit Nicolas Michaux, le chanteur).
 
Pour un groupe débutant, Été 67 arrive à pondre des textes fort cohérents dont l’origine se trouve sans doute aussi bien dans la vie que dans la ville des gens du groupe. Quelques personnages mythiques ont aussi laissé quelques traces influentes. Risquons quelques noms, ceux de Daniel Hélin, de Thomas Fersen voire de Barbara, Brassens ou Gainsbourg.
 
Notre opinion est donc plutôt positive, surtout concernant un disque qui n’est pas particulièrement gai. Maintenant, il s’agira de tenir le coup en concert, notamment ce mois ci lors de la première partie de Louise Attaque à Forest National (le 27 mars) mais tous ceux qui connaissent le groupe n’ont pas trop de soucis de ce côté-là. On sais qu’été 67 tient bien la route sur scène, ayant tourné intensivement d’abord avec des reprises puis en se constituant progressivement un répertoire qui est ici fort habilement résumé.
 
Sam Christophe
 
 
10 Sur internet: Music in Belgium
 
 
ETE 67 - Été 67

Premier album éponyme pour ces Liégeois dont la moyenne d'âge ne dépasse pas les 25 ans, "Été 67" offre, à l'image de sa pochette, un peu de chaleur musicale pour sortir d'un hiver rigoureux et pauvre en actualité musicale belge.
 
Le parti pris, à une exception près, est de chanter en français à l'instar de Jéronimo, autre figure incontournable de la scène rock liégeoise. La comparaison s'arrête là, car Été 67 propose un rock plutôt guilleret, éloigné de toute lourdeur.
 
A l'écoute de l'album, le chant de Nicolas Michaux évoque Dominique A, Bertrand Cantat, M ou encore Jacques Dutronc. Démarrant avec "Les pilules", évocation d'un paradis artificiel que sous-entend le nom du groupe, l'album suit une ligne plutôt sage et s'écoute avec facilité. "Marcher droit", manifeste contre l'autorité parentale et pour le choix d'une vie authentique, vient apporter un petit brin de folie à un album qui semble hésiter entre énervement et sagesse.
 
Plus loin, dans un des meilleurs morceaux de l'album, "Autodestruction Massive" vient nous contredire avec ses guitares énervées et son tempo rapide, tout comme "Je suis un égoïste" où le saxophone de Xavier Dellicour est du meilleur effet. Enfin la reprise plutôt réussie de "I'm waiting for my man" avec un son très "garage" feront taire ceux qui pesteraient en disant "encore un groupe qui ne chante qu'en français...".
 
Quant aux voyages en première classe évoqués dans "Les vacances à la plage", ils ne sont certainement pas de ceux qu'un jeune groupe rock débutant peuvent se payer, mais on ne sait jamais ce que réserve le futur...
 
Avec sa jolie pochette-digipack, ce disque est une belle entrée en matière dans la cuvée rock belge de 2006 et un essai réussi à transformer sur scène dans les mois à venir...
 
Pays: BE
Bang! 5412690050435
Sortie: 2006/03/10
Ajouté: 17-Mar-2006
Critique: Olivier DAHON
Score: 3 étoiles et  demi
 
 
 
 9 Sur internet : DH
 
 
L'année 2006 sera la leur! (13/03/2006) 
 

Les p'tits jeunes d'Été 67 viennent de sortir leur premier album et ont lancé leur première vraie tournée vendredi
 
BRUXELLES Vendredi soir, les Belges d'Été 67 (en compagnie de Saule, voir interview ci-dessous) donnaient le coup d'envoi de leur vraie première tournée. Pas que les dates faites l'année dernière aient été prises à la légère. Juste que, cette fois, c'est vraiment du sérieux! Nicolas Berwart, qui assure la basse et le clavier du groupe, nous expliqua: «On a sorti d'abord un quatre titres (ce que le jargon musical appelle EP, NdlR). Et on voulait sortir l'album dans la foulée. On n'avait pas l'intention de faire trop de dates. Mais tout s'est enchaîné. L'EP a eu une durée de vie plus longue que ce qu'on pensait au départ. Ça nous a permis de tester sur scène ce qu'on était en train de faire en studio. On a eu un retour du public avant même que le disque ne sorte et ça, c'était super. Donc on en a profité!» Nicolas Michaux au chant, au piano, à la guitare acoustique et à bien d'autres choses, emballé, nous affirme que la tournée qui vient de débuter est une première dans l'histoire d'Été 67. «C'est la première fois qu'on a l'occasion de travailler sereinement. Les chansons évoluaient toujours de concert en concert. Là, ce n'est plus le cas.» L'autre continue: «Nos chansons ont maintenant atteint leur forme définitive. On va pouvoir travailler plus sereinement sur ces morceaux-là, on ne doit plus se demander comment arranger tel ou tel morceau. On va vraiment pouvoir se concentrer sur l'aspect live, le contact avec le public...»

