Critiques Concerts
37 Sur internet : DWB Québec
http://www.dwb.qc.ca/quoi_de_neuf.html
Les groupes de Wallonie-Bruxelles Jeronimo et Été 67 aux FrancoFolies de Montréal
Les amateurs de rock francophone seront ravis puisque que Jeronimo et Été 67, deux groupes de Wallonie-Bruxelles, chaufferont la scène musicale montréalaise lors de la 18e édition des FrancoFolies, du 8 au 18 juin. Suite à une tournée en France, avec arrêts à Paris et Marseille, Jeronimo sera de retour à Montréal pour se produire le 16 juin à 22h, à l’angle des rues Maisonneuve et Bleury, et au Spectrum (318, rue Sainte-Catherine Ouest) le 17 juin à 22h00. Quant à lui, Été 67 défendra les pièces de son premier album éponyme paru en 2006 à travers le plat pays et la France, avec arrêts à Montréal le 15 juin à 21h, à l’angle des rues Clark et Ste-Catherine et le 16 juin à 18h, à l’angle des rues Jeanne-Mance et Ste-Catherine.
36 Sur internet : Info culture (Ca)
http://infoculture.ca/?page=7&view=2&numero=7942
JERONIMO AUX FRANCOFOLIES
2006-06-17
Les amateurs de rock francophone seront ravis puisque Jeronimo chauffera la scène musicale montréalaise ce soir aux FrancoFolies.
Formé de Jérôme Mardaga alias Jeronimo (guitare et voix), Symon Sacha (basse) et Thomas Jungblut (batterie), Jeronimo est lancé en 2000 à Liège par Jérôme Mardaga. Premier album, "Un monde sans moi" sort en 2002 en Wallonie-Bruxelles et est très bien accueilli par la critique et le public. S’ensuit une tournée de deux ans qui amène le groupe en Suisse, en France, en Espagne et au Québec où sera tourné le clip de" Ma femme me trompe", une pièce phare de" Un monde sans moi". Suite à diverses prestations à Montréal, dont un passage fort remarqué aux FrancoFolies en 2003, le Québec est à son tour séduit par l’énergie scénique et le répertoire du groupe, servi sur des riffs acérés et des atmosphères électroniques.
Cette longue tournée est l’occasion pour Jeronimo d’engendrer le matériel de son second album. Paru en 2005, "12h33 "réunit 12 pièces éclectiques qui confère à l’ensemble un ton résolument plus mélancolique et acoustique que leur premier opus. Jeronimo y démontre ses aptitudes à faire sonner le blues, le folk et bien sûr toujours le rock, mais un rock malgré tout plus accessible. Suite à une tournée en France, avec arrêts à Paris et Marseille, Jeronimo sera de retour à Montréal pour se produire le 16 juin à 22h, à l’angle des rues Maisonneuve et Bleury, et au Spectrum (318, rue Sainte-Catherine Ouest) le 17 juin à 22h00.
Rappelons que la Délégation Wallonie-Bruxelles au Québec représente la Communauté française et la Région wallonne de Belgique auprès du gouvernement du Québec. Elle a pour mission de mieux faire connaître aux Québécois toute la diversité de la Wallonie et de Bruxelles et de dynamiser les partenariats qui se nouent entre les deux communautés.
Source :
Philippe Desjardins
Responsable des communications
Délégation Wallonie-Bruxelles au Québec
Tél. : (418) 692 4148
Courriel : desjardins.walbru@dwb.qc.ca
35 Sur internet : Chronics and co (F)
http://chronicsandco.canalblog.com/archives/2005/11/p10-0.html
Jeronimo, concert à La Maroquinerie (Paris) - 2 novembre 2005
Dans une Maroquinerie habituée à des affluences plus importantes, les belges de Jeronimo entendent bien prouver à la petite centaine de personnes présentes ce soir l’étendue de leur talent. D’emblée, une particularité est à noter : le chant est en français. On aurait presque tendance à oublier, aux vues de la masse de groupe rock belges qui chantent en anglais, qu’il existe quelques irréductibles qui s’adonnent à la langue de Molière.
Pour Jeronimo, il n’est pas question de fausse poésie à deux balles, ses textes sont simples, remplis d’humour, de dérision et souvent autobiographiques. Servis par un son flirtant avec la perfection, le trio liégeois est à l’aise avec le rock puissant qu’il lâche. Jamais crémeuse, la musique de Jeronimo, dont la physionomie rappelle quelque peu notre Dominique A national, est une mixture entre un métal fusion évident à certains moments (le formidable medley de reprises du Afraid of Americains de Bowie, de Arno et de Rage Against the Machine… fallait oser), de l’électro et de la chanson française rock.
Connaissant les deux albums de Jeronimo, cela peut paraître surprenant. Sur disque, les chansons de Jeronimo sont plus « radiophoniques », lorgnant vers une chanson rock plutôt traditionnelle. Il n’est pas rare d’entendre passer quelques unes de ses chansons sur les ondes belges, comme peut en témoigner un classique de son premier album, « Ma femme me trompe », tube incontestable.
Véritable terrain de prédilection, la scène est l’occasion pour Jeronimo de faire subir à ses morceaux un nouveau traitement qui les arrachera à leur format habituel. Personne n’ira s’en plaindre compte tenu de la prestation plus que généreuse livrée par le groupe belge.
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34 Sur internet : Music in Belgium
http://www.musicinbelgium.net/pl/modules.php?name=News&file=article&sid=5049
Concernant l'octopus festival
Jeronimo eut la dure tâche de succéder à Mud Flow et il faut dire qu'il ne s'en est pas mal sorti du tout. Accompagné simplement d'un bassiste et d'un batteur, il a assuré sans problème, nous présentant son dernier album "12h33". Il faut dire que le bassiste avait un groove incroyable et que Jérôme était surexcité. Mais tout cela n'atteindra quand même pas l'éblouissante prestation de Mud Flow.
33 Sur internet : Concert and co (F)
http://www.concertandco.info/cdvisu.php?gr=27852
Artiste : Jeronimo Titre : 12h33 Style : Rock
Jeronimo a réussi un exploit fin septembre en première partie des excellents Deus : il a cumulé dans sa courte prestation tous les détestables travers du pop/rock adolescent tant défendu par Le Mouv’ et Europe 2. Textes affligeants, humour qui tombe à plat, romantisme de cour d’école, pseudo rébellion contre la société de consommation, voix affectée et cliché (on dirait du Diabologum, en pire), cruel manque de chansons… N’en jetez plus, la coupe est pleine. Et malheureusement, sans surprise aucune, on retrouve tout ce qu’on avait détesté en live sur le deuxième disque de ce belge francophile, 12h33. Le single J’ai les mains qui tremblent donne le ton : grosse prod bien FM (avec des guitares gonflées aux hormones pour masquer un cruel manque d’idée, comme chez Aston Villa), texte cliché que n’aurait pas renié les très doués Kyo, Damien Saez ou Nicola Sirkis. Jugez plutôt. Premier couplet : « Intérieur en désordre impossible à ranger. L’espoir qui nous liait a fini par casser. En silence, j’ai brûlé tes affaires, excepté ça et là des cassettes que tu as oubliées. » Refrain : « J’ai les mains qui tremblent, ce n’est pas la drogue, ce sont les couleurs de tes jolies robes que je n’oublie pas. J’ai les mains qui tremblent, ce n’est pas l’alcool, ce sont les paillettes de tes yeux de braise qui ne s’effacent pas. » Le matraquage radio aidera sans doute à faire passer ça pour un tube… Le reste du disque – à part deux ou trois idées correctes – est du même niveau ; on vise là où se trouve le nerf de la guerre, l’argent : dans les poches des jeunes gâtés par leurs parents. 12h33 est donc vivement conseillé… aux fans de Kyo, Saez et Indochine.
Site Internet : www.v2.fr.
Octobre 2005 (V2 Music)
Signature : Pierre Andrieu
32 Sur internet : Les inrocks (F)
http://www.lesinrocksparis.com/DetailArticle.cfm?iditem=180447&idheading1=2
Concert de dEUS à l'Olympia, mercredi 28 septembre 2005 After Show [Rock/Electro/Rap]
Extrait :
"
Le joyeux et singulier quintet belge, très attendu du public parisien, a littéralement séduit.
Six ans d’attente… Ceux qui étaient passés à côté de la prestation des Belges au festival des Inrocks ou sur les plages de Saint-Malo l’année dernière avaient oreilles et jambes engourdies depuis cette soirée d’octobre 1999, longtemps crainte comme la dernière du groupe.
Après une première partie décevante du Belge Jeronimo (Jérome Mardaga à la ville), qui tente quelques familiarités avec un public impatient et regrettant l’affiche annoncée au départ - les venues de Zita Swoon, joyeuse troupe emmenée par Stef Kamil Carlens et celle de Millionnaire ont finalement été annulées - l’excitation renaît dans l’antre mythique de l’Olympia. "
31 Sur internet : Longueur d'ondes (F)
http://www.longueurdondes.com/articles/2249.htm
FRANCOFOLIES DE SPA
Du 19 au 24 juillet 2005
Spa (Belgique)
Des stands de bouffe à tous les coins de rues et de la bière à gogo, les Francos made in Belgium sont épicuriennes et bon enfant, ce qui fait leur charme. La petite ville de Spa, n'y est pas pour rien d'ailleurs. Elle s'offre aux festivités avec grâce, tout en permettant de se refaire une conscience et un corps neufs dans ses thermes légendaires. Mais la musique est aussi et surtout de la fête, fort heureusement. Toutes les musiques même, puisqu'Annie Cordy y croise Rachid Taha, Calogero Lavilliers et Ghinzu Kyo ! Et ce brassage intergénérationnel ou ethnique ne gêne finalement personne, puisque chacun peut y trouver son bonheur. Que demander de plus à la musique ? Petite sélection Longueur d'Ondes...
Juliette n'est pas d'aujourd'hui. Son chant évoque les années 40, ses musiciens les années 50, les climats sont de naphtaline, les "R" sont roulés à la Piaf, les histoires, souvent nostalgiques, sont hors-temps et rarement datées. Mais ce décalage n'est pourtant en rien gênant, tant son talent est immense, son humour intelligent et sa force étonnante.
Le son reste celtique sur les bords, mais Matmatah lorgne toujours vers la variété avec ses titres à l'eau de rose, tout en réclamant une crédibilité rock et en reprenant les Who... Faudrait choisir les gars !
"Tous les gens que tu aimes vont mourir un jour." Ca commence bien ! Jeronimo, version power trio rock envoie toujours ce genre de petites phrases. "Ce que nous ont laissé les vieux nous laisse l'estomac un peu creux, n'aura plus court d'ici peu et nous a rendu malheureux." Ce grand, mince au crâne rasé est un timide énervé, torturé qui sourit pour mieux gniaquer. Après "Johnny voudrait un cerveau, Johnny voudrait un Coca, j'ai si peur des Américains", reprise osée de Bowie, il reprend même dans un clin d'œil l'hymne prémonitoire d'Arno : "Putain, putain, c'est vachement bien, nous sommes quand même tous des Européens" !
Toujours empli d'humour, d'intelligence et de recul sur lui-même, Vincent Delerm n'hésite pas à se laisser parodier par François Morel en plein spectacle. Faut dire qu'il a lui-même assassiné Indochine quelques minutes auparavant, c'est donc de bonne guerre ! Piano solo, chansons parlées, rien de neuf, mais un excellent moment.
Dumas, le playboy québécois chante solo en terrasse de bars et sur la grande scène Pierre Rapsat avec trois musiciens folk-rock. Avec sa simplicité de grand frère sympa, il fait aisément chanter la foule qui le découvre.
"C'est juste une histoire d'amitié qui nous a poussé à ce spectacle en commun" explique Albin de la Simone, alors que JP Nataf déconne et l'interrompt. Décontracté donc, le show alterne le répertoire de l'un et de l'autre et chacun vient donner de la voix dans l'univers de son pote. Un bien agréable moment.
Deux choristes-violonistes, un accordéoniste, un guitariste et un complice au micro, Syrano est une formation rap, mais touche à la chanson en repoussant les frontières tango-trashy. Ses textes ont des choses à dire, loin des prêchi-prêcha de coutume. L'attitude est fraternelle et simple. Pantalon noir et tee-shirt noir à l'effigie de Debout Sur Le Zinc, on est loin des clichés Rebook-Nike et autres survêts hors de prix !
Mais quelle drôle d'idée que de commencer un show à 18 h, en plein air, en costume de velours rose, seul au piano, avec une ballade à la Elton John ! Pourtant, le chanteur de Zita Swoon le fait allègrement. Par la suite, il enfourche sa gratte électrique et le rejoignent contrebasse, percus, accordéon, batterie et trois choristes, fort jolies, plus un harmonica par-ci, par-là. Cependant, les mélodies pop-rock sucrées demeureront.
Un petit coup de vieux pour Beverly Jo Scott qui bluese-rocke pourtant toujours avec conviction. Mais bien qu'énergique, son show reste systématique et linéaire.
Le guitariste a choisi un tee-shirt Alice Cooper, le batteur, Dare, le DJ, Iron Maiden, alors que celui de Kemar (un peu usé par les années et amaigri) est plutôt tribal ; c'est donc vrai No One Is Innocent ! Pourtant "du Grand Cayon au Yémen, la peau est la même". Toujours la même bonne énergie brute pour un set sans concession, passionné, enragé. La presta de ce soir devrait se retrouver su un disque live !