Nicolas Michaux, de son traînant et sympathique accent liégeois, revient ensuite sur l'accouchement presque douloureux de cet album éponyme. On lui rappelle les notes, que nous a transmises la maison de disques et sur lesquelles il racontait la genèse de chaque titre et des anecdotes sur leur enregistrement. À la lecture de ses confidences, on a cru comprendre que le travail ne fut pas de tout repos. «J'ai écrit ces notes en fait quand on arrivait à la fin de l'album», sourit-il. «J'en avais vraiment marre. On voyait le bout du tunnel, mais on avait quand même encore le souvenir vivace de sa traversée. Cet enregistrement a été difficile parce qu'on ne s'est pas autorisé de flottement. Chaque fois qu'on était un peu déçu par une prise de batterie, un son de caisse clair... on les a toujours refaits. On ne se contentait pas de quelque chose qui ne nous satisfaisait que moyennement. On a dû aussi concilier tous nos avis, faire des réunions dans la cuisine... Mais, vaille que vaille, on avançait. Ce qui a pris du temps aussi, c'est qu'on a fait 18 chansons au final. C'est déjà beaucoup et certaines étaient à peine écrites. Ce n'était pas un album facile à réaliser, clairement. D'autant plus qu'on n'était pas vraiment porté par la chance: on a été tiré vers le bas, on a eu des soucis techniques.» Mais les cinq copains d'Été 67 ont pu compter, entre autres, sur la gentillesse et la disponibilité de Jéronimo et son équipe, qui les ont affublés du surnom de «p'tits jeunes». «Ils sont venus nous voir quand on enregistrait, nous ont prêté du matos, nous ont donné des conseils de vieux routiers.»

Mais après ces longs mois délicats, à jongler entre leurs études (Xavier et Nicolas Michaux font des études d'histoire, l'autre Nicolas vient d'avoir fini la sociologie, Bryan étudie la musique à Namur. Seul Raf se consacre entièrement au groupe), la scène et le studio, Été 67 est fier de son projet. Et espère bien un jour le voir atterrir dans les bacs français, comme déjà de nombreux autres. «La Wallonie, on en a vite fait le tour, ça peut donc être intéressant d'aller jouer là-bas. Quand le temps sera venu, on ira tenter notre chance en France. Mais attention, on n'a pas envie de bâcler notre sortie belge. On va d'abord se consacrer à ça.» Et puis, au fait, la Belgique se limite-t-elle, pour un groupe qui chante en français, à la Wallonie? «Non, du côté flamand, on a de bons contacts aussi. En Flandre, il y a une possibilité pour les groupes qui chantent en français dans la mesure où les Flamands sont très exigeants avec les gens qui chantent en anglais, parce qu'ils ont une culture anglo-saxonne très développée. On le voit bien avec dEUS, par exemple, ils n'ont eu aucun souci à s'exporter en Angleterre. Les Flamands aiment bien les groupes qui chantent en français parce qu'ils sont à la recherche de ce truc un peu authentique, différent. C'est un peu exotique pour eux.»

On risque donc, cette année, d'entendre parler et chanter un peu partout les p'tits jeunes d'Été 67.
Et c'est d'ailleurs tout le bien qu'on souhaite à nos oreilles!
 
 
8 Sur internet : Bel RTL:
 
 
Eté 67 a été désigné "Talent RTL 2006". Après Vincent Venet l'année passée, c'est à nouveau un groupe francophone que RTL va soutenir tout au long de cette année 2006.
 
Biographie
Pour Eté 67, tout commence en 1998 quand quatre copains de classe âgés entre 13 et 16 ans décident de répéter ensemble le dimanche après-midi à Esneux / Tilff près de Liège. Ils passent leur temps à massacrer les chansons qu'ils adorent.
 
Néanmoins à côté des reprises, quelques compositions en français apparaissent dans le répertoire. En 1999 le groupe trouve son batteur. Et puis le temps passe, le groupe progresse et trouve bientôt son nom définitif : Eté 67, en écho à cet été de l'amour avec toutes ses merveilleuses utopies qui vit les sorties de grands albums (Sgt Pepper, The Doors, The Velvet Underground and Nico, Are you experienced, The piper at the gates of Dawn...) sources d'inspiration et de motivation intarissables pour cinq jeunes « crabes » bouffé par l'ennui du quotidien d'une petite ville de périphérie où rien ne se passe vraiment.
Cette année 2002 est en fait un nouveau départ : Eté 67 se produit de plus en plus régulièrement, chacun de ces concerts étant très bien accueilli par le public. Les concerts se multiplient, le plus marquant a lieu en mars 2003 à la Soundstation avant Zop Hopop, artiste extrêmement respecté et aimé par Eté 67. Pendant l'été 2003, un nouveau membre, joueur de sax, clarinette et flûte traversière rejoint le groupe et permet une nouvelle originalité dans les arrangements.
 
En janvier 2004, le groupe enregistre une démo 4 titres produite par l'opération « Ca Balance pas mal à Liège ». En mars, il participe aux « Chantiers » des Francofolies de Spa, puis en juillet remporte le premier prix du Franc'Off, le tremplin des révélations des Francofolies. Le groupe termine également troisième du concours Musique à la Française.
 
Rien qu'en 2004, le groupe donne ainsi plus de 30 concerts, affûtant les morceaux qui se trouveront sur leur premier disque. La rencontre avec Claude Martin (Team for Action) et Yves Merlabach (Bang!) donne naissance à un premier 4-titres, qui sort en avril 2005 et contient déjà deux titres forts (Le quartier de la gare et Sens unique) qui leur valent de très nombreux échos en presse écrite, en radio, et en télévision.
 
Le quartier de la gare se fait ainsi remarquer sur les Radios francophones en Belgique, mais aussi au Québec, en France et en Suisse. Le groupe va ensuite défendre ce minialbum pour une tournée chargée de mai à novembre 2005, où pas moins de 50 concerts sont donnés aux quatre coins de la Belgique, mais aussi en France. Le premier album d'Eté 67 sort le 3 mars en Belgique, sur le label 30 Février (distribution Bang!), et sera suivi d'une tournée intensive tout au long de l'année.
 

7  Dans Lou magasine :

 Été 67 Après le succès inattendu de leur « Quartier de la gare », les Liégeois sortent leur premier album. De la chanson française aux racines rock, quelque part entre Souchon et Bénabar …

 Été 67.Drôle de nom pour un jeune groupe dont tous les membres sont nés dans les années 80 ; ils en énumèrent les raisons sur leur site internet : « Parce que le Football club de Liège a terminé troisième du championnat de Belgique ! Parce que Mai 68 c’était trop facile. Et puis, c’est de 1967 que datent les grands albums qui nous ont forgés musicalement. » Cette année –là donc, le rock ‘n roll ouvrait ses ailes…

Les Beatles sortaient Sergent Peppers, les Velvet Underground, Pink floyd et les Doors, leur premier opus. Comme Été 67 en ce début de printemps. Un album très attendu depuis que « Le quartier de la gare » a envahit les ondes et les cabines de douche le matin au réveil. « Ce qui est marrant , c’est que tous ces vinyles, parus la même année, nous rapprochaient déjà lors de notre première rencontre , explique Nicolas Berwart , le bassiste.

Ce n’était pas courant : on avait entre 13 et 15 ans, et la mode était plutôt à la techno. »Mais eux puisaient allègrement dans la discothèque de papa et maman. Préférant l’indémodable aux « démodables » des copains. « On a mis du temps à trouver un nom pour le groupe se souvient Nicolas Michaux, le chanteur. Celui qui est resté le plus longtemps, c’était les Quarry Men. On avait bêtement recopié la première appellation des Beatles. » Et le premier de rigoler : « Ce qui était peut - être un petit peu prétentieux ! »

 Dépourvus de la moindre expérience, que ce soit au niveau de la technique ou de l’écriture, les ados se fendaient à l’époque principalement de reprises notamment Téléphone. Quant aux rôles, « ils se sont distribués assez naturellement . J’avais quelques rudiments de basse, donc je suis devenu bassiste ! » Pour Nicolas M , c’est simple : « je n’avais de notions de rien, et me voici chanteur ! Nous étions loin d’être des virtuoses .Il s’agissait plutôt d’un prétexte pour se retrouver le week end entre potes de l’athénée. Et on avait tous un autre point commun : l’école ne nous intéressait pas de trop. » Vous l’aurez compris Été 67, c’est une bande d’amis inséparables. « Les parents de Nico et les miens se connaissent depuis toujours, raconte le bassiste. On est partis en vacances ensemble. J’étais à l’école primaire avec Raphaël ( guitariste ).Et Renaud ( guitariste aussi) jouait au basket avec moi. J’étais promis à une brillante carrière mais j’ai dû faire un choix et j’ai opté pour la musique ! Beaucoup moins rentable. »Réplique immédiate de Nico le chanteur : « De toute façon le basket ne voulait pas trop de lui ! »

Merci maman !