Bertignac n'est pas un chanteur, c'est un guitariste virtuose incontesté qui joue au chanteur parce qu'il a un nom. Donc on ne vient pas s'esbaudir devant sa voix quand on va le voir sur scène, on va juste retrouver un vieux copain que l'on n'a pas vu depuis des lustres et tripper sur sa musique. On s'étonne même de le voir en si grande forme, vu qu'on le savait dans une sale passe... "Très content d'être encore en vie" reconnaît-il lui-même. Faut dire qu'après sa Carla-Burni-succes-story qui l'a remis sur les rails, on est heureux de le voir bien dans sa peau. Allez, branchez les guitares...
A l'image de ce qu'ils faisaient dans Zebda, les frères Mouss & Hakim sautent partout, se dépensent sans compter pour faire lever la foule. Leurs propres morceaux invitent à la danse et fonctionnent généralement sur la base d'un refrain-slogan. Moins arabisants que ce que l'on subodorait, ils lorgnent vers le reggae rock et le funk (sans cuivres, mais avec synthés en avant).
Le 25/07/2005 par Serge Beyer
30 Sur internet : Liability (F)
http://www.liabilitywebzine.com/?ac=non&contenu=viewconcert&id=131
dEUS
1ère partie : Jeronimo
Le : 05-10-2005
Lieu : Reims, La Cartonnerie
compte rendu proposé par popop et publié le 06-10-2005
Reims semble bien aimer les Belges. A moins que ce ne soit le contraire. Il y a tout juste un an, deux des jeunes espoirs de la scène wallonne, Girls In Hawaii et surtout Ghinzu, enflammaient l’Entrepôt aménagé à l’occasion de la première édition du Festival Magnitudes. Depuis, Arno a visité la cité champenoise, et ce soir, c’était au tour des pionniers de dEUS de poser leurs guitares à la Cartonnerie, centre culturel inauguré en début d’année et comprenant deux salles de capacités différentes (respectivement 350 et 1200 places). Ce qui est plutôt pas mal pour une ville plus habituée aux spectacles de rues et aux manifestations jazz, classique et gospel qu’aux grandes messes rock.
Si la grande salle semblait bien ambitieuse et vide à l’arrivée de Jeronimo (non, pas de Millionaire non plus à Reims), l’éternel petit groupe de merde de Liège (comme il aime à se présenter) arrachera néanmoins une bonne poignée de spectateurs du bar où ils étaient sans doute très occupés à descendre leurs flûtes de champagne (ça peut sembler snob, mais c’est simplement local). Parlant plus qu’il ne chante, le chanteur, la boule à zéro, offrira un petit concert fort sympathique, alternant morceaux à listes (un genre qu’il affectionne particulièrement) et titres sautillants. Au milieu, une adaptation en français du "I’m Afraid Of Americans" de David Bowie, mélangée au "Putain, Putain" d’Arno et au… "Bullet In The Head" de Rage Against The Machine fait plus office de curiosité que de réussite. Mais au moins, ils auront essayé.
A peine 20 minutes de battement, juste le temps de se resservir une coupe et de jeter un œil au merchandising (minimaliste), et dEUS débarque. Pour les fans de la première heure, une petite présentation du line-up 2005 s’impose. Evidemment, Tom Barman est toujours là, charismatique et possédé. A sa droite, Klaas Janzoons, membre fondateur et seul rescapé de la tournée de The Ideal Crash, triture élégamment son violon et ses claviers. A la gauche du chanteur, le bellâtre Mauro Pawlowski (ex-Evil Superstars), guitariste et choriste un rien poseur, remplit relativement bien le vide laissé par Craig Ward, tandis que s'agite seul dans son coin le bassiste Alan Gevaert, ancien musicien d’Arno. Et derrière tout ce petit monde, un ex-Soulwax aux fûts, Stéphane Misseghers. Beaucoup de changements donc, mais contrairement à ce que l’on pourrait craindre, le groupe possède une assurance et une cohésion déjà impressionnante – et un son qui n’a rien à envier au dEUS de 1999.
Après un petit tour de chauffe sur quelques morceaux calmes, c’est "Cold Sun Of Circumstance" qui lance réellement les hostilités. Comme on s’y attendait, les morceaux de Pocket Revolution passent particulièrement bien en live, plus secs, plus violents aussi. Le public plébiscite évidemment les morceaux les plus anciens (comment lui en vouloir devant des versions aussi parfaites de "Fell Off The Floor, Man", "Theme From Turnpike" ou "Instant Street" ?) mais beaucoup semblent redécouvrir le nouvel opus, un peu rapidement décrié ici et là. Entre un "Sun Ra" ravageur et un "Nothing Really Ends" touché par la grâce, dEUS prouve que ses nouvelles compositions n’ont pas à rougir devant leurs illustres aînées. Et "Roses" de paraître presque fade comparé à ce "Bad Timing" joué juste avant le rappel.
Tom Barman peut en tout cas se féliciter d’avoir su porter son groupe, presque seul, jusqu’à cette nouvelle étape de la carrière. A en juger par l’accueil du public rémois, le choix fait a été le bon. dEUS est aujourd’hui autant lui-même dans les expérimentations sonores de "W.C.S (First Draft)" que dans le rock direct et premier degré de "If You Don’t Get What You Want". Un groupe à la fois simple et complexe, mais jamais facile. La grande classe, quoi.
Setlist : 1.Pocket Revolution 2.Magdalena 3.Include Me Out 4.Cold Sun Of Circumstance 5.Stop-Start Nature 6.Instant Street 7.Fell Off The Floor, Man 8.Assault On Magnus 9.The Real Sugar 10.What We Talk About (When We Talk About Love) 11.If You Don't Get What You Want 12.Theme From Turnpike 13.Roses 14.Nothing Really Ends 15.Bad Timing [Encore] 16.Worst Case Scenario (First Draft) 17.Sun Ra 18.Serpentine 19.Suds & Soda
29 Sur internet : Photosandgigs (F)
Photos de Jeronimo à l'olympia
28 Sur internet : Nonewsweb (F)
http://www.nonewsweb.com/concerts/
Tout le monde, jusqu’à très récemment, annonçait Millionnaire pour assurer la première partie de dEUS à l’Olympia. C’est pourtant les liégeois de Jeronimo qui furent sur scène. Du pourquoi de ce changement, on ne saura rien, mais tout ce qu’on sait, c’est qu’on n’a certainement pas gagné au change. Sur une rythmique et un phrasé très proche d’Expérience, les belges plaquent des paroles d’une affligeante naïveté, qui tournent vite au ridicule. Loin des brûlots rock de l’ancien Diabologum, les enfilades de clichés du type « Tout les gens qui tu aimes vont mourir un jour » auraient plus à faire sur un sac eastpack, griffonnés au tipex par une gamine de 14 ans, qu’en première partie du plus incendiaire des groupes européens.
Posted by Vince
27 Sabam magazine n°42 page 12
Extrait:"Sold out,Machiavel,Kraj,Studio Pagol, Jeronimo,Jean-Louis Daulne ou encore Karine Clerq ont confirmé
eur réputation: solide, forte, vraie.Des talents à l'état brut dont la Belgique ne peut que se vanter."
26 La Meuse : 27/09/2005
Ça balance (pas mal) à Liège Le concert du samedi 1er octobre
Parrains et filleuls sur scène : pas tous !
Le projet “ ça balance” relève le défi de promouvoir les jeunes artistes de la Province de Liège. Depuis
sa naissance, ce concept mise sur de nombreuses actions qui mettent en avant le talent de nos artistes. Notamment grâce à l’enregistrement d’une compilation, formidable carte de visite, qui ouvre pas mal de
portes aux jeunes! En outre, grâce à “Ça balance”, nos espoirs peuvent se rencontrer et créer ensemble.
Ce dynamisme musical voit son aboutissement à travers un chouette concert organisé ce samedi 1er octobre au Forum de Liège! Pour Paul Émile Mottard, député permanent en charge de la culture, ce premier concert joué au Forum a été organisé dans une optique de rencontres entre filleuls et parrains. En effet, certains groupes ont pu bénéficier du soutien d’un parrain, une personnalité connue sur la scène musicale. Samedi, filleuls et parrains évolueront dans une belle aventure humaine et musicale.
Dès 19h30, Charlotte Renoy, jeune liégeoise qui a remporté le 2e prix des Franc’Off 2005, sera accompagnée d’André Borbé. “ Je vis une histoire d’amour et d’amitié avec la musique et ceux qui m’ont proposé de participer à ce concours. C’est une grande chance! Mon leitmotiv? Merci à ’Ça balance’ ”. Charlotte devrait faire partie de la compil 2006. À 20h30, les brillants membres du groupe Été 67 entoureront la chanteuse Sandrine La Vecchia. À 21h30,ce sera autour de Jeronimo, actuellement en tournée, de mettre le feu sur la scène du Forum mais, d’après l’artiste, ce sera malheureusement sans sa filleule Sandrine Nuyts du groupe The Locksmiths.
“En 2003 j’ai été invité par “Ça balance ” à un concert de The Locksmiths à la Soundstation et depuis, il n’y a pas eu grand chose de concret. J’ai gardé des contacts avec la chanteuse, c’est tout. Le groupe existe-t’il toujours, je ne sais pas. Je suis à l’affiche au Forum avec Sandrine mais elle revient de vacances le 29, moi je suis en tournée jusqu’au 30... Matériellement,c’es timpossible de booker des répétitions pour le 1er octobre! On m’a bombardé parrain de ce groupe qui chante en anglais, mes fans savent que je chante en français...
Samedi,il y a beaucoup de chance pour que je sois seul sur scène. C’est dommage parce qu’autour
de moi, je vois des gens qui bossent énormément comme Été 67,Club Vertigo, Championship Manager
et bien d’autres. Là c’est le flou complet, je ne capte rien. Jouer au Forum, c’est un honneur, c’est une salle culte et je donnerai le meilleur de moi-même avec des versions trèsdifférentes que sur l’album (“12h33”). Les chansons ne seront pas interprétées de la même façon (surprise), j’y mettrai un max d’énergie et j’espère que le public appréciera”conclut Jeronimo.
Et pour clôturer cette soirée explosive, le
duo Domgué/Carton dans un trip à ne pas manquer !
N.HERMESSE
À NOTER >Entrée: 5E >Forum :04/223.18.18 >Infos: www.cabalance.be
Ça balance (pas mal) à Liège Le concert du samedi 1er octobre
Parrains et filleuls sur scène : pas tous !
25 Sur internet : Le guide.be
http://www.leguide.be/Guide/musiques/page_5377_372046.shtml
dEUS a carrément explosé l'Olympia
dEUS à l'Olympia : le meilleur concert fondamentalement rock que nous ayons vu cette année. Photo Alex Vanhee.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que le retour de dEUS était très attendu. En Belgique, bien sûr, où les ventes du nouvel album « Pocket revolution » ne fléchissent pas et où les trois dates à l'AB ont vite été complètes.
CRITIQUE THIERRY COLJON, envoyé spécial à Paris
Mais aussi en Hollande, où le groupe de Tom Barman a lancé sa tournée, et en France, où « Le Monde » lui a consacré toute une page fort élogieuse et où il tourne pour le moment avec Jeronimo en ouverture.
Pour Jeronimo, c'est un coup de chance dû en partie à la pingrerie de PiaS qui n'a pas voulu payer le tour support à Milionnaire initialement prévu. Il est vrai que Jeronimo et dEUS partagent en France la même firme de disques, V2, fondée par Richard Branson. Les Parisiens aiment les Belges puisqu'il faut ajouter Zita Swoon à leurs récentes licences.
Jeronimo, donc, bénéficie d'un bel éclairage à la veille de la sortie de « 12 h 33 » en France. Mercredi, devant un Olympia bourré dont on avait enlevé les fauteuils au parterre, il a bénéficié d'excellentes conditions tant sonores que visuelles pour livrer en trois quarts d'heure son univers original. Entouré des fidèles Sacha et Thomas à la rythmique, Jérôme a séduit un public bien amusé par ce Liégeois détonant.
Arrive Tom et sa nouvelle clique. D'emblée, on sent que quelque chose a changé dans le monde de dEUS. Il ne faut pas beaucoup de temps pour se rendre compte à quel point le groupe, qui a connu de nombreux bouleversements, est à nouveau soudé. La présence de Mauro à la guitare et au chant n'y est pas pour rien : l'ex-Evil Superstars apporte énormément, une voix fabuleuse mais aussi un jeu de guitares brutal et métallique, lourd et compact. Il n'en faut pas plus à la rythmique pour faire exploser très vite le concert.
Très concentré, Tom mène le bateau vers des régions d'une densité et d'une intensité rares. On ne se souvient pas avoir vu cette année meilleur concert fondamentalement rock.
Le nouvel album est évidemment largement passé en revue, avec les éclairs que sont « Instant street » au final apocalyptique ou, plus tard, le doublé « Theme from Turnpike » et « Roses ».
Toutes les occasions sont bonnes pour terminer par un chaos organisé rendu encore plus épais par un light show laissant souvent le groupe dans l'ombre, noyé dans une masse de fumigènes ajoutant à l'ensemble le mystère nécessaire aux grands concerts.
Les nouveaux « Bad timing », « What we talk about » et « Pocket revolution » tiennent bien le coup face aux « Little arithmetics » et « Suds & soda », qui rendent le public complètement fou.
dEUS est magistral de bout en bout d'un concert exceptionnel. D'une maturité, d'une rigueur et d'une force inouïes.
Quand il arrivera à l'AB, dEUS sera rodé à mort. Préparez-vous à y vivre trois grands moments...
dEUS sera à l'AB les 11, 12 et 13 octobre, mais tous les tickets ont été vendus en quelques heures. Album « Pocket revolution » (Universal).
24 Sur internet : Sortons.net (F)
http://www.sortons.net/articles/index.php?itemid=402
27/09/05 : Jeronimo + dEUS
Catégorie : Concerts Auteur : Rod
Rentrée en fanfare à l'Exo7 : environ 600 personnes pour un lundi soir, 2 groupes qui ont fait l'unanimité, et un public rouennais (pour une fois, et espérons que ce ne soit pas la dernière !!!) très curieux (beaucoup ne connaissaient aucune des 2 formations), un standing ovation tonitruant. Dommage que le son fut si fort.
Plus de 600 personnes se sont ruées pour voir le concert de rentrée de l'Exo7. Un programme exceptionnel s'annonçant pour la période octobre/novembre, le tout commençant un lundi soir avec Jeronimo + dEUS. La théorie voulait que ce soit le magnifique groupe rouennais Dirge fasse la première partie, mais il s'agissait d'un pack spécial Belgique
Dès 20h10, Jeronimo, sa petite plume en unique décor, fait l'unanimité. Une pop rock bien sucrée, bien pêchue, 3 musiciens, un ordinateur pour quelques samples et nappes douces de synthé, le public est aussitôt conquis. Rien d'original, mais diablement efficace. Après une ovation bien méritée, et quelques minutes supplémentaires pour le changement de matériel, dEUS entre sur scène, et là, c'est une nouvelle dimension qui s'offre au public.
Les lights mettent dans le bain immédiatement, et l'un des points forts de ce concert sera sans nul doute l'ambiance visuelle. dEUS commence, le public hurle, déjà conquis. Dans la foule, beaucoup de néophytes, qui ne connaissent qu'un ou deux morceaux, voire pas du tout. Les belges dégagent un charisme incroyable, si bien que dès la 3e chanson, les ovations ne cesseront d'émerveiller le groupe, qui vient pour la première fois dans notre ville.
Même si tout semble parfait (public ultra réceptif, lights sublimes, chansons bien efficaces), on regrettera un son mal balancé, très fort et trop aigu. Ceci dit, en demandant à quelques personnes, aucune n'a trouvé cela gênant, et cela n'a pas empêché les fans et nouveaux conquis de demander (et d'avoir) 2 rappels du groupe, visiblement touché par un accueil si chaleureux (oui oui Rouen peut être synonyme d'accueil chaleureux !). Ce concert malgré son succès indéniable n'est néamoins qu'un hors d'oeuvre : en effet, dans cette même salle, Maceo Parker, Watcha Clan, Dionysos ou encore Deportivo sont programmés ! Une rentrée qui démarre on ne peut mieux ...
Photos du concert par Rod
http://www.sortons.net/articles/index.php?itemid=402
23 Sur internet : Cyber Liège
http://cyberliege.be/manifestations/vise/pili-pili/2005/index.shtml
Les organisateurs attendaient 20000 personnes sur les trois jours de festival, seulement 2500 spectateurs se sont déplacés pour faire la fête lors de ce sympathique évènement du bord de Meuse.
Extrait:
Sur la grande scène on retiendra un certain Jeronimo, le régional de l'étape, qui tourne actuellement un peu partout et qui monte, qui monte. Son dernier opus " 12H33 " est une petite merveille et c'est sur scène que le gars montre l'ampleur de son talent. A voir et revoir sans modération !
22 Sur internet : Sur Belgo Rock
Octopus Festival:
Extrait:
C’est vers 17h30 que la bande à Jeronimo a pris place sur la scène 2 de l’Octopus. Leur prestation énergique et non dénuée d’humour a retourné un public brabançon très réceptif à leurs riffs carrés et électrisés.
Est-ce que Jérôme Mardaga, Sacha Symon et Thomas Jungblut se rendent bien compte de ce qu’ils ont commis ce dimanche ? A savoir sans aucun doute l’un des plus jolis coups de cette première édition de l’Octopus… Vu les sourires bananesques qui s’échangeaient entre eux et le public en fin de partie, ils doivent vraisemblablement s’en douter.
Cette une foule compacte et enthousiaste qui a accueilli Jeronimo à son entrée sur la seconde scène. Enchaîner avec Mud Flow n’est pas toujours une mission simple à relever, Jérôme semble pourtant avoir conquis le peuple dès les premiers morceaux.
Comme pour dispenser une humble leçon d’efficacité, ses complices et lui ont choisi de sortir la grosse artillerie. Que les morceaux énervés de leur répertoire. « Je vais tout plaquer sauf toi », « Le son, l’image et l’électricité », « Tous les gens que tu aimes vont mourir un jour », « Ma femme me trompe », « Moi je voudrais », « J’ai peur des Américains », « Ton éternel petit groupe » et « Devant tout le monde » se sont notamment chargés de chaleureusement ébranler les Octopussiens.
Mais les cordes sensibles de Jérôme ont aussi un peu vibré dans la douceur. Interprétant seul « Les mains qui tremblent », il a par ailleurs profité de cette chanson pour présenter ses potes (techniciens y compris) au public. Un public toujours sous le charme et sous le choc, qui leur a répondu à coups de bravos et en improvisant une gestuelle digne d’un Jean-Luc Fonck pour illustrer le refrain de ce titre.
Pour clôturer, Jeronimo n’a pas hésité à aller rechercher un titre plus ancien parmi ses compositions, « Le petit ramoneur », ultime décharge livrée aux spectateurs.
Une heure de plaisir pur, un concert exemplaire qui restera sûrement gravé dans de nombreuses mémoires et dans le roc(k) de ce premier palmarès de l’Octopus Festival.
21 Sur internet : RTL .BE
http://www.rtl.be/Site/Index.aspx?PageID=685
Il y a déjà quelques mois, Jeronimo a sorti un nouvel album intitulé « 12h33 », depuis lors, Jéronimo a envahi les ondes radios et les festivals. RTL.be a profité d'une apparition au festival Octopus pour le rencontrer et lui poser quelques questions.
Elle fait très cliché américain cette affiche, on dirait plus un cowboy. Le nom Jeronimo, ça me fait penser à une affiche que mon grand-père m'avait ramenée d'Espagne, dessus il y avait un torréador qui s'appelait Jeronimo. Donc le nom du groupe, c'est un peu un clin d'œil à cette ancienne histoire. Et puis Jérôme en espagnol c'est Jéronimo.
Soundstation
Je leur doit une fière chandelle, c'est eux qui m'ont proposé mon premier contrat d'artiste. Ils n'ont pas eu peur de mettre le pied à l'étrier pour la promo, pour enregistrer le premier album... après on n'a plus été d'accord sur différents points, maintenant ça va mieux, j'y retourne encore régulièrement.
Pochette de l'album 12h33
Là, je suis à Chinatown, j'attends sur un passage pour piétons, c'est un moment fugitif de mon premier jour à New York.
Cet album je le décrirais comme courageux et volontaire. Maintenant on tourne un peu partout, on reste en Belgique encore l'été ensuite à l'automne on va partir en France. On en a encore pour une bonne année de tournée.
Si tu devais décrire ton album en 3 mots ?
Simple, ouvert et sincère
D'où une certaine universalité dans les thèmes que tu abordes ?
Je n'y raconte rien d'extraordinaire, on a tous un peu la même vie et j'aime parler de ça. J'aime aussi ce qui est abstrait, comme par exemple Radiohead, mais je ne me vois pas écrire sur des thèmes abstraits, je préfère être dans le réel.
Cet album, tu l'as écrit lors de tes voyages, en tournée ?
Oui, même si ce sont plutôt de faux voyages, tu bouges tout le temps, tout est fait en vitesse, ce qui te force un peu à être constamment en éveil. Tu captes beaucoup d'images en peu de temps, c'est très intéressant et c'est ça qui m'a inspiré.
La tournée se passe bien ?
Oui très bien, les débuts ont parfois été un peu chaotiques, il a fallu le temps qu'on trouve nos marques avec les nouvelles chansons, il y a une grande différence entre l'album et la scène. La scène c'est énergique, immédiat contrairement à l'album qui est plus calme. J'arrive pas à faire du rock quand j'enregistre et j'arrive pas à rester calme sur scène.
Je vois pas très bien à quoi ça sert, c'est comme la chienne de Baïkonour, j'en vois pas l'utilité à part que l'on peut observer la terre de loin. Finalement à quoi ça sert d'aller dans l'espace alors qu'on sait qu'il n'y a rien et qu'on ne connaît même pas encore convenablement la terre. Mais j'avoue que ça doit être magnifique d'aller dans l'espace, même si j'aurais les jetons d'y aller.
Que penses-tu du téléchargement de musique ?
Le téléchargement de musique ne me pose pas de problème. Personnellement, je ne télécharge pas, j'aime avoir l'objet en main, il me faut le disque.
Et au niveau de ta musique ?
Libre circulation des notes et des mots ! Moi, ça ne me pose pas de problème, après à chacun de savoir ce qu'il veut. Finalement, je crois que ce sont plus les maisons de disques qui sont bien ennuyées par le téléchargement. C'est comme les CD gravés, je trouve ça vulgaire, c'est une copie dans une matière qui n'est pas noble, c'est du jetable, on n'en prend pas soin comme un vrai disque. Je devrais peut-être me mettre à faire des T-shirt, ça au moins c'est pas téléchargeable ! J'en ai pas encore, je crois que je vais m'y mettre.
Es-tu plutôt :
- Anderlecht ou Standard ? Anderlecht
- Blonde ou brune ? Châtain foncé
- Star Ac' ou mon éternel petit groupe ? Mon éternel petit groupe
- Sarah ou la fille sous l'eau ou ta femme qui te trompe ou Corrina ? Corrina
- 12h30 ou 12h36 ? 12h36
- Blankenberghe ou Ibiza ? Blankenberghe, même si je n'ai jamais été ni là ni à Ibiza
- Un monde sans toi ou un monde avec moi ? un monde avec moi
- De ce côté-ci ou de l'autre de la mer ? De ce côté-ci
- Terre à terre ou rêveur ? La tête dans les nuages mais les pieds sur terre
Propos recueillis par Catherine
20 Sur internet : 12h33 GMT
http://12H33gmt.skynetblogs.be/
PHILOU A LA TV ou NANDRIN FESTIVAL SUMMARY (DAY 2)
Partis dès 9.30 du mat', mon chauffeur et moi-même désirions recevoir un accueil digne de ce nom une fois sur place. Exigences de star me direz-vous? Non pas du tout!!!
Après 150 bornes, pour être sûr, nous demandions, non par hasard, à une charmante dame de nous indiquer la route à suivre pour Nandrin. Notre accent passa inaperçu et celle-ci nous dit tout bonnement: "suivez la route du Condroz".
Cela ne nous avançait guère.. Madame, madame, ne partez pas si vite.. Nous ne sommes que deux âmes perdues au beau milieu de votre bourg où les panneaux de directions manquent quelque peu.
"Suivez donc la route de Marche"... Merci bien très chère...
Nandrin, on arrive!!!
Dans toutes les villes du monde, il y a des gens biens et pas bien...
Hier, à Nandrin, ils étaient tous biens.
On fait la file quelques minutes durant..., on paye, on rentre...
Emerveillés par la beauté et propreté du site, nous cherchons les paillassons afin de bien représenter notre région. Il fait si propre ici que ce serait injurieux de rentrer sin frotter ché pieds (c' est seulement de l' argot règional, car vous avez aussi le votre).
Elle est longue cette introduction. Eh bien oui, aussi longue que la route du retour. Chacun doit payer. "V". C' est dur de garder les yeux ouverts!!! Alors, on parle, on parle... On rit, on rit!!!
On se dit que Joe Cocker à probablement sympathisé avec Jérôme et qu' il lui a fait savoir qu' il adorait "les mains qui tremblent".
Puis on fait des blagues à deux sous... Comment fait-on une tarte tatin dans le nord (france)?
Tu fais une tarte, tu la mets dans le four et t' attin'... ( et tu attends)... Et on rit, et on rit...
Et cette journée me direz-vous?
On suit les premiers groupes; allongés sur l' herbe, taillée Wimbeldon.
Profitant du vent glacial...
2 hrs plus tard, ça commence vraiment... par une surprise foooorrrrmidddaaablllleeee.
Je découvre le futur nouveau GSM Nokia, avec face... Mmmh, grise, rouge...
Ca me fait bien marrer!!!
On écoute Malibu Stacy... Pop aux accents anglophones mais sans pouvoir distinguer les origines exactes. Mais c' est pas tellement grave... On continue de se détendre.
Puis, direction "Main Stage" comme on dit chez nous!!!
Et voici Eté 67 qui se prépare... Alors je décide de m' avancer vers la scène...Sachant très bien que mon seul risque était de faire une bonne rencontre... J' avais bien raison!!!
Elle était là la fille aux cheveux qui rougeoient en tombant sur ses yeux... Non, ce n'est pas cette mysterieuse femme de la chanson mais quelqu' un de très respectable et bien gentil.
Puis, puis,... Après un petit retard, porteur de stress, Eté 67 commence. Ils jouent à la maison.
Le public est là!!! 4 chansons plus tard, je ne me retrouve pas au quartier de la gare mais dans la tente.
Il y a Seeasick qui joue. J' avais promis Boogie Snake que je passerais. C' était loin d' être un calvaire étant donné que je voulais découvrir ce groupe dont 2 membres font partie d' Experimental Tropic Blues Band. Groupe que j' apprecie énormement et notamment pour la qualité de "jeu" (musical et scenique).
Un concert Punk Rock qui s' achève par I am a Man, chanté par une femme dont l' énergie et la voix vous scotche littéralement.
Je n' insisterai pas sur le look vestimentaire du batteur...
Je pars vite vite voir l' ami Jérôme. On boira un coup après!!!
J' entends un Jeronimo doux avec " Moi je voudrais" et ensuite agressif en enchaînant sur les Americains. Pif, paf, poum, je me retrouve très vite dans l' ambiance...