Et la suite fut une succession de concerts et de galères. On pense notamment aux quelques dates assurées dans des lieux « mythiques », comme A mon tonton et Suzy ou Le cardiff. « Si ce dernier a fermé depuis, c’est sans lien de cause à effet ! Notre première prestation remonte aux 40 ans de ma mère. Dans mon village natal. On en a mis plein la vue à tout le monde ! Je me souviens aussi d’un concours de jeunes groupes à Charleroi. On était censés jouer à 22 h … et on a finalement commencé vers minuit. Il ne restait plus que les grands-mères et les taties des différents musiciens, qui n’attendaient qu’une chose : savoir si leurs petits fils, neveux ou nièces avait gagné ! Ils voulaient que notre set se termine au plus vite … »Sans oublier un festival organisé dans le jardin du bassiste avec les Girls in hawaii… « Ce sont ces petits instants dont on se souviendra éternellement, davantage que des grandes dates. Il y a deux ou trois ans, on donnait notre premier concert à Bruxelles, dans un cabaret rue de la Victoire. On a joué eux soirs d’affilée… devant huit personnes ! Notre ingénieur du son n’en avait rien à cirer : il était content de son boulot…Il écoutait, derrière sa table de mixage, avec sa bière. Et on avait logé au-dessus du troquet, de la scène même. Dans un grenier un peu chancelant .On y avait fêté les 20 ans de Bryan (le batteur) .Le lendemain, à notre réveil, il y avait de la sciure sur nos instruments. Le plancher se lézardait : il a failli s’écrouler.

On essaie de garder un esprit festif, même si ça ne se ressent pas toujours dans notre musique. On a d’ailleurs enregistré l’album dans une franche ambiance de camaraderie. Bien arrosée. » Pour ce premier opus  sous la houlette de Philippe Rennotte , leur producteur-ingénieur son-directeur artistique-arrangeur-, ils ont travaillé souvent de jour …et pas mal de nuit. Sans doute pour mieux décrocher la lune.

* Été 67 sortie le 03/03. www.ete67.be

Nos femmes !

Chiara Mastroianni L’actrice fétiche de Nicolas le chanteur …

Carla Bruni Parce qu’elle a fait de chouettes trucs…pour un mannequin. Non, on rigole !On aime bien son album.

Nico Pour sa voix et son charisme. On a repris « Waiting for the man » , de Velvet Underground, sur l’album.

Jeanne Moreau Pour Jules et Jim.

Marianne Faithfull Pour sa robe dans le show télévisé Rock and Roll circus avec les Rolling Stones.

Claudia Cardinale Pour « Il était une fois dans l’Ouest »

Charlotte Gainsbourg Pour son côté timide .Et son papa.

Diane Keaton Dans Woody Allen. Euh ! On se comprend…Dans les Woody Allen.

Babette (de Dionysos) Pour sa voix et es couettes.

Scarlett Johansson Vraiment besoin d’un commentaire ?

 

                                                       Lou .Mars 2006.WWW.LOU.MAG.BE

6 Dans le Télémoustique du 01/03/2006:

Été 67 ** Contrairement à ce qu’ils disent en introduction d’Autodéstruction Massive, les jeunes membres du groupe liégeois Été 67ne veulent pas chanter pour rien. L a musique est trop importante pour eux, beaucoup trop importante. Comme toute formation rock qui se respecte, Été 67 a fait ses gammes voici cinq ans sur des reprises de Bob Dylan, des Beatles ou du Velvet Underground, mais le groupe a très vite opté pour la langue de Molière lorsqu’il a fallu écrire la première chanson originale.

Nos premiers émois musicaux, on les doit à la discothèque de nos parents. Nous sommes six dans le groupe et nous nous sommes trouvé des points communs, notamment dans cette attirance pour ces magnifiques albums qui ont émérgé en 1967.Le « Sgt Pepper’s »des Beatles, « The Velvet Underground and Nico », »Are you Experienced » de Jimi Hendrix. C’est ce qui explique la présence de la guitare douze cordes Rickenbacker sur plusieurs titres du disque. Un magnifique instrument, typique de la fin des années soixante, que trop d’artistes ignorent aujourd’hui. Pour les textes, le français s’est très vite imposé. D’abord, parce qu’on écoute aussi Souchon, Barbara et Gainsbourg. Ensuite parce que nous souhaitons dire quelque chose. Il n’y a pas une volonté de délivrer un message, mais nos chansons ont un sens, elles parlent aux gens. »

Tiré de leur premier EP paru en avril 2005, Le quartier de la gare traitait, sous ses délicieux contours pop, du thème toujours délicat de l’exclusion sociale. Autodestruction massive peut se lire comme une complainte adolescente énervée mais mérite une analyse plus en profondeur. Les pilules évoquent la tentation de s’enfoncer dans les paradis artificiels et éphémères pour mieux fuir la réalité. Il y a aussi le constat amer d’Eva , magnifique ballade jazzy, ou Marché droit, chanson douce amère nées lors des premiers balbutiements du groupe.

Il y a beaucoup d’amertume dans nos chansons », reconnaissent ils. »C’est peut être dû au climat générationnel. Ce n’est plus l’été 67. On ne peut plus faire croire aux jeunes qu’un autre monde est possible. Il y a des gens qui se battent pour changer les choses, et c’est très bien. Mais il faut bien se rendre compte que ça ne tourne plus très rond. Cette désillusion, on y est confronté tous les jours. On ne triche pas. Qu’on ne se méprenne pas, l’atmosphère n’est pas ici à la grisaille. Été 67 raconte des histoires sombres sur une musique qui ne l’est jamais. Avec pour atouts sa jeunesse, un solide background musical, une écriture réfléchie et déjà une solide expérience live ( «  50 concerts rien qu’en 2005, d’une salle de Perwez avec 15 spectateurs au Cirque Royal »), Été 67 séduit par son intelligence. Si la spontanéité est toujours privilégiée dans la démarche, on sent déjà la sagesse et l’assurance propres aux groupes qui sont faits pour durer…plus qu’un été. Rien n’est figé chez eux. Rien n’est parfait non plus ( une seconde moitié d’album plus faible, une reprise du Velvet idéale pour la scène mais inutile ici), mais l’essentiel est là. Été 67 est honnête. Été 67 a une âme.

5 Dans Le soir du 08/03/2006:

 Eté 67 et Saule, comme un printemps


 ON EN A BEAUCOUP PARLÉ l’an dernier.


Voici enfin leur premier album. Sur un tout nouveau label, baptisé 30 Février.Cela fait un an qu’on vous parle d’Eté 67. Dès leur premier titre, « Le quartier de la gare », on savait ce que la scène nous a confirmé depuis :les jeunes Liégeois en avaient dans le ventre.

 Avant l’été 2005 paraissait leur premier EP, qui s’est vendu à 1.600 exemplaires :un bel exploit assez rare en ces temps de piratage.« Avant même la sortie de ce 4-titres, on avait déjà un petit noyau de fans qui nous suivaient partout, nous ont confié les deux Nicolas du groupe. Ils venaient à nos concerts dans les cafés à Liège et dans les fêtes de village.
Ils téléphonaient aux radios pour leur parler de nous, ils ont même créé un site web avec une rubrique covoiturage pour se déplacer aux concerts. On a vraiment bénéficié d’un excellent bouche-à-oreille. »

Au fil des mois, on a pu voir grandir, ce groupe d’étudiants se démarquant par une énergie et un charisme que portaient des chansons finement écrites. Tout cela se retrouve dans un premier album disponible à la fin de semaine en magasin. Sans titre, il possède  le fameux « Quartier de la gare », et douze autres chansons jouant la carte de la diversité. « On voulait de la variété au sens noble du terme » « Ce premier album est déjà le résultat de tout un parcours. On l’a voulu fidèle à ce qu’on est sur scène aujourd’hui, mais en reprenant aussi des chansons que nous chantions à nos débuts, il y a plus de cinq ans. On a voulu tout mélanger pour en faire un beau voyage dans le temps. On avait un peu peur de ne proposer qu’un style de musique sur tout l’album. On voulait de la variété au sens noble du terme. »

« Le quartier de la gare » nous avait révélé le talent de Nico Michaux à décrire finement un fait de société (les exclus vivant dans les gares et alentours). Il remet ça avec « Les pilules » : « Cette chanson ne parle pas que des drogués, mais aussi des médicaments que prennent les gens « normaux » pour tenir le coup. Il n’y a pas de message moralisateur ou donneur de leçons, c’est juste un constat, un témoignage. L’équilibre entre les textes et la musique, à 50-50, fait partie de notre cahier des charges. Même si tout cela est très instinctif. » Plusieurs chansons parlent d’alcool. Moins sages qu’ils n’y paraissent, les Eté 67 ? « On n’est pas moins rock’n’roll que les Hollywood Porn Stars, même si eux en assument les clichés. On a une image un peu fausse, c’est vrai. Mais l’enregistrement de notre album a parfois été un peu hard. Je me souviens de nuits en studio où on n’a pas touché les instruments. »

Eté 67, en tout cas, est sollicité de toute part. On les verra un peu partout cette année, soutenus aussi bien par les radios publiques (ils sont coups de coeur de la Fédération des radios publiques francophones) que privées (Bel RTL les a choisis comme talent de l’année, après Vincent Venet l’an dernier). Même la télé a fait appel à eux pour le générique d’« Histoires vraies », la nouvelle émission de la RTBF.