Soyons désinvoltes, they say jump, fucking bullet in your heeeeeeaaaaaaaaaaaaaaaddddd!!!!
Piste suivante... les premières notes m' appellent et je reconnais Sarah!!! Un mirage sans doute car ce n' est pas elle qui est devant tout le monde mais Jérôme!!! J' hallucine ou quoi?
Enfin, ce n' est pas tellement grave!!! (j' aime utiliser cette phrase, comme beaucoup d' autres...à bon entendeur).
Ah, quel bon petit groupe de merde!!!
Les mains qui tremblent. solo???? ... Hummm, pas tout à fait car ses deux acolytes reviennent pour se faire remarquer... Et surtout L' allemend là!!! Ouais, celui-là qui fait chavirer le coeur des filles...
A mon humble avis, ça doit être un fameux ramoneur!!!
Si tu me dis Merci Thomas, je te dirai: "de rien du tout mon petit ramoneur!!!".
Mais ne négligeons pas Sacha et ses doux glissés (avec ses gros doigts)!!!
Non, je n' ai jamais essayé mais ça se voit!!!
Quelle équipe!!!
Jimi, si tu reviens, Jérôme veut bien te les prêter!
Tu seras entre de bonnes mains.
Présentation de l' équipe: Sacha, Thomas, l' ange Gabi, Gedeon, Anorak, baby boom et Philou. Ce dernier, vous l' avez tous vu!!!
Le gars qui nous faisait signe, à nous, public, en passant à la TV!!!
Impossible que vous ne l' ayez pas vu, c' était sur écran géant! You' re the best man!!!
On en prend plein la gueule!!!
Pas autant que les Japs il y a 60 ans, c' est indéniable!!!
Sachons distinguer les contextes!!!
Au fait,....???? C' était les 60 ans... Jérôme, tu aurais pu penser à apporter quelques bougies!!!
Ouais, OK!!! Tu vas me sortir qu' elles ne tiendraient pas seules dans ce gros paquet de Merde que nous ont laissés les Vieux...
Ah oui, j' oublie...
Jérôme????
N' oublie pas qu' il y a un copy r, sur le "v"... Mes éditeurs commencent à s' enerver.
J' ai beau leur dire que t' es un ami, ils ne veulent pas entendre...
En tout cas, ce qui est bien, c' est qu' à ce concert, j' ai repensé à plein de topics qui sont passés sur 12h33 gmt. Quelle satisfaction!!!. Et puis, cela, c' est bien grâce à vous, nombreuses lectrices... ;-).
Que dire maintenant de Vaya???
Beaucoup de classe!!!
Il faut dire aussi que j' ai toujours aimé ce groupe belge!!!
Combien de fois je me suis pas arrêté devant la vitrine de ce petit magasin pour acheter le cd!!! Mais à l' époque, étudiant sans blé, je ne pouvais que le regarder... et puis comme le disent si bien les plaques: le temps passe, les souvenirs restent.
Mais ce qu' elles ne disent pas c' est qu' il faut des sous pour pouvoir en posséder une, comme il en faut pour en posséder un (cd).
Finalement ce sera à Joe de clôturer en rendant hommage aux mains qui tremblent.
C' était super Joe. C' est toi le meilleur Jo "V"!!! Euh, Joe!!!
Agréablement surpris par Starsailor!!!
Voilà, c' est tout!!!
07-08-2005, 18:29:30 Elro
19 Dans le soir
http://www.dhnet.be/index.phtml?content=http://www.dhnet.be/dhculture/index.phtml
On voudrait que ça Dour... (17/07/2005)
Déjà l'avant-dernière journée... Daniel Darc, Mickey 3D et Gabriel Rios ont assuré le spectacle, chacun à leur manière
Après lui, Jeronimo a assuré le show. En grande grande forme, il a motivé les troupes qui n'ont pas tardé à jumper en cadence... Et qui ont réagi bruyamment lorsqu'il a dit, avant son célèbre morceau: "Je suis sûr que ma femme me trompe et je suis sûr aussi que je ne suis pas le seul cocu ici ce soir... That's fucking life!"
Déborah Laurent © La Dernière Heure 2005
http://www.dhnet.be/index.phtml?content=http://www.dhnet.be/dhculture/index.phtml
Spa: que la fête commence! (20/07/2005)
Les Francofolies ont démarré en douceur hier soir. Première véritable soirée d'ouverture ce soir, avec les Kyo
SPA La ville de Spa s'est mise aux couleurs des Francofolies depuis hier, puisqu'elles ont débuté en douceur hier soir avec des artistes tels Juliette, Daniel Hélin ou encore Bernard Lavilliers. Mais c'est véritablement ce soir que les festivités seront lancées avec la première tête d'affiche de la semaine sur la place de l'Hôtel de ville: le groupe Kyo.
Les Français qui ont enflammé le botanique il y a peu, seront précédés de nos nationaux Surfing Leons et Jeronimo, qui a servi un set enthousiasmant à Dour, samedi dernier. On espère que le bonhomme tient toujours la grande forme!
Déborah Laurent © La Dernière Heure 2005
http://www.dhnet.be/index.phtml?content=http://www.dhnet.be/dhculture/index.phtml
Ambiance aux Francos de Spa (22/07/2005)
Les Kyo ont secoué la place de l'Hôtel-de-Ville tandis que Vincent Delerm séduisait le Casino
Du côté de l'hôtel de ville, pour la première grosse soirée des Francofolies, les Kyo étaient annoncés sur le coup de 22 h. Pour faire patienter le public venu en nombre: les Belges Surfing Leons et Jeronimo.
S'il est difficile de faire bouger des ados (qui étaient en majorité) qui ne daignent se secouer qu'à l'arrivée de leurs idoles sur scène, Jeronimo a plu aux plus grands. Le bonhomme était passé par Dour la semaine passée, il était donc déjà acclimaté à l'ambiance plein air festival. Il a servi un show enthousiasmant qui a, malheureusement pour lui, vite été rangé au rayon des souvenirs quand les Kyo ont pris la scène d'assaut.
Déborah Laurent © La Dernière Heure 2005
http://www.dhnet.be/index.phtml?content=http://www.dhnet.be/dhculture/index.phtml
De radieuses tentacules (01/08/2005)
Octopus festival - Nivelles, capitale du rock noir-jaune-rouge
NIVELLES Les signes avant-coureurs étaient positifs mais le temps en matinée était négatif. Les organisateurs de la première édition de l'Octopus se sont croisé les doigts, ont invoqué leurs saints, seraient presque devenus mystiques. Et les cieux se sont dissipés, se sont apaisés. Et comme, par hasard, l'affiche était à la hauteur de leurs voeux. Par hasard? Pas sûr. En misant sur une programmation noir-jaune-rouge, le risque était présent, palpable pour le dimanche. Mais c'est le jour du seigneur qui a attiré le plus de festivaliers. C'est qu'avec Sharko, Ghinzu, Mud Flow, Jeronimo, Venus et Sarah Bettens, l'Octopus, à quelques exceptions près, draînait ce qu'il se fait de mieux sur la scène pop-rock belge.
Jeronimo enchaînait avec une bel hommage à Sharko dont le chanteur aurait piqué sa gonzesse au Liégeois. Un clin d'oeil évident mais qui dénotait de l'ambiance festive que Jérôme voulait imposer sur sa scène même s'il
attaquait avec un son féroce taillé sur mesure à pour un set en plein air. Sa crainte des Américains et son Putain Putain tcmaticien lui ouvraient les bras du public chaud à accueillir les Bruxellois de Sharko préannoncés.
Basile Vellut © La Dernière Heure 2005
http://www.dhnet.be/index.phtml?content=http://www.dhnet.be/dhculture/index.phtml
Le rock dans tous ses états et sous toutes ses formes (07/08/2005)
Jeronimo, Joe Cocker, Superbus et bien d'autres ont mis le feu à Nandrin
Un peu plus tôt de la journée, c'était Jeronimo et Eté 67, qui ont fait des ravages chez les jeunes adultes mais pas seulement.
A. Vbb. © La Dernière Heure 2005
18 Sur internet : Belgo rock
Imaginez un éternel petit groupe haut perché sur une énorme scène face à plusieurs milliers de personnes. Imaginez un chanteur persuadé que sa femme le trompe mais qui se rassure de ne pas être seul dans le cas ce soir là. Imaginez des textes limites dada supportés par un rock incisif sans être lourd. Vous venez de vous imaginer au concert de Jeronimo. Jérôme et ses deux compères ont assuré un concert efficace mais sans surprise sur la Red Frequency Stage. Concert suivit par un large public attentif aux interprétations issues des deux albums du liégeois, dont le récent « 12h33 ». Malgré le regret de ne pas être surpris si l´on a déjà vécu un concert de la tournée, on retiendra de ce concert qu´une fois encore le public a prouvé qu´il apprécie et se déplace pour Jeronimo. Une carrière à suivre donc.
17 Sur le forum de du belges sur tes tartines
http://www.dubelgesurtestartines.be/forum/viewtopic.php?t=20&start=165
jb-raph
petit estomac
Posté le: Ven Aoû 05, 2005 11:24 Sujet du message: Mon avis sur l'Octopus...et j'y étais!
Jéronimo : même pour les détracteurs, il mérite d'être vu une fois sur scène! Quelle pêche. Et puis, chapeau à l'ingé son...belle puissance et belle qualité de son sur tout le set.
16 Sur internet : Du belges sur tes tartines
http://www.dubelgesurtestartines.be/article.php3?id_article=108
Jeronimo & Flexa Lyndo : Showcases au Café Central
mardi 28 juin 2005, Café Central, Bruxelles
par v7nce, le 29 juin 2005
Rendez-vous pour une première soirée organisée par Bang ! nous donnant l’occasion de retrouver quelques artistes de leur beau catalogue. Pour des gagnants de concours majoritairement, en ce lieu magique près des Halles St-Géry.
Après quelques discussions amicales et retrouvailles, Jeronimo rejoint la petite scène aménagée au fond du café. On se sent un peu comme à la maison, tant l’atmosphère y est chaleureuse, hormis la température quelque peu tempérée par les ventilateurs. Jérôme, seul donc, entame le set avec une reprise de Dominique A, « Le Commerce de l’Eau » une toute belle chanson de notre bruxellois d’adoption. Une version acoustique très réussie de « Les Mains Qui Tremblent » plus tard, il vient modifier quelques paroles sur « Ma Femme Me Trompe », avec des petits épisodes rajoutés. Nous avons droit à l’une ou l’autre nouvelle composition, comme « L’inconnue du Vol Delta 140 » expliquant une agréable rencontre à bord d’un long charter. Il nous met également dans la confidence que pour créer un morceau, il suffit parfois de réutiliser des accords connus, exemples à l’appui. Comme il y a un peu plus de deux ans au même endroit, Jérôme est tout sourire, et pour notre grand plaisir toujours aussi disponible. Une formule à rééditer plus souvent là ou ailleurs, notre suggestion sera entendue...
http://www.dubelgesurtestartines.be/article.php3?id_article=117
Pili-Pili Festival : Brooklyn, Zop Hopop, été 67, Malibu Stacy, Sioen, Hollywood P$$$ Stars, Jéronimo, Superlux et Zita Swoon
samedi 09 et dimanche 10 juillet 2005, Visé
par v7nce, le 13 juillet 2005
Face aux vertes prairies, également de retour de France, Jéronimo aura également la tâche d’électrifier l’assemblée, et le devoir fut accompli haut la main. Avec cette candeur complice, les riffs rageurs soutenus par la section rythmique de ses acolytes Sacha et Thomas. Des instantanés à retenir comme « Ma Femme Me Trompe », « J’ai peur des Américains », « Les Mains qui Tremblent » seul à la guitare ou « Le Petit Ramoneur » tout en puissance ! Encore une bonne humeur contagieuse...
http://www.dubelgesurtestartines.be/article.php3?id_article=118
DOUR FESTIVAL {la fin du direct}
du 14 au 17 juillet 2005, Dour
par caro.d, le 14 juillet 2005
Jéronimo quant à lui a joué devant une Red Frequency bien remplie et selon les dires (ben oui on ne sait pas être partout à la fois) a enchanté le public !
http://www.dubelgesurtestartines.be/article.php3?id_article=119
Young & Strong Festival : Starfighter, James Deano, été 67, Malibu Stacy, De La Vega, Jeronimo
jeudi 21 juillet 2005, Place du Jeu de Balle, Bruxelles
par v7nce, le 25 juillet 2005
Jeronimo, en pleine promo de son album en France, alors qu’il n’y sortira qu’en octobre, vient ici tout en confiance. Il ne sera pas avare d’énergie et d’électricité. Nous le retrouvons assez détendu, avec son petit lot de sourires (cyniques ou complices) en coin, de clins d’œil... Il propose un petit set, sans concessions, pour le bonheur des fans, et ayant mis dans sa poche de nouveaux venus. En guise de conclusion, une version en solo de « Ce que nous ont laissé les vieux », en hommage à cette journée de célébrations...
http://www.dubelgesurtestartines.be/article.php3?id_article=123
OCTOPUS ROCK FESTIVAL
dimanche 31 juillet 2005, Nivelles
par v7nce, le 2 août 2005
Jeronimo dans la foulée, nous revient pour une bonne dose d’électricité, accompagné de son éternel petit groupe, vacillant entre sentiments de révolte, de dépit et bien entendu d’humour. Humour que tout le monde ne peut déceler, car comme dans tout parfois, il y a différents niveaux de lecture. Jérôme & Co. ne failliront pas ici à leur réputation, et nous offriront encore une fois un spectacle riche et bien complet comme on en voudrait plus souvent. La version plus retenue de « Les Mains Qui Tremblent » comme ultime répit avant de clôturer de plus belle avec « Le Petit Ramoneur », dernière ligne droite en français pour la soirée. Non des moindres.
http://www.dubelgesurtestartines.be/article.php3?id_article=125
NANDRIN FESTIVAL
samedi 6 et dimanche 7 août 2005, Nandrin
par caro.d, v7nce, le 8 août 2005
Cas particulier, Eté 67 et Jeronimo ont enchaîné ensemble deux heures de concert, partageant un morceau commun entre les deux sets, la reprise de Velvet Underground. Pourquoi pas ? Belle idée ! Seulement au même moment Seasick, programmé sous la Tent, ont été les seuls à ne pas profiter de l’alternance des scènes ! Quel dommage de ne pas laisser la chance à la découverte de ce groupe déjanté, qui s’est retrouvé face à un chapiteau bien vide...