THIERRYCOLJON


Eté 67 présentera son nouvel album
(30 Février – Bang !) ce vendredi 10 mars
au Théâtre 140, à Bruxelles (complet), et
le mercredi 15 à la Nuit du Soir, à l’Aula
Magna de Louvain-la-Neuve, avant d’assurer
la première partie de Louise Attaque
à Forest-National le lundi 27 mars.

4 Dans Le soir du 08/03/2006:

 

La 4e Nuit du Soir, le 15 mars


Chanson en diable

Pour la première fois, la Nuit du Soir ne se déroulera pas au Cirque royal, mais à Louvain-la-Neuve.

Daniel Hélin & The Velvet Sisters, Eté 67, Marie Warnant ainsi que Saule et Les Pleureurs seront, le mercredi 15 mars, à l'affiche de la quatrième Nuit du Soir. Toujours consacrée aux artistes belges, cette soirée particulière présentera donc quatre artistes s'exprimant en français. Comme ça, juste pour changer. Et pour la première fois, la Nuit ne se lèvera pas à Bruxelles, mais bien à Louvain-la-Neuve. Autre nouveauté : la RTBF filmera l'intégralité de l'événement en vue d'une diffusion en différé sur La Deux.

Pour le reste, on retrouvera un prix d'entrée démocratique (9 euros) et une ambiance à nulle autre pareille.

La programmation est une fois de plus à la hauteur de l'actualité. Eté 67 et Saule et Les Pleureurs (lire nos rencontres en page 38), les deux premières signatures du label 30 Février qui sera officiellement inauguré le vendredi 10 mars au Théâtre 140, à Bruxelles - c'est déjà complet ! Marie Warnant, récente Femme de cristal sur la RTBF et lauréate d'un nombre incroyable de prix. Et le régional de l'étape, Daniel Hélin.

Au total : quatre façons d'interpréter, sur des rythmes endiablés, une chanson française aux allures pop et rock. Des personnalités fortes qui, séparément, nous ont déjà prouvé qu'elles étaient capables du meilleur. Ils savent de quoi on parle, ceux qui ont déjà vu Eté 67 à la Nuit du Soir de septembre dernier, Saule en première partie de Cali ou de Bénabar, Marie Warnant sur toutes les scènes de la Communauté et Daniel Hélin au Théâtre de Poche ou au Botanique.

La Nuit du Soir, mercredi 15 mars, dès 20 heures, à l'Aula Magna de Louvain-la-Neuve. Réservations au 010.49.78.00, à l'Aula Magna ou sur le site www.lesnuitsdusoir.be.

THIERRY COLJON

3 Dans le flair du 08/03/2006 page 52

Quel été !

Pop pop pop hourra ! Le premier album des Liégeois de Été 67 est (enfin) sorti, et il est à se rouler par terre ! Malgré leur très jeune âge, Nicolas et ses potes savent faire des mélodies qui sonnent, qu’elles soient anecdotiques, ironiques ou pleines de vague à l’âme. Sans exagérer, on n’est pas loin avec ce disque de la force de frappe de Louise Attaque ou Noir Désir. Et puis Nico chante comme un prince du rock, comme vous le constaterez en allant applaudir le groupe dans la tournée qui démarre ce 10 mars au Théâtre 140 à Bruxelles

 Notre avis ;-)))

;-))) = on adore    ;-)) = très bien    ;-) = Bien     - : = Bof…

2 Sur internet : Liability webzine

http://www.liabilitywebzine.com/?ac=non&contenu=viewchr&id=2346

Eté 67 /Eté 67

[30 Février / Bang !::2006]

|01 Les Pilules|02 Dis-Moi Encore|03 Le Quartier De La Gare|04 Eva|05 Marcher Droit|06 Tu N'Es Pas Là|07 Si Vous Voulez De Moi|08 Chinese Restaurant|09 Le Petit Diable|10 Autodestruction Massive|11 Je Suis Un Egoïste|12 I'm Waiting For The Man|13 Les Vacances A La Plage|


Pour réussir, un groupe de musique se doit d’avoir un nom qui frappe les esprits mais qui révèle également l’univers dans lequel il gravite. Sans conteste, Été 67 fait partie de ceux-là. Tout d’abord, il évoque la plus belle période de l’année, en tout cas la plus chaude, qui voit la plupart des amateurs de musique déambuler sur les plaines de leurs festivals favoris. Ensuite, il fait référence à une année musicalement très riche qui a vu la sortie de quelques grands disques dont le groupe raffole (Sgt Pepper, The Velvet Underground, The Doors,…). Bien sûr, mille et une raisons peuvent être évoquées pour expliquer pareil nom mais je n’en retiendrai qu’une seule : au premier abord, ce groupe respire la fraîcheur d’une époque révolue.