15 Sur internet : Du Belge sur tes tartines
http://www.dubelgesurtestartines.be/article.php3?id_article=71
NUITS BOTANIQUE : Jeronimo
dimanche 08 mai 2005, Cirque Royal, Bruxelles
par v7nce, le 10 mai 2005
Les Nuits Botanique prennent maintenant leur vrai départ, c’est parti pour une semaine ! Aujourd’hui, Jeronimo, unique groupe à occuper seul l’affiche...
Et nous serons quelque peu mitigés de bout en bout. En ouverture, nous avons droit à un petit film de Mark Lagoon montrant Jérôme déambulant dans les rues de New York, avec quelques commentaires sur la création des nouvelles chansons, sur fond musical de celles-ci. Et ce qui sert de clip à « De l’autre côté de la mer » également. On essaye de trouver l’intérêt à tout cela, un peu comme un souvenir de voyage, posant mélancoliquement dans des lieux déserts ou très fréquentés, il y a un sentiment de tristesse tout le long, aucun sourire. Il y a certes de bon clichés, le noir et blanc s’y prêtant bien, beaucoup de téléphone public (appellera, appellera pas ?), beaucoup d’inscriptions typographiques américaines, à l’ancienne, à Coney Island.
Le concert à proprement parler, très figé également, volume à fond, comme pour combler les vides... Les trois acolytes entrent sur scène sur un loop de batterie (pompé à U2 au passage) de « Je vais tout plaquer sauf toi ». Ça démarre fort, la guitare en avant, électrise un public majoritairement conquis. On reprochera un peu le manque de communication, ils restent distants, et quand il s’agira de présenter les membres, ce sera sur le ton de la private joke, qui les amusera eux, au moins. Les morceaux s’enchaînent sur le même ton. Il faudra attendre une petite trêve acoustique pour retrouver un peu plus d’humanité. De la sensibilité avec le lancinant « La fille que j’aime », histoire de calmer les esprits. La part belle est heureusement laissée encore à ses morceaux plus anciens (et semblent plus convaincants sur scène). Nous en venons à nous remémorer l’époque de débuts, plus maladroits, avec la candeur qu’on lui connaissait, la naïveté qui en faisait sa marque de fabrique. Mais ici, désolé, ce n’est rien de personnel contre Jérôme, cela manque de subtilité, et ceux qui (comme moi) n’ont pas le recul nécessaire s’embêteront. On a déjà vu des concerts plus inspirés. Un peu plus de mouvement pendant « Mon éternel petit groupe », où finalement le leader quittant son espace viendra taquiner Sacha le bassiste, las de rester éloigné des contacts sans doute.
En rappel, l’écran revient, pour nous proposer des images sur « Les mains qui tremblent », single efficace s’il en est... Qu’on ne se méprenne pas sur mes propos, musicalement tout est bon, bien joué, mais trop dans les mêmes tonalités, on espérait plus de nuances... Une dernière chanson, spécialement pour la fête des mères, Jérôme reviendra seul interpréter « Comme par miracle »,... dommage qu’il n’ait pas eu lieu ce soir.
14 Sur internet : Music in Belgium
http://www.musicinbelgium.net/pl/modules.php?name=News&file=article&sid=4733&mode=&order=0&thold=0
Concerts: JERONIMO ouvre les Nuits Botanique
Posté le 12/05/2005 à 00:05:00 CEST par jplhoir
Kevin a écrit : "Ce 8 mai est définitivement une soirée spéciale, puisque Jeronimo, en plus d'ouvrir les Nuits Botanique, présente le film "12h33", réalisé à New-York après l'enregistrement de l'album du même nom…
Nous voilà donc au Cirque Royal (petite configuration), 20h30, début de la projection du film de Marcello Dellamare. Le film, essentiellement filmé en super 8, a pour bande son divers enregistrements plus ou moins rares de Jeronimo. On le voit déambuler dans New-York sans but apparent, à la recherche d'images, ce qui lui donne l'occasion entre autres de filmer de quoi concocter quelques clips vidéo, mais aussi de nous faire profiter de versions acoustiques – dans la rue – de nouvelles chansons… Remarque en passant, le film n'était composé que de très courtes scènes (rarement plus de 15 secondes)… Un effort remarquable…Le sample d'intro de "Je vais tout plaquer sauf toi" martèle de plus en plus fort, et enfin arrive celui que tout le monde attend, d'abord tout seul puis rejoint au refrain par ses musiciens, la couleur est annoncée d'emblée: la soirée sera musclée (pour la musique) et ironique (pour les paroles). Le concert commence donc en force, avec des chansons telles que "Ma femme me trompe", ou encore "Tous les gens que tu aimes vont mourir un jour", aux paroles toujours très innocentes et drôles, soutenues par une section rythmique du tonnerre… Quand vient la reprise de Bowie, "J'ai peur des américains", Jérôme se lance dans une série de reprises dont un "Putain, putain", deux Rage Against the Machine ou encore un "I don't want to have sex with you" de Sold Out, échangeant à juste titre le don't pour un just... Mémorable medley...
Quelques titres acoustiques ensuite, occasion pour lui de se rapprocher du public en racontant les diverses histoires imaginaires du groupe (les amours de Sacha, le bassiste, avec une prostituée ukrainienne ou encore le mariage de Thomas, le batteur, avec Sheryl Crow), ils en rigolent d'ailleurs eux-mêmes… Tout ça pour finalement introduire son "éternel petit groupe de merde" (c'est lui qui le dit!). Décidément en forme, Jérôme dédicace "Les mains qui tremblent" à Jean-Paul II, pour laquelle l'écran a été redescendu pour repasser les images du clip de la chanson… Vient la fin du concert, et en deuxième rappel Jérôme seul dédicace "Ce que nous ont laissé les vieux" à sa maman… Fin de concert touchante et familiale…
Voyez aussi les photos du concerts dans la galerie photos"
Juste une petite correction à mon article: la chanson de fin était Comme par miracle et non Ce que nous ont laissé les vieux.
13 Sur internet : Belgorock
Ce dimanche, quatrième soir officiel des Nuits Botanique et premier soir occupant les cinq sites du festival bruxellois, alors qu’An Pierlé remportait un vif succès sous le chapiteau du Botanique, Jeronimo occupait seul le Cirque Royal ! Un concert à vivre ou revivre par ici…
La nuit de Jeronimo:
Ce dimanche, quatrième soir officiel des Nuits Botanique et premier soir occupant les cinq sites du festival bruxellois, alors qu’An Pierlé remportait un vif succès sous le chapiteau du Botanique, Jeronimo occupait seul le Cirque Royal ! Un concert à vivre ou revivre par ici…
20h30 précises, le Cirque Royal s’éteint. Place à l’artiste unique de la soirée : Jeronimo. Le premier niveau de la salle est plein, commence alors la projection de "12h33", un film sur le voyage de Jérôme Mardaga à New York. La réalisation est signée Mark Lagoon et nous fait vivre cinq jours d’élucubrations visuelles et musicales aux côtés de Jeronimo.
Sans transition, commence ensuite une heure et demi de concert, une petite quinzaine de chanson, essentiellement tirées du nouvel album… mais pas seulement ! En effet, outre ses nouvelles chansons, Jeronimo nous a fait revivre ses plus célèbres premières chansons, de « Ma femme me trompe » à « Mon éternel petit groupe » ! Jérôme s’est également laissé aller dans un medley de déformation de tubes tel que le « I don’t want to have sex with you » de Soldout – devenu pour l’occasion « I just want to … » ! Medley clôturant la première phase électrique du concert.
Vinrent alors trois chansons plus acoustiques entrecoupées de petits contes sur l’origine des chansons… Commentaires permettant d’également présenter Thomas et Sacha au fil d’une seconde partie électrique et d’entamer la dernière chanson d’avant rappel : « Mon éternel petit groupe » !
Quatre chansons et un rappel plus tard, le concert se clôturera par une chanson en honneur de la fête des mères, Jeronimo seul à la guitare. A l’instar de ses concerts solos dans les FNAC lors de la sortie de son premier opus, on y retrouve un très bon guitariste qui sait donner une jolie présence à son instrument. Salut final à l’avant de la scène, comme l’ont fait les plus grands passés dans cette superbe salle, viendra mettre définitivement terme au spectacle.
De ce spectacle, on gardera un goût de trop peu quant à l’innovation depuis le premier album ainsi qu’une trop grande distance – physique (3-4 mètres du bord de scène) comme verbale – par rapport au public venu spécialement pour le liégeois.
Néanmoins, on soulignera largement la qualité des programmations musicales enrichissant chaque instant du concert. Samples et jeux en live s’associant pour une belle pèche scénique appuyée comme il se doit d’un jeu de lights croisés sur le héros du soir. Une belle soirée en ce début des Nuits Botanique !
12 Sur internet : La libre . be
http://www.lalibre.be/article.phtml?id=10&subid=90&art_id=219489
NUITS BOTANIQUE
Premières étoiles et toiles
V.B et L.H.
Mis en ligne le 10/05/2005
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Au Cirque Royal, dimanche, Jeronimo a fait son cinéma, grand coeur aux gros bras.
Version Bollywood à l'Orangerie, avec Olli et son magique Orchestra.
Olivier Pirard
Erreur fatale. Mais rapidement réparée... Il ne faudra pas plus d'un morceau pour le public du parterre du Cirque royal de Bruxelles se dresse (quasi) comme un seul homme, dimanche soir, pour apprécier à sa juste mesure le spectacle de Jeronimo. Car autant les strapontins conviennent bien au visionnage du film «12h33», projeté en première partie du concert, autant ils gênent considérablement le déhanchement des fans sur la musique du bouillant chanteur liégeois. Jérôme Mardaga n'est jamais mieux à son affaire que sur scène, là où ses mélodies parfois naïves prennent de l'ampleur, enflent, jusqu'à devenir énormes.
Secondé par une section rythmique ultra-puissante, le grand «chauve» décoche une fois de plus ses tubes comme autant de grenades du bout d'une guitare survitaminée. «J'vais tout balancer sauf toi», «Je crois que ma femme me trompe», «J'ai peur des Américains», «Mon éternel petit groupe», «J'ai les mains qui tremblent», affichent une cohérence d'ensemble, mais dans un registre gros bras qui manque forcément de nuances (même sur «Comme par miracle», chanté pour sa maman à l'occasion de la fête des mères). Même sa voix particulièrement fluette sur disque trouve de l'assurance, et pas seulement lorsqu'elle se fait rageuse, reprenant les invectives de Noir Désir - «N'ayons l'air de rien» («Tostaky») - ou de «Rage Against the Machine» - I won't do what you told me» («Killing in the Name»). Bref, pas beaucoup de moments de répit dans ce concert d'une efficacité monocorde.
11 Sur internet : Le guide .be
http://www.leguide.be/Guide/musiques/page_5377_329441.shtml
« 12 h 33 » en pleine Nuit
Dimanche, au Cirque royal, les Nuits Botanique sont entrées dans le vif du sujet. Avec Jeronimo et une Nuit du Soir réussie. Film comme concert.
THIERRY COLJON
Un festival est toujours une question de choix douloureux. Ainsi, dimanche, pour la première Nuit Botanique de cette semaine qui se terminera dimanche (avec Arcade Fire au Cirque royal et la « Nuit de France » au Bota), il fallait choisir entre la création de Jeronimo, au Cirque, et celle d'An Pierlé au Chapiteau du Botanique. Sans parler des nombreux concerts à l'Orangerie, à la Rotonde et au Witloof Bar - nous rendrons compte de ces concerts dans nos éditions de mardi.
L'événement, c'était bien sûr la Nuit du Soir, pour le grand retour de Jeronimo, avec son deuxième album, « 12h33 ». Et l'originalité de cette Nuit, c'était la première partie qui, contrairement aux habitudes, n'était pas prise en charge par un groupe ou un artiste, mais par un film, également intitulé « 12h33 » (lire à ce propos le « Soir » de ce week-end).
Il s'agissait là de la première diffusion publique de ce court-métrage réalisé à New York par Mark Lagoon. Tant le support (le super-8) que l'angle personnel, instinctif, utilisé pour coller au plus près de l'univers de Jeronimo, avec ce gros grain en noir et blanc qui va si bien aux rues de la Grosse Pomme, ont offert une parfaite illustration de ce qui allait suivre. Evitant les clichés du clip, le film installe une ambiance, présente un univers qui est celui du chanteur liégeois. Car Jeronimo reste unique, avec son mariage du texte français et du rock. En trio, entre machines et distorsions, entre guitare et chansons françaises, Jeronimo fausse toutes les pistes, et surtout, séduit par cette honnêteté et cette fragilité propres aux grands artistes.