Groupe originaire de Liège, Été 67 surfe sur la vague de la nouvelle chanson française qui prend du galon ces derniers temps en Belgique francophone. Après Jeronimo et autre Miam Monster Miam, voici venu le temps de Marie Warnant, d’Eté 67 ou encore de Saule Et Les Pleureurs. D’ailleurs si l’on en croit la récente apparition du label 30 Février (Bang !), la langue de Voltaire a encore de beaux jours devant elle en Communauté française.

Après avoir sillonné les scènes de Belgique et d’ailleurs, obtenu quelques prix, sorti un premier EP, le groupe se voit donc offrir la chance de sortir un premier disque de 13 titres.

La belle histoire continue surtout quand on sait qu’Été 67 foulera les planches de Forest National le 27 mars, en première partie de Louise Attaque.

L’univers d’Été 67 s’articule autour d’une instrumentation classique (guitare, batterie, basse) à laquelle vient se greffer à tour de rôle un saxophone, une clarinette ou encore une flûte. Les lignes mélodiques sont d’une évidente clarté alors qu’une véritable souffle d’air frais est perceptible sur ces compositions, véritables invitations au balancement de tête. Généralement situé par la presse entre Souchon et Bénabar, il faut toutefois admettre que le bât blesse au niveau de l’écriture. Malgré quelques chansonnettes plutôt bien écrites ("Le Quartier De La Gare", "Marcher Droit",…), d’autres témoignent d’une naïveté frôlant la mièvrerie. Morceaux choisis : « Petites pilules de couleur stimulent mon cœur, stimulent mon cœur… petites pilules de bonheur, font que je n’ai plus peur, que je n’ai plus peur… » ou encore « Si tu veux, on peut, toi et moi, aller manger au restaurant chinois, il a fait beau et j’ai eu chaud toute la journée… » (respectivement sur "Les Pilules" et "Chinese Restaurant"). Toutefois, le groupe se rattrape un peu sur la reprise de "I’m Waiting For The Man" du Velvet Underground malgré un petit bémol au niveau de la rythmique cette fois-ci. Un premier album où souffle donc le chaud et le froid. Espérons qu’avec le temps, ces six Liégeois prendront de la bouteille. Ainsi que leurs textes.

 par Jack, chronique publiée le 06-03-2006

 

1 Sur internet : Tribal .be

 http://www.tribal.be/ViewArticle.php?ref=TRIA02309&from=cesars

publié le 04/03/2006 par aurore (19 ans)

 


« Mercredi 15 février, un soir comme un autre, quelque part dans Bruxelles, TRIBAL rencontrait Nicolas et… Nicolas, deux des membres d’Eté 67.Interview sur fond musical... ».

 

TRIBAL : Comment vous sentez-vous à 15 jours de la sortie officielle de votre premier album ?

 Nicolas : Content qu’il soit enfin terminé : on a passé un an et demi à travailler dessus de manière ardue. Et on est très contents du résultat. On a un sentiment d’aboutissement.

A l’époque où vous étiez à l’athénée, envisagiez-vous de faire de votre passion votre métier ?

 N : Non, on a commencé un peu par hasard, histoire de se distraire et de faire du bruit après les cours. En plus de ça, l’école ne nous passionnait pas. On s’est développé ensemble. On a voulu évoluer progressivement en enchaînant de plus en plus de concerts, de plus en plus loin, avec plus de succès. On a sorti une démo qui a aussi fait que l’album puisse apparaître comme l’aboutissement de cet apprentissage. On n’est pas encore au point mais on a nettement bien évolué. Il est clair qu’on s’investit plus dans la musique pour le moment, que dans nos études ou dans la recherche de boulots. Le cumul avec les études est possible car le statut d’étudiant est un statut assez confortable. On n’est pas obligé d’aller à tous les cours : il n’y a pas de contraintes.
On privilégie la musique par rapport à nos études.

Votre victoire aux Franc’Off a-t-elle été déterminante dans votre choix ?

 N : Dans nos choix non, dans ce qui nous est arrivé par la suite oui. Ca nous a ouvert l’accès à de meilleures scènes, à des festivals prestigieux. Le prix des Franc’Off correspondait à l’enregistrement d’une démo avec Team4action. Eux ont très bien accroché, ce qui a amené un partenariat plus important. Il y a eu des démarches pour trouver un label et c’est comme ça que Bang est entré dans la danse en produisant et distribuant ce disque. Sinon, c’est aussi en partie un investissement personnel, ce qui nous accorde une plus grande liberté dans ce que l’on voulait faire. De même, notre album devait sortir en septembre dans la foulée du succès du « Quartier de la gare ». Mais on ne se sentait pas prêt et ils nous ont accordé beaucoup plus de temps pour que nous puissions le rendre encore meilleur. Bang a apporté son aide et sa patience. Grâce à Fools, nous sommes vraiment passés d’amateurs à professionnels. Puis, en plus de cela, nous sommes devenus des amis.