On a retrouvé avec bonheur les anciens titres de Jérôme et cette pêche électrique qui a permis aux nouvelles chansons de trouver, sur scène, leur meilleur traitement. Le public, qui a bien rempli un Cirque en configuration assise, a apprécié le retour d'une des personnalités les plus attachantes de la scène rock belge.
Et l'on peut déjà annoncer la troisième Nuit du Soir, le 26 septembre prochain au Cirque royal, avec une affiche qui sera tout aussi rock et tout aussi belge.
En attendant, on ira aux Nuits Botanique tous les soirs de la semaine, avec un rendez-vous quotidien dans votre journal.
Mano Solo annule
En raison de dissensions internes au groupe, le concert que Mano Solo devait donner au Cirque le jeudi 12 est annulé. Dommage pour Eté 67 qui devait en assurer la première partie.
09 mai 2005
10 Sur internet : Pratik
http://www.pratik.be/actuculture.php
Premières étoiles et toiles
Erreur fatale. Mais rapidement réparée... Il ne faudra pas plus d'un morceau pour le public du parterre du Cirque royal de Bruxelles se dresse (quasi) comme un seul homme, dimanche soir, pour apprécier à sa juste mesure le spectacle de Jeronimo. Car autant les strapontins conviennent bien au visionnage du film «12h33», projeté en première partie du concert, autant ils gênent considérablement le déhanchement des fans sur la musique du bouillant chanteur liégeois.
9 Sur internet : Anorak supersport
http://www.anoraksupersport.com/index.php?rub=news
09/05/2005
Remarquable concert de notre indien et ses deux acolytes hier soir au cirque royal ! En ouverture, le reportage " new - yorkais" réalisé par Marcello Dellamare a déjà scotché le public ...
Que dire alors du concert ! ? Une set - list irréprochable alternant les nouveaux et les anciens titres avec une redoutable efficacité ! Un son ENORME ! Et, cerise sur le gâteau, le clip de " Les mains qui tremblent "( dédicacé à Jean paul II )en synchro avec le groupe ! Magique !De quoi être très fier d'être " le petit label de merde " de Jéronimo...
Et pour couronner le tout, 12h33 sera prochainement dans les bacs de France via le label V2 ( mercury rev, bloc party,...) ! Une soirée inoubliable !
8 Sur internet : 12h33 gmt
http://12H33gmt.skynetblogs.be/
Une nouvelle Constellation...
Ce soir du huit mai 2005, tous les plus grands astronomes étaient réunis au 81, rue de l’ enseignement à 1000 bruxelles au lieu-dit : " Cirque Royal ".
Leurs prévisions étaient toutes exactes. Sauf une !
Ce n’ était pas là-haut dans le ciel qu’ il fallait regarder, mais droit devant soi, pour voir les étoiles.
Certes, il n’ y en avait que trois ; mais nous avons pu les admirer plus d’ une heure trente minutes.
Les plus grands spécialistes, dont je fais partie, s’ accorderont à dire qu’ elles n’ étaient pas filantes mais brillantes. Nous pouvions presque les toucher. Le spectacle était grandiose.
Il ne restait plus qu’ à leur donner un nom, un repère dans le ciel. Après une longue concertation, j’ impose mon avis et nous seront tous unanimes. Of course ! ! !
Sur le 45ième Parallèle. A l’ Ouest, l’ étoile Symon. Au Sud, l’ étoile Mardaga. A l’ Est, l’ étoile Jungblut.
Une 89ième constellation est née. La Constellation JERONIMO. J’ avoue, j’ en perds le Nord.
Le spectacle fini, je suis déboussolé.
Moi qui avais perdu le nord, je me devais de retrouver le chemin de la gare centrale. La chose n’ était pas facile mais pas impossible non plus. La grande Ourse est là pour me guider. Et puis, ne dit-on pas que tous les chemins mènent à Rome?
J’ y arrive enfin. A peine monté dans le train, le sifflet du contrôleur annonce son départ.
Le " ta-ta-tatam " du train me plonge dans une légère hypnose. Suffisante, ma foi, pour faire remonter à la surface le chant des baleines, le chant des oiseaux et l’ odeur des plaines.
Le contrôleur : " Monsieur, Monsieur ! ".
J’ ouvre les yeux et …
Le contrôleur : " Votre billet Si vous plaît ! ".
Elro : " S’ il vous plaît Monsieur ".
Micro : " Gare de Mons dans 2min34sec6centièmes ! ".
Elro : " putain déjà ? ". " Tant mieux ! ".
30 minutes plus tard, café serré. Sms…
J’ apprends, par mon collègue Astrophysicien, la découverte d’ autres étoiles qui se cachaient derrière la Constellation JERONIMO. Leurs noms : Fools, Seb, Jédéon, Sergio, Ed, Dellamare, l' ange Gabriel, Alex… By Jo "v"
Ps1: Si une étoile manque, faites-le savoir et je la rajouterai.
Ps2 : Sarah était là, mais…
A chaque histoire d’ amour qui s’ éteint, c’ est une étoile qui meurt. CIAO a tutti…
Elro
7 Sur internet : Pop Rock .com
http://www.pop-rock.be/breve.php3?id_breve=913
Jérôme superstar !
lundi 9 mai 2005
Jéronimo a tout simplement donné un des meilleurs concerts de sa carrière. C’est le commentaire que nous livrait hier soir, à chaud, le responsable de son label, à la sortie du Cirque Royal. Tout le monde ne partagera peut-être pas un tel émerveillement, mais force est de reconnaître que le Liégeois a fait plus qu’assurer. Toujours accompagné de son éternel petit groupe de merde (c’est lui qui le dit !), Jérôme Mardaga a donné une belle démonstration de rock’n’roll. N’en déplaise aux sceptiques.
Ne le cachons pas, son court set acoustique surprise de l’Anorak Party, en janvier dernier, ne nous avait pas totalement convaincu. Il aura suffit que Jéronimo rebranche les amplis pour que la sauce prenne comme jamais ! Comment résister en effet aux petites bombes que sont Je vais tout plaquer sauf toi, en ouverture du concert, ou Les mains qui tremblent en rappel ? Ces extraits de 12h33, déjà délicieux sur disque, prennent en live toute leur dimension.
On n’échappe pas non plus à une pluie de reprises hyper inspirées : le classique I’m afraid of Americans de David Bowie en français, Bullet in the head de Rage Against The Machine, un clin d’œil aux amis de Soldout avec un I don’t want to have sex with you détourné, ou encore Putain, Putain de TC Matic. Cette dernière reprise nous fera d’ailleurs penser que ce cher Arno peut désormais prendre sa retraite. La Belgique peut compter, avec Jéronimo, sur un songwriter et performer de tout aussi grand talent. C’est sans doute ce dont on se souviendra de ce concert d’ouverture des Nuits du Bota 2005.
Le DJ set des Robots in Disguise au Witloof Bar vint ensuite bien à point pour nous remettre de nos émotions. Un nouveau John Travolta en t-shirt Joy Division aurait été aperçu sur la piste de danse...
Ce soir, les Nuits du Bota continuent avec, en vrac, The Departure, les Hollywood Porn Stars, Hot Hot Heat, James Yorkston, Outfit, The Dallas Explosion, Mathieu Boogaerts et Miam Monster Miam.
Demain, Archive entamera le premier d’une série de trois concerts très attendus, tandis que les Kaiser Chiefs (avec The Cribs et Malibu Stacy, voir ici) joueront à guichets fermés.
6 Sur internet : A nos prairies
2005-05-09, 10:46:35
Cirque Royal
Magnifique concert rien a redire tres belle image et le clip "Les mains qui tremblent" est superbe. Merci pour tout
http://users.skynet.be/fa074887/jeronimo.htm
Fabien
2005-05-09, 16:28:41
Nuits du Bota
C'était trop génial, malgré la froideur de la salle (outre un courant d'air glacial, tout le monde semblait s'endormir avant le début du concert )... Non aux places assises !!!
Le film qui ouvrait le concert nous avait déjà bien mis dans l'ambiance mais l'arrivée de Jérôme a secoué tout le monde. Superbe performance !!! Mais, connaissant Jeronimo, ce n'est même pas une surprise ... :-D Anne
2005-05-09, 19:36:51
A-t-il peur du public ?
C'est l'impression que j'avais tellement il était loin sur scène !!!
Tofke
5 Sur internet : Pop Rock . com
http://www.pop-rock.be/breve.php3?id_breve=907
Les Nuits de l’Entrepôt ont manqué de jus !
mardi 3 mai 2005
Que fait l’organisateur d’un festival de rock quand plus rien ne fonctionne, quand le son ne veut plus sortir des baffles, ni la lumière des spotlights ? Il sort sa guitare acoustique, allume un feu de bois et joue le répertoire entier des Girls in Hawaii ? Il invite les festivaliers à taper la carte ? Ou bien il ferme boutique ? Question pas très agréable, qui ressemble fort à un bon vieux cauchemar d’étudiant la veille d’un examen...
C’est pourtant bien cette sale question qu’ont dû se poser les responsables des Nuits de l’Entrepôt, le festival arlonais qui se tenait ces 29 et 30 avril, quand, samedi soir vers 21h00, le groupe électrogène qui alimentait les deux principales scènes rock du festival les a lâchement abandonnés durant le concert bubble-pop des français de Superbus, plongeant ainsi la salle principale du festival dans l’obscurité et le silence pendant 2 bonnes heures...
De plus, comme si cela ne suffisait pas, voilà que Scala, la tête d’affiche de la soirée annulait son concert, leur ingénieur du son ayant du être emporté inconscient aux urgences après une très mauvaise chute sur la scène principale plongée dans l’obscurité suite à la panne de courant. Scala reviendra prochainement à Arlon, les organisateurs des Nuits de l’Entrepôt discutant actuellement avec la Maison de la Culture de l’organisation d’un concert à prix réduit en guise de séance de rattrapage.
Si on conseillera donc aux organisateurs des Nuits, de postuler pour le « Prix Francophone de la Poisse 2005 », que dire de la programmation musicale de la journée du samedi ? Comme on le pressentait, on a entendu un peu de tout : du glam-rock à la sauce 80’s des Hollywood Porn Stars, à l’attitude toujours impeccable, même s’ils n’ont pas nécessairement été gâtés par une sonorisation qui ne faisait pas dans la dentelle (les anciens hangars de la SNCB ne sont pas réputés pour leur acoustique impeccable) à la cold-wave poussive des vieilles ganaches survivantes des années 80 de Trisomie 21, il y en avait pour tous les goûts, mais peut-être pas pour toutes les oreilles.
Au rayon rock, on aura surtout été marqué par Jéronimo (la photo), qui a proposé un set plein d’énergie, ponctué des interventions pince-sans-rire dont le Liégeois est coutumier. Nous y reviendrons plus longuement très prochainement en vous proposant la belle interview que Jérôme Mardaga nous a accordée juste après son concert. En attendant, ne manquez sous aucun prétexte son concert de ce dimanche 8 mai, à Bruxelles, au Cirque Royal !
Le rayon électro valait également le détour, à Arlon. Soldout a, bien entendu, brillamment clôturé les hostilités, malgré la soirée agitée décrite ci-dessus, mais c’est surtout dans l’ancien entrepôt des douanes, le camp de base des Nuits de l’Entrepôt, que les choses les plus intéressantes se sont déroulées, sur les deux scènes réquisitionnées par le collectif Elektrash. Malgré la défection d’une des têtes d’affiche de la soirée, les franco-berlinois de Sex in Dallas (un ordinateur volé sur scène entre le soundcheck et le set...), c’est dans ce lieu on ne peut plus underground qu’on a vu et entendu les choses les plus enthousiasmantes, avec une vraie cohérence dans le choix des groupes, cohérence qui manquait sans doute un peu au reste de l’affiche...
Texte : N.T.
4 Sur internet :Pop rock entrepot
http://www.pop-rock.be/article.php3?id_article=1042
ARLON, NUITS DE L’ENTREPÔT, 30 AVRIL 2005
Jéronimo : "Quand je lis les interviews de New Order, je suis mort de rire. Eux, ils ont tout inventé !"
INTERVIEW
samedi 7 mai 2005, par Nicolas Thieltgen
Début de soirée studieux, ce samedi 30 avril 2005, alors que nous rencontrons Jérôme Mardaga, alias Jéronimo, tout juste sorti du concert qu’il vient de donner dans le cadre des Nuits de l’Entrepôt à Arlon. Fort beau concert d’ailleurs, principalement axé autour de son dernier album, le lumineux 12h33, dont on ne se lasse toujours pas après deux mois d’écoute assidue. Le soleil se couche, en arrière-plan un vieux train de la SNCB déplace difficilement sa vieille carcasse. Une poésie fragile se dégage de ce décor post-industriel made in Belgium dans lequel Jérôme nous accorde une longue interview où il sera question en vrac de groupes flamands qui devraient chanter en néerlandais, de t-shirts du Velvet Underground, de Billie Holiday et de la bonne manière de donner du fil à retordre aux ailiers droits. L’occasion de découvrir un « songwriter » humain, attachant et pétri de musique folk..
. Pop-Rock.com : Jérôme, cela fait bientôt deux mois que ton nouvel album, 12h33, est dans les bacs. Es-tu content de l’accueil qu’il a reçu du public et de la critique ?
Jéronimo : Oui. En fait, je ne m’y attendais pas vraiment. J’avais assez peu foi en cet album, qui correspond à une période vraiment pas sereine de ma vie, c’est le moins qu’on puisse dire. L’écriture de cet album a été chaotique, tumultueuse. J’ai été volontiers je-m’en-foutiste parce que certaines choses m’intéressaient moins. Des choses qui, maintenant, ne m’intéressent plus du tout. Et j’ai eu vraiment un moment de recul avant la sortie de l’album, en me disant que je m’étais trop vautré et que ça ne passerait pas. Je me disais que j’avais été trop naïf. Il y a eu quinze jours d’angoisse en attendant les premières réactions, après que le disque a été distribué. J’ai assez mal dormi. Et puis, j’ai été agréablement surpris de l’accueil qu’il a reçu dans la presse et, ensuite, par les réactions des gens qui viennent me voir après les concerts, qui m’envoient des e-mails, etc. Ca a l’air de toucher les auditeurs, alors que, de prime abord, c’était centré sur moi. Je suis passé par le chas de l’aiguille !
Est-ce que tu n’étais pas surtout anxieux de revenir, après une absence de la scène belge de quasi deux ans, surtout après l’éclosion de tous ces nouveaux groupes en Wallonie ?
Non, parce que, ça, pour moi, ça ne compte pas. Déjà, tous ces groupes chantent en anglais, donc je m’en fous. Moi, je me sens à part. Je suis dans la famille de Karin Clercq, Vincent Venet, Miam Monster Miam et Yel. Les autres groupes ne font pas la même chose, ils évitent leur langue.
Pour emboîter là-dessus, tu n’en as pas marre que les journalistes te demandent pourquoi tu ne chantes pas en anglais ?
Si, tout à fait. C’est de cela qu’on parle et voilà pourquoi j’ai parlé en anglais aujourd’hui pendant le concert. (ndlr : Jérôme a introduit la dernière chanson de son set en anglais, expliquant qu’il voulait faire comme les autres groupes belges francophones, qui chantent en anglais et parlent en français entre les chansons). Parce que j’en ai marre qu’on me pose cette question. Je chante dans la langue dans laquelle je pense, dans la langue dans laquelle je rêve. Quand je dis à ma copine que je l’aime, je lui dis en français. Je ne luis dis pas « I love you, honey ». C’est tellement con, elle se foutrait de ma gueule. Je sais que je suis un peu casse-couilles avec cela, je fustige beaucoup, mais c’est vraiment un truc que je ne comprends pas. Cet agacement, il est né du fait que les journalistes n’arrêtent pas de me poser cette question stupide : « Pourquoi est-ce que tu chantes en français ? ».
Et que trouves-tu à leur répondre ?
Mais, j’ai envie de leur demander pourquoi est-ce qu’ils me posent cette question en français ? Et pourquoi écrivent-ils leurs articles en français ? C’est la même chose. Pour moi, les groupes belges qui chantent en anglais, c’est super, mais il n’y en n’a aucun qui tourne en Angleterre ou aux Etats-Unis. Ils tournent en France, ils tournent en Allemagne, en Espagne, au Canada, etc. Mais nous aussi ! Ils tournent dans les mêmes pays que nous... La seule fois que je suis allé aux Etats-Unis, c’était pour tourner avec un groupe francophone. C’est pour ça que cette question m’agace toujours un peu.
Alors qu’en fait, c’est naturel pour toi de chanter en français...
Oui, enfin, attention, ça ne l’était pas au début, mais ça l’est devenu. Alors grosso modo, je me dis : il y a deux familles, qui sont complémentaires, surtout dans un pays comme la Belgique, qui est quand même pluri-culturel, avec plein de langues différentes. C’est bien qu’il y ait les deux, mais j’aimerais bien découvrir un groupe flamand qui chante en flamand, par exemple. Pourquoi est-ce qu’An Pierlé ne fait pas un album en flamand ? J’aimerais bien lui poser la question, pour voir ce qu’elle me répondrait.
Quand on lit la plupart des articles sortis sur 12h33, beaucoup de gens ont présenté l’album comme sombre, voire dépressif. En écoutant ce disque, je n’ai pourtant pas envie de dire que c’est un album triste. Je trouve que c’est plutôt un album doux, tant dans les mélodies que dans les textes, et même quasiment féminin sous certains aspects. Est-ce que tu es d’accord avec cette vision ?
C’est vrai (pensif)... Oui, tout à fait, c’est la première fois qu’on me le dit, mais c’est vrai. En fait, derrière ce disque, il y a l’histoire de deux filles que j’ai connues à deux moments différents. C’est pour ça, qu’effectivement, c’est quelque chose de très doux, très positif. Je ne vois pas en quoi c’est sombre, même si, c’est vrai, je l’ai souvent lu.
Quand on écoute des titres comme Moi, je voudrais, c’est même très pop...
Oui, c’est léger, sautillant. D’ailleurs, je ne trouve pas qu’un titre comme Tous les gens vont mourir un jour soit sombre. Je ne vois pas en quoi c’est sombre de dire ça. Je pense que, dans chaque chanson de l’album, il y a une échappatoire, une porte de sortie. A la fin de la chanson, c’est pas niqué, tout n’est pas foutu...
Quant au côté féminin, il t’arrive d’utiliser une voix féminine dans tes paroles...
Oui, c’est vrai. Sur Nous allons avoir un petit, au début de la chanson, je parle à la place de la fille. Je crois que c’est dû en partie à ce vécu : c’est vrai qu’il y a deux filles derrière tout cela. Et puis probablement que mon côté féminin est un peu plus sorti sur l’écriture de ce texte-là. Je suis assez d’accord. Pour moi, c’est doux et mélodieux, cet album. Ce n’est pas sombre et dépressif.
Le fait de chanter plus souvent sur 12h33, est-ce que cela t’est venu naturellement ? Est-ce qu’il y avait une envie de ne pas te reposer sur le parler-chanter que tu employais souvent sur Un monde sans moi, ton album précédent ?
C’est venu via la scène, où c’est très vite chiant de parler plutôt que de chanter. Rapidement, j’ai eu envie de mettre des notes sur les mots. Et vu que l’album a été écrit pendant qu’on tournait, quand j’écrivais, c’était tout de suite des notes et plus ce chanter-parler, que j’aime bien utiliser quand même, mais beaucoup plus ponctuellement. Je l’utiliserai toujours mais de façon très réfléchie et très ponctuelle. Je préfère chanter, en fait.
Tu te sens peut-être plus à l’aise en chantant aujourd’hui qu’auparavant ?
Oui, parce qu’avant c’était mes débuts, j’étais un peu timide. Enfin, je le suis toujours. Mon chant n’est pas encore là. Mais c’est gai de chanter.
Tantôt on parlait des mélodies « pop » de l’album, notamment avec Moi, je voudrais, qu’on pourrait presque retrouver sur un album des Kinks, tellement c’est joyeux et sautillant. Est-ce que c’est une direction dans laquelle tu veux pousser ta musique ou est-ce que, pour toi, c’est simplement une récréation au milieu de choses plus sérieuses ?
Je ne sais pas, c’est difficile à dire. Moi, je voudrais, c’est une chanson qui m’a posé beaucoup de problèmes. Je l’ai toujours trouvée très naïve, un peu bêbête, cette chanson. C’est parce que le groupe et le label l’adoraient qu’elle est sortie. Il y a deux chansons comme ça sur l’album : Les mains qui tremblent et Moi je voudrais. Ce sont les deux singles mais, si ça n’avait tenu qu’à moi, ils n’étaient pas sur l’album. Je voulais un disque beaucoup plus sombre et dépressif ! (Rires). Ils ont eu raison d’insister parce que ça m’a donné un autre éclairage sur mon travail. Je n’ai pas beaucoup de recul par rapport à ce que j’écris. Et je me lasse très vite de mes textes. Une fois que c’est écrit, après deux mois, c’est « Ouais, bon ça va, c’est pas terrible, je vais faire quelque chose de mieux ». Heureusement qu’on me dit : « Mais si c’est bon, travaille cela »...
Tu as besoin de ce feedback de ton entourage ?
Oui, c’est indispensable. Je ne saurais pas faire autrement. J’ai besoin que les autres me disent : « Là, c’est bien », « Là, c’est fade ». En plus, je suis rarement d’accord avec eux ! (Rires) Mais bon, j’essaye parfois de ne pas trop m’écouter parce que sinon, ça donnerait des albums qui ne parleraient qu’à moi, ce qui n’a pas beaucoup d’intérêt.
Un titre comme Les Mains qui tremblent apparaît comme clairement autobiographique. Comment concilies-tu dans ton écriture ta musique et ta vie privée ? Est-ce que ta vie privée peut servir directement d’inspiration à ta musique ? Est-ce que ce n’est pas dangereux pour toi ?
Non, je ne fais pas de différence entre ma vie privée et ma vie publique. Je n’ai qu’une vie. Il n’y a pas une vie privée et une vie publique. Ca ferait déjà deux vies ! Si je me sens en confiance, je te raconterai ce qui s’est passé avec les deux filles...
Pas de cloisonnement entre les deux, donc ?
Pas de mur, ça ne m’intéresse pas. C’est d’ailleurs quelque chose que je ne comprends pas bien. C’est vrai qu’on lit souvent cela dans les magazines. Il y a des artistes qui ne veulent pas faire état de leur vie privée, mais peut-être que ce n’est pas eux qui écrivent leurs paroles ou peut-être que ce qu’ils écrivent, ce n’est pas vrai... En fait, ça n’a pas beaucoup d’importance : chacun dit ce qu’il a envie de dire, mais pour moi, deux vies, c’est trop compliqué.
Pour finir sur l’album, à l’écoute de certaines chansons, comme, bien sûr, La fille que j’aime, j’ai l’impression que tu as beaucoup écouté de grands classiques comme Bob Dylan, Billie Holiday, Elvis Presley...
Exactement, en plein dedans !
Des choses relativement simples et directes, mais en même temps très profondes...
Dylan n’est pas toujours extra-simple dans sa forme, mais il peut l’être. D’ailleurs, il y a un grand clin d’œil à lui sur l’album, c’est la chanson De l’autre côté de la mer, qui est presque une adaptation de sa chanson Girl from North Country, sur l’album The Freewheelin Bob Dylan. Si je suis en procès avec Bob Dylan, ça ne m’étonnera pas... (Rires). Mais je m’en fous, parce que ce n’est peut-être pas vraiment ma chanson, mais c’est mon histoire. J’ai un peu changé les mots, et je trouve ça génial. C’est pareil avec La fille que j’aime. Si tu écoutes The Man I love de Billie Holiday, c’est la même chose. (Il commence à fredonner) « One day, he’ll come along, the man I love - And he’ll be tall and strong, the man I love - And the day, he’ll make my way, - I’ll do my best to make him stay »... Si tu écoutes Scarborough Fair de Simon & Garfunkel, c’est aussi la même chose : « If you’re going to Scarborough Fair - Remember me to the one who lives there ». Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. On ne va pas inventer de nouveaux accords, on ne va pas inventer de nouveaux mots.
Il y a comme un patrimoine du songwriting dans lequel tu aimes piocher...
Je sais en tout cas que Bob Dylan a fauché un nombre incalculable de trucs. Tout le monde fauche des trucs.
Dans le milieu de la musique folk, c’est particulièrement frappant...
Pas que dans le folk. C’est partout pareil. La musique, c’est ça : tu ne vas pas inventer une nouvelle note, ça n’existe pas. Tu ne vas pas inventer un nouveau mot ou une nouvelle sémantique. Je n’ai absolument aucun problème avec ça. C’est peut-être très prétentieux ce que je dis là, mais j’ai l’impression de m’inscrire dans cette lignée : ces gens retravaillaient une matière qui existait déjà. Dans certaines chansons de Dylan, il y a des ressemblances troublantes avec des trucs de Pete Seger ou des Everly Brothers, même. Tu te dis : « Ouah, il s’est pas foulé ! ». Ben si, peut-être qu’il s’est foulé parce que l’histoire que racontait telle ou telle chanson, c’était son histoire et il l’a reprise, retravaillée. C’est comme cela que la musique se transmet. Le blues, c’est pareil. Tout le monde pique des plans à tout le monde. C’est B.B. King qui disait d’ailleurs dans une interview : « Moi, je suis content quand j’entends qu’un jeune bluesman m’a piqué 25 plans sur son album ». Je trouve cela finalement très vrai. C’est comme cela qu’on se nourrit. Quand je lis les interviews de New Order, je suis mort de rire : eux, ils ont tout inventé ! Alors qu’ils ont quand même piqué pas mal à d’autres groupes...
Pour parler un peu de ta tournée, je crois que tu étais en Suisse récemment pour un concert à Neuchâtel. Est-ce que tous ces contacts à l’étranger commencent à porter leurs fruits ? Tu as des projets sur l’étranger, la France, par exemple ?
Oui. On vient de signer chez V2 et l’album sortira en septembre. On partira en tournée juste après. L’objectif de cette tournée, c’est de jouer là où on a le moins tourné les fois précédentes, donc surtout en France. On a beaucoup fait la Belgique, le Québec, l’Espagne et la Suisse. On a travaillé la France de façon moins profonde. Cette tournée-ci, elle sera clairement orientée vers la France.
Le 8 mai 2005,tu vas ouvrir les Nuits Botaniques au Cirque Royal. Il y aura également un film de Mark Lagoon, un portrait de toi, je pense, qui sera projeté. Quelle est l’histoire derrière ce film ?
C’est un truc tout bête. C’est moi après l’enregistrement de l’album qui me suis dit : « Je pars à New York quinze jours, tout seul, pour aller voir des concerts, etc. ». Et pour le visuel de l’album, j’avais envie d’un décor nord-américain, parce que j’ai passé beaucoup de temps à Montréal pendant l’écriture de l’album. Je ne voulais pas retourner au Canada pour des raisons personnelles. Mais je voulais ce décor nord-américain. Je voulais coller à Dylan, à Billie Holiday, au Velvet Underground, comme on en parlait tout à l’heure.