 Comment expliquez-vous que le titre « Le quartier de la gare » ait autant cartonné ?

 N : Je pense que la mélodie est rentrée facilement dans la tête des gens. De plus, le thème leur évoque pas mal de choses. Beaucoup de personnes ont cette vision des environs proches des gares. C’est le quotidien, puis c’est un lieu connu et reconnu en Belgique.

Qu’est-ce que ce succès vous a apporté concrètement ?

 N : Par les nombreux concerts auxquels on a été conviés, on a pu mieux se faire connaître auprès du public. Au final, on était même attendu. De plus, la diffusion en radio a accéléré notre notoriété : alors qu’en 4 ans, on avait 800 fans, en moins de 3 mois on en a conquis plus de 2000.

Vous vous classifiez comme groupe rock français, mais certains vous rattachent également à une certaine pop. Qu’en pensez-vous?

 N : Il est difficile de nous trouver une étiquette car nous sommes vraiment un mélange de plusieurs styles. Mais l’album garde tout de même une homogénéité. Le fait qu’on ait tout fait dans les mêmes endroits apporte une certaine continuité.

 Pourquoi pensez-vous que le titre « Tu n’es pas là » puisse parler aux gens ?

 N : Parce qu’il parle de la solitude de quelqu’un qui a été plaqué. De plus, pour nous, c’est important que nos chansons suggèrent des choses différentes aux gens. Cette chanson a été très difficile lors de l’enregistrement. Nous avons hésité à la garder, mais on s’est dit : « merde, elle est chouette cette chanson, il faut la faire ».

Voulez-vous faire de votre groupe un groupe engagé ou laisser les problèmes actuels ne prendre qu’une infime proportion dans vos réalisations ?

 N : On peut délivrer un sens, mais pas un message car il est difficile de faire une chanson engagée sans message moralisateur. On ne veut pas être des juges. On préfère être des chroniqueurs, ou poser une question qui puisse ouvrir à une réflexion. Etre témoin et pas donneur de leçon.

« Eva » est une de vos chansons préférées, mais il faut plusieurs écoutes avant de la comprendre et de prendre conscience de sa qualité. Pouvez-vous nous en dire quelques mots et peut-être tenter d’expliquer ce phénomène?

 N : C’est moins direct, explicite. C’est formel et stylistique. Mais ce n’est pas que ça. Il y a un sens ouvert à trouver. On peut s’imaginer sa propre histoire. C’est très ESTHETISANT : son clean, jeux de mots
gainsbourgiens. On sent, à la première écoute, une certaine légèreté, mais ce n’est pas ça : il y a une réelle dualité.

13 titres : superstitieux ?

 N : Non, c’est un hasard. Beaucoup de CDs contiennent entre 12 et 14 chansons. Pour nous, c’est le juste milieu, pour que les gens aient de quoi écouter et s’en souviennent.
Il fallait aussi qu’ils en aient pour leur argent, pour ne pas qu’ils l’écoutent une fois puis qu’ils le jettent. On espère que les gens pourront écouter cet album pendant quelques mois ou plus longtemps encore.

Quel est le meilleur souvenir que vous ayez en rapport à Eté 67 ?

 N : Un de nos concerts à Saint-Gilles, il y a environ 3 ans : on a joué deux soirs d’affilée devant un total de… 6 personnes. De plus, on logeait au-dessus de la scène, dans des loges qui ressemblaient à tout sauf à ça. Le lendemain matin, nos instruments étaient couverts de sciure. Mais sinon, les meilleurs souvenirs restent les nuits d’enregistrement chez Fools, avec toute sa famille, à se demander ce qu’on allait garder ou enlever.

Avez-vous une anecdote sur vos concerts ?

 N : On se souvient d’avoir joué complet aux nuits du Soir, et le lendemain, devant à peine 10 personnes. Mais bientôt, on joue à Forest avant Louise Attaque et ça va probablement être un super souvenir aussi !

 Aurore, 19 ans, et Lionel, 19 ans


Eté 67 sera aussi en concert au Théâtre 140 avec Saule et les pleureurs le vendredi 10 mars à 20h30.
http://www.ete67.be
http://www.saule.be
http://www.30fevrier.be
http://www.theatre140.be

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