Je t’interromps, c’est à New-York que tu as acheté ton t-shirt du Velvet ? (ndlr : Jérôme porte un magnifique t-shirt rouge à l’effigie du Velvet Underground)
Non, ça c’est à Dublin (Rires)... Pour en revenir au film, je voulais de toute façon bosser avec Mark Lagoon pour l’image et les clips. On est donc parti à trois, avec un régisseur, et pendant huit jours, on a roulé, on a marché dans New-York, sans scénario, sans idée précise. Moi, je leur ai dit : « Je ne veux rien savoir, je me promène, vous faites ce que vous voulez, vous m’emmenez où vous voulez. Moi, je ne connais pas New-York. Vous, vous connaissez très bien. On prend une bagnole, vous m’emmenez où vous voulez. Moi, je vous suis ». C’est ça, le portrait réalisé par Mark : c’est quelqu’un qui marche, avec sa guitare et qui est là comme ça (Jéronimo lève la tête en l’air) parce que c’est grand, il ne connaît pas. C’est un peu ce que j’ai vécu pendant deux ans. Je me retrouvais souvent tout seul, juste avec ma guitare, dans des grandes villes que je ne connaissais pas. Ca donne un truc très abrupt. Là, on est en train de le monter et il n’y a jamais un plan qui dure plus de 15 secondes. Et c’est 25 minutes comme cela. Je trouve que c’est bien car ça reflète un peu l’état d’esprit dans lequel tu te trouves à New-York la première fois que tu y vas : tu es tout le temps en train de regarder partout autour de toi. Tu ne sais pas fixer ton regard, car il y a tellement de choses, d’animation. Mark l’a filmé dans ce sens-là. C’est hyper-déstabilisant, mais comme peut l’être New-York la première fois que tu y vas... Je ne sais pas si tu as déjà eu l’occasion d’aller à New-York ?
Non, je n’ai jamais eu cette chance...
Au début tu es comme ça... (Jérôme, lève la tête en l’air, en grimaçant)... Et puis, c’est « Jérôme, baisse la tête ! ». C’est tout ce qu’ils me disaient : « Jérôme, ne regarde pas en l’air ! » (Rires)... D’un autre côté, et c’est ça que j’ai trouvé génial à New-York, tu te sens tellement fort dans cet univers de béton et de verre. Tu existes par rapport à ces machins qui sont des trucs humains, complètement démesurés... T’es là : « Ouais, de toute façon, un avion et ça tombe par terre ». C’est une ville tellement humaine, en fait. J’ai adoré, il faut que j’y retourne.
L’aspect visuel de ta musique, c’est quelque chose d’important pour toi ?
Je suis en train de me rendre compte de l’importance que ça a, en fait. C’est un truc que j’apprends au fur et à mesure.
On sait quand même bien que pour quelques grands groupes, comme le Velvet par exemple, il y a la musique, mais aussi l’image qui joue un grand rôle...
Bien sûr, si le Velvet avait répété dans un coin paumé, ça n’aurait peut-être pas été la même chose. Là, ils étaient sur la 48ème Rue, à la Factory. C’est clair que l’aspect visuel, c’est méga-important de nos jours avec les clips...
Mais, pour toi personnellement, hors maison de disque, carrière, etc, c’est important ?
Pour moi, tout cela, c’est démesuré. Mais, c’est un signe des temps, c’est comme ça, c’est la vie. Ceci dit, j’adore l’image, les photographes, la peinture. J’ai beaucoup d’amis, et même des membres de ma famille, qui sont graphistes, peintres et je suis hypersensible à ça. Mais je trouve que parfois, dans le métier de la musique, c’est complètement disproportionné. J’ai de temps en temps l’impression que les gens regardent plus qu’ils n’écoutent. Mais je comprends ça, je fais pareil quand je vais voir un concert : je regarde plus que ce que je n’écoute. Et puis, je suis attaché à une belle image, une belle pochette, enfin pas quelque chose de nécessairement beau, mais un truc où il y a quelque chose à voir.
Un image qui dise quelque chose ?
Oui, voilà, ça, c’est très important. Que l’image aille de pair avec l’album. Mais, tu vois, il n’y a pas de t-shirts Jéronimo, je ne veux pas en faire, ça ne m’intéresse pas. Faites-les vous-même ! C’est parce que je ne vois pas le lien et que j’essaye de mettre des limites. C’est comme pour les clips, je suis méga-pointilleux. Je ne veux pas faire certaines choses. Si, à la limite, je pouvais ne pas apparaître dans mes clips, je serais content. Ne pas devoir chanter bêtement (Jéronimo mime un play-back avec sa guitare) sur une bande... Ca, ça me tue. Mais si tu ne le fais pas, ton clip, il ne passe pas sur MCM. Moi, je m’en fous mais le label, il n’est pas content et le groupe, le réalisateur du clip et tous les partenaires financiers ne sont pas contents non plus... Et moi, je ne peux pas faire ça. Si je suis le seul à dire non, j’en ai vingt autour de moi qui me disent : « Oui, mais nous, on a mis de l’argent ! ».
Tu as une responsabilité qui pèse sur tes épaules...
Oui, c’est un travail d’équipe, donc, tu ne peux pas faire n’importe quoi. Peut-être que le jour où je vendrai deux millions d’albums, ça n’arrivera jamais mais bon, là je dirai « Non ! », mais là, maintenant, je ne peux pas. Pour l’instant, c’est moi qui vais me faire voir... (Rires). Mais, ce n’est pas un souci, c’est un apprentissage. Chaque chose en son temps.
Pour finir, je voulais parler un peu d’internet. Je suis régulièrement tes « aventures » sur ton blog (http://jeronimo.skynetblogs.be). Tu trouves que c’est un moyen intéressant de communiquer avec tes fans ?
C’est un moyen. C’est défoulant. Mais ça n’est pas plus que ça... Je ne trouve pas que ce soit très intéressant, ceci dit. Le net, d’une manière générale, ça ne m’intéresse pas vraiment. (Il s’arrête, pensif). C’est comme la télévision, je ne trouve pas ça intéressant du tout. Ce sont des médias complètement détournés.
Ca parasite l’esprit ?
Oui, comme le reste. Je trouve que ce sont des moyens de communication détournés, des instruments de propagande. La télévision, en tout cas, en est clairement un. Ce n’est pas intéressant, c’est riche, ça peut être enrichissant. Mais intéressant, ça ne l’est pas. En tout cas, moi, ça ne m’intéresse pas. En général, les sites des groupes ça me fait pisser de rire. Je ne devrais pas le dire, mais je trouve ça tellement sérieux, la mise en page, etc. J’aime pas le côté : « On montre les meilleurs aspects du truc ». C’est un côté qui n’existe pas. Il y a un gros mensonge derrière tout cela. On ment, mais on ment toujours de toute façon, parce qu’on est obligé. Je ne trouve pas ça intéressant. C’est pour ça qu’il n’y a pas de site officiel de Jéronimo...
Mais on peut quand même trouver quelques sites web sur toi. Il y a même un site où on peut écouter en streaming des enregistrements de tes concerts (http://users.skynet.be/fa074887/jeronimo.htm)...
Ca, c’est intéressant, par contre, parce qu’on peut écouter de la musique, des trucs live qu’on ne peut trouver nulle part ailleurs. Mais les forums, les chats et tout ça, c’est de la merde. (sic)
Dernière question : dans Moi, je voudrais, tu souhaites « du football, des avant-centres et des goals, la première marche du podium », pourquoi ne postules-tu pas comme entraîneur au Standard ? Ils cherchent du monde, paraît-il.
Je ne saurais pas. Je n’ai pas le bagage technique pour être entraîneur. Moi, au foot, je sais juste jouer back droit. Ca a toujours été ma place quand je jouais dans un club, quand je jouais avec des amis, etc. Arrière-droit, ça, je maîtrise ! Je sais comment empêcher de passer l’ailier gauche ou, en tout cas, lui donner du fil à retordre. Mais, c’est tout ce que je sais. Donc, je ne saurais pas être entraîneur, même d’un club de minimes, je ne saurais pas...
3 Sur internet :
http://www.regions.be/Rubriques/Brabant_wallon/page_5578_304088.shtml
Jeronimo : que du pur bonheur !
La deuxième édition du festival fut un succès. Seule déception : trop peu de public pour Jeronimo. Deux jeunes groupes ont été primés.
A nd the winner is... Jeronimo ! Samedi soir à Genappe, lors du festival Nouvelle Vague, le groupe tête d'affiche était hors concours mais nul doute qu'il aurait remporté tous les suffrages tellement sa prestation fut excellente. Avec leurs deux versions de « J'ai peur des Américains » saupoudrées d'Arno et de Soldout, les trois Liégeois ont montré comment un morceau pouvait être décliné à l'infini. Avec « Ma femme me trompe » ou « Ton éternel petit groupe », c'était toute la salle polyvalente de l'Espace 2000 qui était électrisée. Les extraits du nouvel album (qui sort le 25 février) ont quant à eux conquis les connaisseurs.
Bref, un concert magnifique qui concluait ce que l'on est en droit désormais de qualifier de seul festival rock d'envergure en Brabant wallon. Car si des organisations de qualité existent un peu partout dans la jeune province (on pense notamment au Massif festival à Braine-l'Alleud ou encore au festival Fusion à Court-Saint-Etienne), rares sont les organisateurs qui arrivent à attirer de véritables têtes d'affiche dignes de ce nom en terre brabançonne (à part le festival d'EcoloJ qui s'est tenu à Louvain-la-Neuve l'an dernier avec Moonpie et... Jeronimo).
Reste que l'on peut se demander si le public du Brabant wallon mérite vraiment des affiches comme celle du festival Nouvelle Vague... Car la vision de la salle à moitié vide donnait peine à voir. Le public n'a en effet pas répondu à l'appel comme on aurait pu l'espérer samedi soir à Genappe. Et si Jeronimo se donnait à fond sur scène, l'assistance était complètement disproportionnée par rapport à la qualité du spectacle proposé. Pas assez mature, le public brabançon wallon ? Ou tellement habitué à devoir aller voir ses groupes favoris à Bruxelles qu'il ne fait même plus attention à ce qui se passe à côté de chez lui ?
Jérôme Mardaga, alias Jeronimo, n'en a pas moins donné tout ce qu'il avait pour son public : On a dix ans de salles vides derrière nous alors on ne va pas faire les difficiles : une assistance comme ce soir, c'est déjà bien. On a un jour fait le trajet jusqu'à Toulouse pour jouer devant... 15 personnes. Eh bien, on ne s'est jamais autant amusé !
Il faut dire que le musicien a de l'humour à revendre : il n'a pas hésité à faire devant tout le monde une déclaration d'amour à la journaliste Anne Delvaux, la plus élégante annonceuse de mauvaises nouvelles de toute la galaxie comme il l'appelle. Je crois que je vous aime mais je ne sais pas comment vous le dire. Je voudrais que la RTBF allonge la durée des JT que vous présentez...
Durant le début de soirée, à partir de 17 heures, cinq groupes s'étaient relayés. Pour faire monter l'ambiance mais aussi pour tenter de remporter un prix du concours qui devait les départager. Si le jury composé de pros a choisi de féliciter le groupe nivellois The Big Hatband (voir par ailleurs), le public a quant à lui plébiscité les Bruxellois d'Ignition.
Les locaux de l'étape primés par le jury
I ls n'allaient sûrement pas dire le contraire : le prix du jury, c'est encore mieux que le prix du public ! C'est en tout cas ce que clamaient les quatre membres de The Big Hatband après la remise des prix du festival Nouvelle Vague à Genappe samedi soir.
Pour ces musiciens originaires de Nivelles, cela permet en effet d'avoir un véritable avis professionnel sur leur travail.La tâche qu'ils avaient à remplir n'était pourtant pas facile : démarrer le festival à 17 heures devant un public très clairsemé. Le quatuor s'est donné à fond : ça nous arrive souvent de démarrer les festivals, ce n'est pas grave et cela reste le même plaisir de jouer. On est déjà contents d'être sur scène. Sans doute qu'on nous a programmé en premier pour amener du monde, vu qu'on est de la région. Damien (batterie), Arnaud (chant, guitare), Diego (guitare), Edgar (chant, basse) jouent ensemble depuis maintenant deux ans. Leurs influences : The Ramones, The Libertines ou encore The Hives. Nos morceaux tranchent avec le style de musique très pop que les gens écoutent pour le moment. On fait quelque chose de plus rock, cela manque un peu dans le monde musical actuel. Habitués à se produire sur les petites scènes de la région (à Nivelles et Braine-l'Alleud notamment), les quatre garçons du Big Hatband ont également joué au Botanique à Bruxelles l'an dernier en première partie de Powderfinger, groupe australien. A leur actif, ils ont déjà aussi quelques trophées : le prix du public lors d'un festival à Braine-l'Alleud ou encore le premier prix du challenge Graines de Stars, de la province de Namur.
Ce dernier leur a permis de passer quatre jours dans un studio, où ils ont enregistré une démo trois titres.
Une vingtaine d'exemplaires ont été vendus après leur concert de samedi. Leurs objectifs ? Surtout ne pas en rester là ! On voudrait pouvoir jouer sur des scènes comme au festival de Dour. Mais le plus important serait d'enregistrer un album complet !
V.Vh
VINCENT VANHAM - 21.02.2005, 06:00
2 Nouvelle vague festival 2:
Petit mot des organisateurs sur le blog de Jéronimo:
Un grand merci pour ton soutien et ta prestation cette année.
Thierry
1 Arden's love festival:
Petit mot des organisateurs sur le blog de Jéronimo:
Merci
Un grand merci à toi et tes indiens pour cette bien belle fête au pays des grands vents. Merci pour ton éternel sympathie.
L'équipe de l'Arden's Love Rock.



